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L' Atelier des photographes du XIX siecle
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24 août 2019

Ch' Guss - Comique Patoisant

  • Ch' Guss

Ch'Guss (Robert Jordens) ch'est un humorisse picard qu'est d'Boulonne-su-Mér. L'est né l'1er d'moai 1928.

Din chés innées 1950, il a créé ch' parsonnache ed Ch’Guss, ch'cinsier d'Questres (in frinsé Questrecques).

Ch'guss in l'connot aveuc sin beurret coinché jusqu'à chés éreilles, aveuc chés rouches queuchettes et pi sin noér coustume.

Ch'Guss i raconte des histoères in picard édpuis 1952. Jean Jarrett i l'prind aveuc li pour Ch’ l’Arvue Boulnoèse. Robert Jordens pi Jean Jarrett is ont écrit chés arvues d'1981 à 1997. Edpuis 2004, Ch'Guss il écrit chés arvues aveuc Dominique Pourre.

S'in est allé au cieux au 26 ed févrié 2015 à 15h. I m'a ben fait rigoler....

La revue patoisante

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INTERVIEW HOMMAGE PUBLIÉE EN 2011 (Source : La Voix du Nord)
- La Revue débute ce samedi soir. Que ressentez-vous à l'idée de ne plus monter sur scène ?

« Vous savez, les gens qui se croient indispensables remplissent les cimetières. La Revue a continué sans Marvas, sans Jean Jarrett, elle se poursuit sans moi. Je continue tout de même à participer à l'écriture avec Dominique Pourre. Je tiens d'ailleurs à mettre l'accent sur le rôle que joue Dominique : il écrit les textes des sketchs et des chansons, assure la mise en scène... La Revue lui doit beaucoup. »

- L'écriture, tout de même, ce n'est pas rien !

« J'ai toujours écrit dans un esprit de chansonnier. Mais aujourd'hui, je suis davantage présent par le nom sur l'affiche que par ce que j'y fais encore. J'ai encore quelques idées fulgurantes mais plus dans la continuité (il rigole) ! Il ne faut pas se faire d'illusions. »

- Quand irez-vous voir la Revue sur scène ?

« Je vais y aller dès ce soir (hier soir) pour la répétition générale. Vous savez, je me bats, je ne suis pas un type qui subit. Quand il fait beau, je vais faire un tour à Hardelot, et sur le port aussi. Tant que je peux marcher... J'ai d'ailleurs acheté des souliers neufs ! »

- Pour vous, que représente la Revue ?

« C'est un élément très important de la vie boulonnaise. Moi, j'étais un artiste polyvalent, je n'étais pas un bon patoisant comme eux. J'avais la chance d'avoir une présence sur scène, d'après ce qu'on me disait, et mon béret ! Je lui dois tout à mon béret ! J'ai intégré la troupe grâce à Jean Jarrett. Marcel Vasseur lui avait dit : "Dans la Revue, il n'y a que des vieilles têtes !" Et Jean lui a répondu : "J'en connais un de "belot" qui fait des imitations de Bourvil, tu verras !" Et voilà comment ça a commencé. »

- Qu'est-ce qui vous a fait courir durant toutes ces années sur scène ?

« L'amour du métier ! Vous savez, on a ça en soi. »

- Les planches, ça vous manque ?

« Ça peut manquer quand on est obligé de quitter la scène et qu'on ne l'a pas voulu. Quand on prend la décision soi-même, ça va. Jouer les prolongations et manquer tous les buts, ce n'est pas bon... L'erreur que commettent beaucoup de personnes, c'est de se croire indispensables. J'ai vu tellement d'artistes finir misérablement... Il faut savoir s'en aller. Et surtout, à temps. »

- C'est ce que vous avez fait...

« Mon dernier gala, c'était le 15 mai 2010, dans le bassin minier. Dominique Pourre était venu avec moi. Il était dans la salle. En sortant de scène, je lui ai dit : "Dominique, tu m'as vu pour la dernière fois sur scène. J'ai vu dans tes yeux que j'avais été mauvais, je ne veux pas l'être deux fois." Je suis parti parce que je l'avais décidé, mais je n'aime pas le terme de "retraite", parce que ça vient de "défaite". Ça me fait penser à une citation que j'ai entendue : "Je ne peux pas être aussi petit après avoir été si grand !" (il éclate de rire) »

- Que peut-on vous souhaiter ?

« Une fin tranquille ! On ne part pas sans regrets, ce qu'il faut, c'est ne pas s'en apercevoir. Comme dit le poète, l'humour est la politesse du désespoir. C'est vrai, c'est important. J'ai d'ailleurs une phrase de Sacha Guitry qui me revient. Il est sur son lit de mort, son médecin est là. Il fait une syncope, tout le monde croit qu'il est mort. Et puis il se relève et dit : "Docteur, j'ai failli vous perdre !" L'humour est la politesse du désespoir... »

Ch'Guss - A Juan les Flûtes

Ch'Guss - J'sus t'un esportif

Ch'Guss - L'Jumelage

Ch'Guss - L'P.M.U.

Ch'Guss - Hi-fi Soit-il!

Ch'guss à Etaples en 2009.flv

Le permis de conduire..Ch'guss

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13 octobre 2019

Les Géants de Calais

  • JEHAN DE CALAIS ET CONSTANCE DU PORTUGAL
    par Robert CHAUSSOIS - Bulletin historique et artistique du Calaisis des Amis du Vieux Calais - Décembre 1997,

Après une « traversée du désert » - un phénomène auquel ils sont accoutumés - les géants Jehan de Calais et Constance de Portugal ont fait leur réapparition en mars 1994. Depuis cette date, on les a revus, ici et là. soit défilant, soit en présence statique, lors de manifestations folkloriques ou historiques. Souhaitons que leur nouvelle existence soit longue et heureuse. A leur propre histoire, relevant davantage de la légende que de l'authenticité, s'ajoute celle des péripéties de leurs structures de carton pâte montées sur roulettes. L'une ne va pas sans l'autre. Commençons par la première.

  • Un guerrier maritime

Divers auteurs ont tenté de reconstituer, à défaut d'éléments généalogiques précis, une biographie de Jehan de Calais, en conservant un mutisme prudent sur l'époque de son émergence. Evasivement, la plupart la situe au XlVe siècle. Puisqu'il faut choisir entre les narrations, parfois fort éloignées les unes des autres, nous avons opté pour un résumé des ouvrages « Histoire de Jehan de Calais », imprimé à Epinal en 1837, et « Le roman de Jean de Calais », par Ch.-C. Schmidt, imprimé à Paris en 1901. Selon les appréciations de ceux qui les utilisèrent pour d'autres évocations, elles sont celles se rapprochant le plus d'une « exactitude virtuelle ».

Il y avait autrefois à Calais un riche négociant auquel son fils Jehan, instruit et éduqué de la meilleure manière, offrait les plus belles espérances. Amoureux de la mer, Jehan devient un intrépide navigateur. Ayant obtenu de son père un vaisseau rapide et un équipage valeureux, il nettoie la côte des forbans et des voleurs qui la désolent. A son retour à Calais, il est triomphalement accueilli. A son nom déjà fameux, les habitants, selon une coutume du temps, ajoutent celui de la ville.

Jehan de Calais ne reste pas longtemps inactif. Il reprend la mer vers de nouvelles aventures. Les hasards d'un voyage le conduisent dans l'île d'Orimanie. que nous avons vainement recherchée dans le dictionnaire. Il y débarque et se rend à Palmadie, la capitale, qui fait autant penser à Palma aux Baléares, qu'à Las Palmas, aux Canaries. C'est là qu'il achète deux belles esclaves, appelées Constance et Cascades. Remettant cap au nord, il cingle vers l'Angleterre où il épouse Constance. Revenu à Calais, il y reçoit de grands honneurs et sa jeune femme partage son succès. Hélas ! Constance se voit repoussée par le père de Jehan de Calais qui ne veut pas reconnaître pour sa bru une esclave dont il ignore l'origine. Sans doute, nourrissait-il d'autres ambitions pour son fils ?

Désolés, Jehan et Constance se retirent dans une maison au voisinage du port. Un an plus tard, Constance met au monde un fils. Repris par la nostalgie de la mer dont le murmure des vagues active son esprit aventureux, Jehan réarme un navire, malgré le chagrin de son épouse. Avant le départ, Constance lui demande deux grâces : la première, de la faire peindre avec son fils et sa fidèle Cascades à la poupe du vaisseau ; la seconde, qu'il aborde le plus près possible de Lisbonne, au Portugal. Voilà qui nous ramène dans le secteur des Canaries. Jehan promet et s'en va.

Après quelques semaines de navigation, il fait escale à Lisbonne. La beauté de son navire attire l'attention des seigneurs de la Cour. Le roi veut aussi le visiter. Son émotion est grande quand il aperçoit le tableau ornant la poupe. Il interroge Jehan qui lui raconte la vérité sur les esclaves qu'il a délivrées. Le Calaisien apprend alors que Constance, son épouse, est la propre fille du roi et que Cascades, nommée aussi Isabelle, est la fille d'un puissant duc. Elles avaient été enlevées par des pirates un jour qu'elles se promenaient sur la plage.

Dès que la nouvelle est connue, tout le monde vient féliciter le roi. Un seul homme, Don Juan, prince du sang, qui s'était flatté jadis d'être le fiancé de Constance et le futur roi du Portugal, reste à l'écart, sombre et pensif. C'est lui qui reçoit le commandement de la flotte chargée de se rendre à Calais, avec Jehan, pour y chercher Constance et Cascades. Ils sont accueillis dans la liesse. Le père de Jehan, regrettant le mépris qu'il a témoigné à sa bru, est le premier à lui rendre les honneurs dus à son rang. Pendant la traversée du retour, une tempête agite la flottille. Don Juan profite du désordre général pour se jeter sur Jehan et le précipiter à la mer ! Constance est en proie au plus grand désespoir quand est constatée la disparition de son époux. A son arrivée à Lisbonne, en larmes, elle prend le deuil. Un feu d'artifice est préparé sur une haute tour qui doit être embrasée le soir même.

Rebondissement ! Jehan n'est pas mort. Rejeté par la mer sur une île déserte, il a vécu deux ans, se nourrissant de fruits. Alors qu'il commence à désespérer de ne jamais revoir sa chère Constance, ses signaux sont aperçus par un vaisseau passant au large. Il est sauvé et ramené à Lisbonne. Aussitôt dans la capitale, il se précipite au château, embrasse sa femme à perdre haleine et révèle au roi la perfidie de Don Juan. Furieux, le souverain fait enfermer le traître dans la tour à laquelle on met le feu.

Reconnu pour le digne et royal époux de Constance, Jehan de Calais est proclamé héritier du royaume de Portugal, avec son fils comme successeur.

«L'amour de Jehan et de Constance n'augmenta point, dit la chronique, parce qu'il était au comble dès le premier jour. Mais il dura jusqu'au dernier instant de leur vie».

  • Théâtre et Littérature

Semblant venir tout droit d'une opérette de Francis Lopez, le héros calaisien a servi de thème à quantité d'ouvrages : mélodrame, complainte, vaudeville, drame (sur une musique composée par Donizetti, joué à Paris en 1833), poème épique, livres, et même un film dans lequel le rôle de Jehan est tenu par un jeune acteur, Pierre-Richard Wilm, dont la carrière cinématographique sera celle d'une star. L'imagerie d'Epinal accorde aussi des planches d'illustration aux épisodes rocambolesques de la vie de Jehan de Calais que le Grand dictionnaire universel Larousse qualifie de « personnage fabuleux auquel l'imagination populaire a prêté jadis les aventures les plus surprenantes » .

Au début du XXe siècle, la mode est aux géants. Dans le nord de la France, en Flandre principalement, chaque grande ville possède son géant, parfois deux, Douai, Cassel, Lille, Bourbourg, Hazebrouck montrent la voie. Calais se décide à emboîter le pas. La légende de Jehan et de Constance est assez belle pour servir de prétexte à la création de géants. Un comité du Vieux Calais présidé par M. Lesur, juge de paix, inaugure un géant à l'image du brave Calaisien que l'on sort pour la première fois le 26 mai 1901, aux fêtes de la Pentecôte.

L'année suivante, Constance fait son apparition.

Le mariage des deux géants est célébré symboliquement le 29 juin 1902, place Crèvecœur, en présence d'un troisième géant, Jean-Louis, venu du Courgain-Maritime. Le bailli, des échevins, un seigneur de Calais et un ambassadeur du Portugal, ont pris place au balcon de l'hôtel de ville, qui deviendra le Palais de Justice quelques années après la Grande Guerre. La chorale des instituteurs chante une cantate nuptiale avant qu'un défilé ne conduise les géants jusqu'à la place d'Armes.

La vie commune des jeunes mariés ne dure guère. Au cours de la guerre 1914-1918, des soldats, grelottant dans leurs cantonnements, s'en servent pour faire du feu ! Après l'armistice, la crainte naît de ne plus revoir de géants en raison des fils électriques et des câbles du tramway, qui surplombent la chaussée et gênent la circulation des grands bonhommes. Heureusement, la comité La Fayette est présidé part un commerçant dynamique, Albert Lapôtre. Celui-ci a su s'entourer d'un groupe de bénévoles aussi motivés que lui. Grâce au bénéfice de plusieurs fêtes, des fonds sont recueillis qui permettent d'envisager la résurrection des géants. Leur reconstitution est confiée au sculpteur Georges Regnault. auteur du monument d'Aristide Briand à Cocherel, et de quelques statues de célébrités : Anatole France. Joffre, Foch...

  • Retour dans les Défilés

Les deux géants, dont la taille ne dépasse pas cinq mètres, sont montés sur un char très bas, pour donner l'impression qu'ils marchent et pouvoir passer sans difficulté sous les câbles aériens. Jehan est coiffé d'un casque d'argent surmonté d'un panache rouge. Une cuirasse argentée lui emprisonne la poitrine. Le bas de son corps est enveloppé dans une ample robe de velours grenat. La main droite s'appuie sur une épée, la main gauche tient un bouclier avec les armes de Calais. Constance, couronnée comme une princesse, offre un visage empreint de douceur. Vêtue d'un corsage à encolure carrée et d'une jupe de velours bleu, elle séduit par sa sérénité. Le premiers géants avaient coûté 500 et 700 francs. Ceux-là valent 22.000 francs. Tout augmente, même le prix des géants

Le couple fait son retour à Calais le 2 juillet 1933 et préside à des réjouissances fort réussies. La fête se termine par la « Marche de Jehan de Calais », musique de Marcel Dupont, paroles de Marcel Rouillard. chantée par le baryton Henri Lemaire. En voici, ci-contre, un extrait :

Le sabre en main, l’allure fière,

Roulant de gros yeux furibonds

C'est Jehan, c’est le glorieux corsaire

Fameux géant aux cheveux blonds

Près de lui, la belle Constance

En sa tournure, a fort grand air

En elle, tout semble indulgence,

Elle sourit au ciel plus clair..

Dans les années qui suivent, les géants faillirent connaître un mauvais sort car le fisc prétend les saisir et les mettre aux enchères publiques à la suite d'un différend avec le comité La Fayette. Cet incident, heureusement réglé avant l'échéance, n'empêche point Jehan et Constance de figurer à un cortège à Lille et à un autre à Saint-Omer. Leur dernière sortie est pour Le Touquet en 1938.

Avec la Seconde Guerre mondiale, les deux géants s'endorment dans le calme d'un hangar qui sera heureusement épargné par les bombes. Pour échapper au vandalisme, on les a un peu « dispersés » : une tête chez celui-ci, une robe chez celui-là. Après la Libération, leur « père spirituel ». Albert Lapôtre, ne perd pas de vue leur renaissance, mais il y a des douleurs à apaiser, des tâches plus urgentes à accomplir.

En 1952, la nouvelle de la réapparition en ville de Jehan et de Constance se répand en ville. Ironie du sort : on ne sait pas s'ils pourront circuler dans leur fief, sur le boulevard La Fayette, car la chaussée est transformée en chantier à cause de l'enlèvement des rails de tramway. Qu'on se rassure, la remise en état fut terminée à temps.

Le retour coïncide avec leurs noces d'or puisque le mariage a eu lieu cinquante ans plus tôt ! L'artiste-peintre François Couteau a restauré les deux têtes et rafraîchi les couleurs. Le 27 juillet 1952, les géants effectuent leur première sortie d'après-guerre. Le matin, ils se rendent à la mairie, écouter le carillon jouer en leur honneur « La Marche de Jehan de Calais ».L'après-midi, ils président une grande fête avec la présence d'autres géants : Gédéon et Arthurine. de Bourbourg. Roland, d'Hazebrouck, Gargantua, de Bailleul, etc.

Le monde des géants est bien triste quand meurt le 17 juillet 1955, Albert Lapôtre, quinze jours avant la fête annuelle du quartier, date de sortie traditionnelle des géants. Les festivités sont maintenues en hommage à celui qui a ressuscité Jehan et Constance. Une plaque commémorative est fixée sur la façade de la demeure d'Albert Lapôtre, boulevard La Fayette, pour rappeler le souvenir de cet animateur dévoué. Sur la plaque, les photos des géants ont été reproduites.

Après la disparition d'Albert Lapôtre, le comité La Fayette a la chance de retrouver un dirigeant dynamique en la personne de Maurice Cousein. Grâce à lui et à l'équipe dont il sait s'entourer, on revoit de belles fêtes carnavalesques, enviées par les autres quartiers, des concours originaux, des quinzaines commerciales, et même une foire aux voitures d'occasion sur la place Crèvecœur.

  • Nouvelle mise en sommeil

Quand de nouvelles distractions sonnent le glas des fêtes de quartier et des rassemblements populaires, bridés par les impératifs d'une circulation automobile de plus en plus envahissante, Jehan et Constance prennent tristement leur retraite. Brinquebalés de hangar en dépôt, du nord au sud. ils se dégradent un peu plus à chaque déménagement. Le comité La Fayette étant lui-même entré en léthargie, ses dirigeants ne veulent pas voir disparaître les géants dont le sort leur paraît inéluctable. En 1994, ils prennent la décision de les offrir à la société historique des Amis du Vieux Calais. Avec l'aide des services de la Chambre de commerce et d'industrie, notamment des décorateurs du théâtre, les géants retrouvent une nouvelle jeunesse.

Leur première sortie, le 26 mars 1994. égaie le carnaval des enfants des écoles Franklin et Stéphenson qui ont participé à leur résurrection. Un peu plus tard, ils se déplacent à Guînes pour le baptême du géant consacré au roi d'Angleterre Henry VIII, qui séjourna dans la commune lors de la fameuse entrevue du Camp du Drap d'Or.

Depuis, Jehan et Constance sont réapparus à diverses occasions. Si l'on prend soin d'eux, ils ont encore de belles années devant eux à parader au milieu des réjouissances populaires. Avec eux. c'est une page d'histoire qui défile, sortie des poussières de l'oubli, orchestrée par les cloches carillonnées et les fanfares joyeuses. Longue vie à Jehan de Calais et Constance de Portugal.

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le 26 mai 1901, aux fêtes de la Pentecôte.

 

17 mai 2019

Calais - Visite du Président Emile LOUBET 1903

  • Photo de Juillet 1903 au port de Calais

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6-9 juillet 1903 Voyage du président Emole LOUBET à Londres pour l' Entente Cordiale , Le chef de l’État est arrivé par la mer sur le « Guichen »(à droite sur la photo accosté quai de la Gare Maritime). Accueilli par des pêcheuses de crevettes munies de leurs filets et d’une gerbe de fleurs, il doit parcourir trois kilomètres à travers Calais et plusieurs arcs de triomphe éphémères. Accompagné du maire Edmond Basset et du ministre des Affaires Étrangères, Émile Loubet est très à l’aise dans cet exercice de pure représentation. C’est à son sujet qu’un article de 1901 du Figaro décrivait le dépôt d’une gerbe de chrysanthèmes lors de l’inauguration d’un monument. Thème repris ensuite par Charles de Gaulle pour dénoncer l’absence de pouvoir des présidents des IIIe et IVe Républiques qui « inauguraient les chrysanthèmes ».

le 9 juillet 1903, le président de la République, Émile Loubet, se livre à l’exercice traditionnel du scellement de la première pierre du théâtre de Calais– il s’agit en fait d’un simulacre, d’autant que le chantier a débuté depuis quelques mois.

17 mai 2019

Calais - Cortège en Hommage aux Marins du Sous-Marin "Pluviose" - 1910

  • Funérailles du 22 Juin 1910

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Le Pluviôse était un sous-marin français mis en service le 5 octobre 1908. Il est le premier d'une classe de sous-marin construit à 18 exemplaires. Il avait une longueur de 51 m, et une largeur de 5 m. Son déplacement était de 398 t en surface et de 550 t en plongée. En surface sa propulsion était assurée par deux machines à vapeur de 360 cv chacune lui permettant d'atteindre la vitesse de 12 nœuds. En plongée, la propulsion était assurée par deux moteurs électriques de 200 cv lui assurant une vitesse de 8 nœuds. Son autonomie en surface était de 900 nautiques à 12 nœuds et de 1500 nautiques à 9 nœuds. En plongée, il pouvait parcourir 50 nautiques à 5 nœuds. Il était armé de 7 tubes lance-torpilles de 457 mm dont le chargement se faisait au port. Son équipage se composait de 2 officiers et de 24 marins. Il fut mis en chantier le 27 mai 1905 à l'arsenal de Cherbourg. Son lancement eut lieu le 27 mai 1907. Après sa mise en service actif, le 5 octobre 1908, il est affecté à la base sous-marine de Calais.

Le 26 mai 1910, le Pluviôse et le Ventôse se procèdent à des exercices de plongée au large de Calais. Le commandant de la base sous-marine de Calais se trouve à son bord pour assister aux exercices de torpillage. À 13h36, le Pluviôse entame sa remontée à la surface. Il se trouve sur la trajectoire du paquebot Pas-de-Calais qui effectue la traversée Douvres-Calais. Celui-ci éperonne le sous-marin par l'arrière à 2500 m du port de Calais. Les caisses à eau, les réservoirs de naphte et la coque sont déchirés. L'eau s'engouffre dans la coque ne laissant pas de chance à son équipage. Malgré les efforts du capitaine du Pas-de-Calais qui fit passer une aussière sous le sous-marin pour le soutenir, le Pluviôse coule rapidement en se retournant. Les secours font appel à un scaphandrier qui descend sur la coque qui repose à 17 m de la surface. Aucune réponse n'est obtenue aux coups qu'il porte sur la coque. Il n'y a aucun survivant.

Le renflouement du sous-marin est immédiatement décidé. La gabare La Girafe tentera d'élinguer le sous-marin à l'aide de 8 chaines, mais il faudra une semaine pour en placer une. Le travail est repris par le garde-côte Bouvines.Le 5 juin, lors de la remontée, une voie d'eau renvoie le Pluviôse au fond. Ce n'est que le 10 juin que le Pluviôse est ramené dans le port de Calais. À partir du 19 juin, le médecin-major Henry Savidan, équipé d'une combinaison et d'un masque de plongée, extrait un à un les corps de l'équipage. L'examen des corps relève qu'aucun d'entre eux n'a survécu plus de 10 minutes à l'éperonnage (leurs montres étaient arrêtées à 14h10).

Le 22 juin eurent lieu les funérailles nationales des victimes de la catastrophe. Le Président de la République, Armand Fallières, le Président du conseil, Aristide Briand, le ministre de la Guerre, le général Jean Brun, le ministre de la Marine, l’amiral Boué de Lapeyrère, quatre-vingts députés et sénateurs, des consuls et des officiers anglais, allemands, japonais, américains, etc. y assistèrent. Les corps, regroupés dans une salle de l'hôtel de ville, sont transportés sur des affuts de canons vers l'église Notre-Dame, le long d'une haie d'honneur de 4000 soldats. Après une messe, les cercueils sont dirigés vers les lieux de sépultures choisies par les familles. Aux 27 victimes du naufrage, s'ajouta une 28e, un spectateur, penché à une fenêtre, tomba du 3e étage, lors du passage du cortège.

la liste des victimes du naufrage du Pluviôse :

Capitaine de frégate Ernest Prat, commandant de la base sous-marine de Calais.
Lieutenant de vaisseau Maurice Callot, commandant du Pluviôse.
Enseigne de vaisseau Pierre Engel, officier en second.
Premier-maitre-torpilleur Jules Fontaine.
Second-maitre Alexandre Le Prunennec.
Quartier-maitre-torpilleur Pierre Lemoine.
Quartier-maitre-torpilleur Hilaire Huet.
Quartier-maitre-timonier Pierre Le Breton.
Quartier-maitre de manœuvre Roland Le Moal.
Quartier-maitre-timonier Claude-Joseph Le Floch.
Quartier-maitre-torpilleur Pierre-Louis Le Floch.
Quartier-maitre-torpilleur Prosper Liot.
Matelot-torpilleur Joseph Batard.
Matelot-torpilleur Adrien Gautier.
Second-maitre-mécanicien Jean-Louis Moren.
Second-maitre-mécanicien-torpilleur Albert Gras.
Quartier-maitre-mécanicien Abel Henry.
Quartier-maitre-mécanicien Yves Appéré.
Quartier-maitre-mécanicien-torpilleur Joseph-Marie Scollan.
Quartier-maitre-mécanicien-torpilleur Marcel Brésillon.
Quartier-maitre-mécanicien Louis Gauchet.
Second maitre-mécanicien Jean-Joseph Moulin.
Quartier-maitre-mécanicien-torpilleur Georges Warin.
Quartier-maitre-mécanicien Henri Chandat.
Quartier-maitre-mécanicien-torpilleur Auguste Delpierre.
Quartier-maitre-mécanicien-torpilleur François Manach.
Matelot-cuisinier Alfred Carbon.

Le 4 août 1910, l'épave du Pluviôse est admise en cale sèche à l'arsenal de Cherbourg. Les travaux dureront jusqu'en janvier 1911, où le sous-marin retourne en service actif. Il est réaffecté à la 1re escadrille de sous-marins de la Manche. Durant toute la 1re Guerre mondiale, il patrouillera dans la Manche où il est notamment chargé de la protection du Pas de Calais. Après son désarmement, le 12 novembre 1919, il sera utilisé à Cherbourg pour des essais de décompression. Il sera vendu, pour être ferraillé, le 4 septembre 1925.

Article de Chasse-Marée N°227

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 Catastrophe Pluviose

11 mai 2019

Tombe de la Famille NADAR - Cimetière du Père LACHAISE - Paris

  • Tombe de Félix Nadar et Paul Nadar (Photographe) Mai 2019
  • Division 36 , avenue des acacias , ligne 1

Les inscriptions en gravure :

TOURNACHON NADAR

ME LEFEBVRE née PARENT le 28 mai 1830 
Claude LEFEBVRE 12 juin 1832 
ME LEFEBVRE née FAUQUET 23 nov. 1853 
ME MERCIER née L. LEFEBVRE 7 sept. 1856 
Edouard LEFEBVRE 7 oct. 1875 
Marthe TOURNACHON NADAR 8 juin 1948 
Marthe TOURNACHON NADAR 5 avril 1857 
ME TOURNACHON NADAR née Ernestine LEFEBVRE 27 janvier 1909 
Félix TOURNACHON NADAR 1 er avril 1820 - 25 mars 1919 
Paul TOURNACHON NADAR 8 février 1855 à 1 er septembre 1939 
ME TOURNACHON NADAR née Anne PARQUET 8 août 1857

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12 mai 2019

Lille - La bâtiment de la Bourse

  • La BOURSE de Lille

En 1651, sur la suggestion des Corporations, la ville de Lille obtient de Philippe IV d’Espagne l'autorisation de construire sur le domaine public « une bourse à usage des marchands qui sera environnée et enclose de 24 maisons ».

Cette vieille bourse fut classée en 1921 à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques, la Vieille Bourse est le témoin d’une période faste et décisive dans l’histoire économique et commerciale de la cité, alors concurrente avec ses sœurs flamandes : Anvers, Gand et Bruges.

Le monument, restauré au XIXe siècle, ainsi que de 1989 à 1998 à retrouvé tout son éclat.

Pour rappeler leur intervention dans la restauration de la Bourse, les grandes entreprises régionales ont tenu à faire ériger leur blason sur les cartouches surplombant les fenêtres supérieures du monument.

La Vieille Bourse de Lille, nommée ainsi depuis la construction de la Chambre de Commerce et d'Industrie dans les années 1910, est sans conteste le monument le plus prestigieux de la ville. Située entre la Grand Place et la Place du Théâtre. Le bâtiment, quadrangulaire, est en fait un emboîtement de 24 demeures identiques qui renferment ce que l'on nomme la Cour intérieure, lieu où bouquinistes, fleuristes, joueurs d'échecs… se donnent rendez-vous.

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La (Vieille) Bourse de Lille... (1897)

In Mgr Dehaisnes, Le Nord monumental et artistique, Lille, imprimerie Danel, 1897

"La "Bourse" de Lille - M. Léon Palustre dit, dans son ouvrage sur La Renaissance en France, que "la Bourse de Lille est un chef-d’œuvre et l'un des plus remarquables à tous égards, de l'architecture flamande au XVIIe siècle". Et il ajoute : "difficilement trouverait-on ailleurs une plus grande habileté de composition et une aussi parfaite entente des effets décoratifs".

C'est un édifice en forme de parallélogramme, dont l'extérieur présente sur ses quatre faces, vingt-quatre maisons de marchands, et l'intérieur de la Bourse proprement dite.

L'intérieur, local où les négociants se réunissent pour traiter de leurs affaires, est formé d'une cour à ciel ouvert, longue de 19 mètres et large de 13m60, entourée de quatre galeries couvertes supportée par vingt-quatre colonnes en pierre noire polie. Les galeries dans lesquelles on pénètre du dehors par quatre entrées, sont pavées de larges dalles et offrent une coûte en briques décorées d'arcs doubleaux et de nervures croisées; elles sont surmontées d'un étage reposant sur une plinthe portée par des têtes de léopard qu'unissent des guirlandes de fleurs en pierre blanche, et percée de riches fenêtres à meneaux, moulures et balustres très bien sculptés, que domine une corniche encore beaucoup plus ornementée;

Ce qui est surtout remarquable dans la Bourse de Lille, ce sont ses quatre façades extérieures, formées comme nous l'avons dit que vingt-quatre maisons de marchands. L'architecte a tracé, sur chacune des quatre façades, de grandes lignes architecturales dans lesquelles entrent des maisons qui présentent toutes un plan uniforme et la même ornementation; il a couvert cet ensemble d'une seule toiture de manière à imprimer à son œuvre un caractère d'unité, un aspect monumental. Le rez-de-chaussée réservé aux magasins des marchands, est construit, depuis le sol jusqu'au premier étage, en larges grès en bossage et à refends, qui rappellent les palais de Florence. Les portes d'entrée des maisons sont petites et étroites; au contraire les fenêtres, qui doivent servir pour l'étalage des marchandises, sont larges, hautes et surmontées d'un tympan à objet sculpté C'est un ensemble simple et sévère, auquel les quatre entrées centrales avec colonnes, cartouches, cornes d'abondance et écussons aux armes du Roi, donnent un caractère monumental. Les deux étages qui surmontent le rez-de-chaussée, présentent l'aspect le plus riche; ils sont couverts de motifs sculptés. Entre leurs fenêtres, qui sont garnies de meneaux, de moulures, de volutes et de frontons brisés avec cartouche, montent alternativement des pilastres cerclés de bandes et des gaines de fleurs d'où sortent des cariatides. Ces cariatides représentent ici une tête d'enfant, là une jeune fille, ailleurs un homme et une femme d'un âge mur, plus loin un vieillard à longue barbe; l'un porte avec aisance la corniche qui pèse sur sa tête, tandis qu'un autre semble gémir sous le même poids; la tête d'une jeune fille est couronnée de fleurs et de fruits et celle d'un jeune homme de pampres et de raisins; tous les âges de la vie sont représentés dans ces figures qui sont au nombre de trente-six. Une seule représente un personnage connu: c'est celle du roi de Phrygie, reconnaissable aux deux appendices de sa tête, et dont Boileau a dit :

Midas, le roi Midas, a des oreilles d'ânes

Une très riche corniche couronne les façades extérieures de l'édifice. "Chose étonnante, dit encore M. Léon Palustre, l'œil ne rencontre, pour ainsi dire, pas un espace où se reposer, et cependant on n'éprouve ni fatigue, ni ennui à contempler cette prodigieuse multiplicité de figures, qui ont juste le degré de perfection nécessité par la place qu'elles occupent."

C'est à l'intelligente initiative des marchands de Lille et au désir qu'avaient les échevins d'embellir la ville qu'est dû ce remarquable monument. Pendant longtemps on a ignoré le nom de l'architecte qui l'a élevé. M. Rigaux, archiviste de Lille, a découvert que c'est Julien Destré, maître des œuvres de la ville de 1642 à 1677, qui en a fait le plan et qui l'a fait construire de 1651 à 1653. Plusieurs écrivains ont cru que ce monument était imité de l'art espagnol: c'est une opinion qui n'est aucunement justifiée. Julien Destré s'est inspiré, pour l'ensemble, des traditions de la Renaissance italienne; et pour l'ornementation, du genre adopté à Bruxelles, et surtout à Anvers, et peut-être même dans quelques détails de la tour de Saint-Amand?

La bourse de Lille a été elle-même imitée. Divers motifs d'ornementation que l'on voit à l'hôpital de Seclin, à l'hospice Comtesse et à diverses maisons de Lille, situées rue de Paris, rue Royale, rue des Sept-Sauts, etc., etc., présentent des sculptures rappelant celles de ce monument."

Pendant longtemps trôna au centre de la Bourse de Lille, écrin magnifique née de l'esprit fertile d'un escrinier, une statue de Napoleon Premier Consul... Il fallait bien cela pour remercier celui qui, au terme d'un banquet arrosé, transféra le siège du département et l'Université de Douai jusque Lille et permit à la proto-révolution industrielle, depuis longtemps en germe à Lille et dans ses environs, de prendre son essor... Après tout, sans le blocus de 1806, les entrepreneurs locaux auraient ils trouvé autant de débouchés pour leurs productions... D'elle, la place intérieure ne conserve que la trace de l'emplacement de son socle... Finement rénovée, elle a retrouvé son lustre virginal et est hebergée loin des outrages des intempéries au Musée des Beaux Arts de Lille...

28 avril 2019

Photographes de Calais en 1938

LISTE DES PHOTOGRAPHES presents sur Calais en 1938 (source Annuaire Ravet Anceau)

  • A. BOUTTE - 143 Rue Leavers
  • CHASTEL - Rue Feuve
  • GAMBIER - 22 Rue de la Victoire
  • LEGRAND LECLERCQ - 199 Boulevard Lafayette
  • LEGRAND Veuve - 14 Rue Francaise
  • H. LEMESRE - 2 Rue de Bruxelles
  • Géo. MARTIN - Modern' Photo - 60 Rue Royale - Tel 6.33
  • MAIER ROLLET - Photo Studio - 7 Rue de Vic (Successeur de Georges Pouge) - Tel 14.83
  • Photo RAILLON - 72 Boulevard Jacquard
  • VANPOULLE - 23 Rue des Fontinettes - Tel 9.81
  • Robert VILLY - 86/88 Boulevard Lafayette
  • MUTTE HERLIN - 40 Boulevard Jacquard - Tel 8.20

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20 mars 2019

Collection de Fèves Épiphanie - Ardres (Pas de Calais 62)

  • Collection de 6 Fèves Janvier 2019 - Boulangerie de Bois en Ardres

Des fèves à l’effigie des monuments d’Ardres
La Boulangerie du Village proposera dès ce mercredi 26 décembre des galettes comportant chacune une fève à l’effigie de six monuments ardrésiens. Avis aux collectionneurs !

La famille Masset, qui dirige la Boulangerie du Village avec leur ouvrier Nicolas, devrait voir passer de nombreux fabophiles au lendemain de Noël. C’est à partir du mercredi 26 décembre que les collectionneurs pourront venir acheter les galettes comportant des fèves mettant à l’honneur Ardres. En tout, six ont été créés, à l’effigie des monuments de la ville : l’église Saint-Jospeh, l’église Notre-Dame en Ardrésis, la chapelle des Carmes, le monument aux morts, la mairie et le lac d’Ardres.

Un mois de mise en vente

C’est Élise Masset, fille de Christine et Laurent, qui a pris les photos qui égayent ces fèves. « Nous avons été contactés en mars dernier par Panessiel, une entreprise qui fabrique des fèves en France. J’ai pris les photos et on en a commandé 600 en tout. C’est un gros investissement ».

La vente des galettes sera lancée mercredi 26, et durera jusqu’à la fin du mois de janvier. Trois garnitures seront proposées : frangipane, pomme et caramel, une nouveauté. Autant de formats sont disponibles à l’achat : individuel (environ 200 grammes pour 1,5 euro mais sans fève), super ou hyper (entre 10,9 et 13,9 euros).

Pour les impatients (ou ceux au régime), une boîte collector existe et propose les 6 fèves au prix de 18 euros. « Nous serons les seuls cette année à proposer une telle collection », signale Élise Masset. Nul doute que le record de vente de galettes devrait être aisément battu par la Boulangerie du Village, qui existe depuis 11 ans.  (Par Nord Littoral | Publié le 26/12/2018)

 

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Constantin Senlecq, l’inventeur ardrésien, illustre la boîte collector comportant les six fèves. 600 d’entre elles ont été commandées par la boulangerie.

Constantin-Louis Senlecq est né le 9 octobre 1842 à Fauquembergues. Son père est distillateur. Après ses études secondaires, il entre dans une école de notariat à Saint-Omer. Il y fait la connaissance d’un colonel du génie, qui fréquente le même restaurant que lui. Ce polytechnicien l’initie à la galvanoplastie, procédé qui permet de préserver un objet de l’oxydation ou d’en faire une empreinte, en appliquant sur sa surface un dépôt métallique par électrolyse. Passionné de sciences, Constantin Senlecq étudie cette technique et met au point sa première invention : un vernis conducteur rendant possible la galvanisation sur les végétaux.

Le télectroscope : ancêtre de la télévision
Dans le même temps, il termine ses études et achète une charge de notaire à Ardres. En 1875, il doit instruire une succession en Angleterre. Il décide d’apprendre l’anglais et, pour se perfectionner, s’abonne à une revue de langue anglaise, la Scientific American, qui l’informe également des progrès de la physique. C’est là qu’il découvre, en 1876, l’invention du téléphone par Graham Bell. Il émet alors l’hypothèse que, si la parole peut être transmise électriquement le long d’une ligne télégraphique, l’image peut l’être elle aussi. Il travaille ainsi, dès 1877, sur un appareil utilisant les particularités physiques, et notamment les propriétés photosensibles, du sélénium. Il appelle son invention le télectroscope et écrit à son ami physicien Hallez d’Arros : Grâce à mon appareil […], la vision à distance vient de cesser d’être un rêve chimérique. Dès maintenant, elle est une réalité. Il en dépose le modèle deux ans plus tard à l’Académie des Sciences de Paris, alors que le téléphone est encore très peu connu en France et que le phonographe d’Edison n’en est qu’à ses balbutiements. La presse française et étrangère en rend compte et célèbre son inventeur. Un article du Scientific American le qualifie de rival d’Edison.La France, y est-il écrit, pays natal de la photographie, vient de donner à l’humanité une seconde merveille, la transmission des images à distance. Vous vous assoirez devant l’appareil de Senlecq à New York et votre image ne tardera pas à apparaître sur l’écran d’une lanterne magique à Boston.

Devant l’engouement suscité par le télectroscope, Constantin Senlecq décide de déposer un brevet en 1907 et le propose à plusieurs industriels. Mais il est contraint d’abandonner ses travaux, découragé par la somme qui lui est demandée pour construire son appareil et par le manque d’intérêt montré par l’Académie des Sciences, pour qui le problème de la transmission des images [est] une utopie irréalisable.

Inventeur touche-à-tout
Il délaisse donc la vision à distance et s’intéresse désormais à l’aéronautique. En 1886, il publie une brochure intitulée : Navigation aérienne, système d’aérostat plus lourd que l’air s’élevant et se maintenant à une hauteur voulue dans l’atmosphère par une force mécanique infiniment réduite. Son système mêle les avantages de l’aérostat gonflé à l’hydrogène et de l’hélice propulsée par un moteur électrique. Il a en effet l’idée d’associer une hélice ascensionnelle à une hélice directionnelle et de fixer la nacelle à un ballon. Mais cet essai de dirigeable ne semble pas avoir eu d’influence sur le développement de la navigation aérienne.

Le 26 mai 1910, le sous-marin Pluviôse est éperonné par un paquebot en rade de Calais, avec 27 hommes à son bord. Il n’y aura aucun survivant. Ému par ce naufrage, Constantin Senlecq imagine une "cloche" permettant d’accéder au bateau immergé pour secourir l’équipage emprisonné dans le submersible. Il propose cet appareil de sauvetage au ministre de la Marine.

Scientifique autodidacte, chercheur touche-à-tout, il réfléchit de même à une évolution de son métier. Le travail de notaire ne le passionne pas et il s’intéresse à la gestion de patrimoine, et plus particulièrement à la finance. Il publie ainsi L’or et l’argent dans la circulation monétaire. Le monométallisme or, cause prépondérante de la ruine agricole et industrielle.

Lorsque la Maison de la radio est inaugurée en 1966, le nom de Constantin Senlecq est cité comme étant l’un de ceux qui ont contribué à l’invention de la télévision. Il est l’un des premiers à avoir pensé et réalisé un système capable de transmettre l’image. Il dit lui-même : Je ne sache pas que personne ait songé avant moi à la construction d’un appareil destiné à transmettre les vibrations de la lumière et je crois être fondé à revendiquer la priorité de cette découverte. Véritable ironie du sort, Constantin Senlecq, mort en 1934, a pu avoir connaissance des succès des essais de télévision mécanique obtenus par Charles-Francis Jenkins et John Logie Baird mais, devenu aveugle, il n’a jamais pu voir les premières images télévisées. (Source Archives du Pas de Calais)

 

 

30 octobre 2010

Reims - E. Gerschel

  • Edouard GERSCHEL (fils de Samuel) - Né le 30 mars 1859 - Strasbourg
  • Adresse : 20 Rue de Vesle
  • Succursale à Nancy 20 Rue des Dominicains vers 1895
  • Strasbourg Gerschel Freres (Oncle et Père) 38 Place Kléber puis  3 Rue de la Mésange et 3 Meisengasse

Exposition de Roanne 1897 médaille d'or
Diplôme d'honneur Nancy 1897 médaille d'argent
Exposition de Strasbourg 1895 médaille d'argent
Gerschel officier d'académie 20 rue de Vesle à Reims

Les Frères Gerschel, photographes à Strasbourg depuis 1856. 

Samuel (1828-1898), Mathias (1830-1893), et Aron (1832- ?), tous trois photographes au n° 3, rue de la Mésange, étaient les fils de Abraham Gerschel (1794-1851), commerçant, huilier, originaire de Niederroedern (67), où sont nés Mathias et Aron. L'aîné Samuel, quant à lui, est né à Kutzenhausen. Il semble que l'atelier de photographie de trouvait au 4 ème étage. Mais les trois frères étaient propriétaires de tout l'immeuble, et au moins jusqu'en 1874, le tout Strasbourg venait pour se faire photographier chez "GERSCHEL Frères ". Un prix ou une médaille leur a d'ailleurs été décerné(e) en 1864. En 1875, il semble que le cadet, Aron Gerschel, soit parti pour Augsbourg. Et c'est sans doute après cette date que la Maison s'est appelée S. GERSCHEL AÎNE (Samuel Gerschel étant l'aîné des trois frères), mais aussi MATHIAS GERSCHEL. Dans un fascicule consacré au pionnier de la photographie strasbourgeoise, Charles Winter (1821-1904), publié par les Musées de Strasbourg en 1985, une liste non exhaustive de 22 ateliers de photographie est proposée en page 102, dont l'un, HELIOS, se trouvait juste en face, au n° 2, rue de la Mésange. Dans ses encarts publicitaires, la maison Gerschel indiquait toujours, en français et en allemand, que son atelier se trouvait dans la "Maison du Café de la Mésange" (Im Hause Kaffe zur Meise). Parfois on trouvait cette précision, également dans les deux langues : " On peut avoir des Portraits pareils sans poser de nouveau"(von denselben Portraits kann man haben ohne nochmals zu posiren). Et aussi, mais seulement en allemand : "Man photographirt bei aller Witterung". D'après Sylvain Morand, longtemps responsable de la photographie aux Musées de Strasbourg, ces clichés étaient loin d'être bon marché. Une série de 12 photos correspondait à un salaire d'une semaine d'un ouvrier, et si des domestiques se trouvaient sur de telles photos, c'est parce que leur patron l'avait souhaité.

Aron sera photographe à Paris à partir de 1885 puis son fils Charles prend la suite. (17 Boulevard Saint Martin jusque 1890 , 108 Boulevard Rochechouart et 23 Boulevard des Capucines vers 1900. (Succursale 24 Rue Meslay)    

GERSCHEL, CHARLES, 1871-1948 Photographe à Paris, 23 bd. des Capucines, puis 5 rue de Prony. - Portraitiste. - Membre "hors concours" du jury à l'exposition franco-anglaise de Londres en 1908, gagne un prix à l'exposition de Bruxelles en 1910. - Il s'intitule "Photographe de l'Ecole polytechnique" ou "Photographe de l'Ecole centrale des arts et manufactures et des écoles supérieures"

Aron Gerschel, photographe à Strasbourg, avait été condamné par le tribunal de police correctionnelle à un mois d'emprisonnement et 100 Frs d'amende ainsi qu'à la confiscation des photographies, pour avoir photographié l'exécution d'une jeune femme le 14 mai 1860 et exposé les tirages. 

Samuel est établi à Strasbourg au 46 Rue du Vieux Marché à Vins puis 56 Rue du Jeu des Enfants vers 1880

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16 octobre 2010

Calais - Georges POUGE et MAIER ROLLET

  • Georges POUGE
  • Début Activité : 1890
  • Adresse : 7 Rue de Vic
  • Enseigne : Photographie Vatour

Georges Albert Pouge est né le 17 juin 1871 à Nogent-le-Rotrou (Eure-et-Loir) où son père Alphonse Pouge (1842-1898) est à la fois teinturier et photographe. Avant 1881, la famille Pouge quitte le Perche et s’installe à Calais (Pas-de-Calais). Là, Alphonse Pouge, qui succède à Amédée Vatour, va exercer son métier sous son prénom : Alphonse. Il se partage entre deux ateliers dont l’un est situé 7, rue de Vic. Après son décès survenu le 21 mai 1898, son fils le remplace à cette adresse. Il signera ses portraits Georges Pouge.

source Portrait Sépia

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FireShot Capture 058 - Le Matin 2 mars 1915 - RetroNews - Le site de presse de la BnF_ - www

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En 1947/49 pris dans un annuaire 'Ravet Anceau' à la même adresse , c' est le photographe MAIER ROLLET sous l' enseigne 'Photo Studio" qui exerce son activité. 

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Dans les Annéees 1950/60, à la même adresse le studio existe toujours sous l' enseigne "SANDOR"

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De nos jours , le 7 Rue de Vic

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10 octobre 2010

Porte Photos en Duo

 J' ai pu retrouver ce magnifique "Porte Photos en Duo" provenant de Calais. En effet la Librairie Papéterie "A. DEBUIRRE DEHONDT" commercialisait des articles complémentaires comme celui ci. Elle se situait a l' angle du 20 Boulevard Jacquard et N°4 Rue du temple dite "La Maison Bleue". Vous trouverez ci dessous l' annonce publicitaire de l' époque 1900.

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13 septembre 2010

Grands Magasins des Cordeliers

  • Grands Magasins des Cordeliers - Lyon
  • Début Activité : 1900

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Grands Magasins des Cordeliers - Lyon

A partir de 1890, c'est l'ensemble du quartier Grolée qui se voit reconstruit. Les Grands Magasins des Cordeliers font partie de ce bouleversement et voient le jour dès 1895. En 1919, les Galeries Lafayette de Paris reprennent la gestion et agrandissent le magasin. La surélévation lui vaudra le surnom de "premier gratte-ciel lyonnais".

Depuis 1999, c'est le magasin Planet-Saturn qui a remplacé les Galeries Lafayette.

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19 janvier 2010

Photographes Romans

PHOTOGRAPHE DE ROMANS SUR ISERE

Nom : ANDRE Mme
Date début d'activité : 1900
Type d'activité : Photographe de studio

Nom : ARGOUD
Prénom : A.
Date début d'activité : 1865
Type d'activité : Photographe de studio

Nom : AST
Prénom : Louis
Date début d'activité : 1900
Type d'activité : Photographe de studio

Nom : AUGAGNEUR
Prénom : Léon
Date début d'activité : 1867 (exerce en 1876)
Type d'activité : Photographe de studio

Nom : BEYNE
Date début d'activité : 1860
Type d'activité : Photographe de studio

Nom : BLAIN
Prénom : Isidore
Date début d'activité : 1883 (exerce en 1903/04/05)
Type d'activité : Photographe de studio

Nom : BLANCHARD
Prénom : E.
Date début d'activité : 1896
Type d'activité : Photographe de studio

Nom : BOYER
Prénom : Paul
Date début d'activité : 1880
Type d'activité : Photographe de studio

Nom : CHAISE
Date début d'activité : 1875
Type d'activité : Photographe de studio

Nom : DESSENDIER
Prénom : E.
Date début d'activité : 1880
Type d'activité : Photographe de studio

Nom : FABRE
Date début d'activité : 1850
Type d'activité : Photographe de studio

Nom : GALLANT
Date début d'activité : 1897 (exerce en 1903/04/05)
Type d'activité : Photographe

Nom : GALLAY
Date début d'activité : 1868
Type d'activité : Photographe de studio

Nom : GRENIER
Date début d'activité : 1868 (exerce en 1876/79/80/85/89/94/1903/04/05) 
Type d'activité : Photographe de studio

Nom : GUILLERMAIN
Date début d'activité : 1867 (exerce en 1876)
Type d'activité : Photographe de studio

Nom : MOREL
Prénom :
Date début d'activité :
Type d'activité : Photographe de studio

Nom : MOURGUE
Prénom : F.
Date début d'activité : 1867
Type d'activité : Photographe de studio

Nom : PEMSEL
Prénom : Emile
Date début d'activité : 1879
Type d'activité : Photographe de studio

Nom : RAMBAUD
Date début d'activité : 1878 (exerce en 1903/04/05)
Type d'activité : Photographe de studio

Nom : SAUVERZAC de
Date début d'activité : 1868
Type d'activité : Photographe de studio

Nom : SOUDRE
Type d'activité : Photographe de studio

Nom : TALY
Prénom : Louis
Date début d'activité : 1900
Type d'activité : Photographe de studio

Nom : VAYSSE
Prénom : Clément
Date début d'activité : 1900
Type d'activité : Photographe de studio

  • En 1909

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15 août 2010

Marechal De CASTELLANE par Disdéri

  • LE MARECHAL DE CASTELLANE

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Victor, Elisabath, Boniface, Comte de Castellane est né à Paris le 21 mars 1788. Soldat à 16 ans, sous - lieutenant à 18 ans.

Affecté au 24ème régiment de dragons, il part en Italie puis passe en Espagne. il se distingue à la bataille de Rio Secco, enlève au combat de Burgos une pièce de canon. Participe à la bataille d’Abensberg, Echmünch, Ratisbonne et Wagram.

Capitaine à 22 ans, Castellane fait la campagne de Russie, puis la campagne de 1812 - 13 et 14. Il devient colonel major des gardes d'honneur puis général de brigade et enfin de division. Il prend part aux opérations d’Espagne en 1823 et d’Anvers en 1832.

En 1848, Louis-Philipe le nomme pair de France puis la République lui donne le commandement de l'armée de Lyon.

il participe en 1851 au coup d’état de Louis Napoléon.

Napoléon III le nomme Maréchal de France, le 2 décembre 1852.

Le Maréchal de Castellane, commandant la 4ième armée, conseiller d'état, sénateur, grand'croix de l'ordre impérial de la Légion d'honneur, médaillé militaire, Chevalier de Saint-Louis, décède le 16 septembre 1862.

De son vivant même, il avait choisi le lieu de sa sépulture et fait construire au-dessus de la Saône, en face de la ligne harmonieuse du Mont d'Or, une modeste chapelle où il désirait reposer. Un grenadier et un dragon, taillés dans la pierre veillent sur une dalle sur laquelle il est écrit : " Ci gît un soldat. "

Extrait du testament du Maréchal.

"Je désire être enterré à la chapelle de Saint-Boniface, montée Saint Boniface, commune de Caluire, département du Rhône. Cette chapelle vient d'être terminée ; elle a été construite sous mes yeux par les soldats du Camp de Sathonay. Il y a, entre la marche de l'autel et la grille, la place suffisante pour y mettre mon corps ; la pensée que mon corps reposera dans ce lieu, l'oeuvre des soldats, moi soldat dans l'âme, et que mes cendres seront déposées dans ce beau pays de Lyon que j'affectionne, m'est agréable et douce."

Il était soldat dans l'âme. La discipline avait pour lui des joies austères qu'il s'efforçait de faire partager. On avait confié à ce rude instructeur le soin de mettre au point les divisions qui allèrent faire campagne en Crimée et en Italie. Il sut en faire des instruments de guerre efficaces.
Sa participation aux guerres impériales, ses qualités de chef militaire ont d'ailleurs moins fait pour la popularité de Catellane que les relations des revues dominicales de Bellecour, des petites guerres de Montessuy et du Grand-Camp, et les bals dans les salons qu Quartier Général, rue Boissac.

Il nous a laissé d'intéressants mémoires qui contiennent de précieux documents, soit sur la vie militaire, soit sur la société Lyonnaise.
Il aima Lyon et les Lyonnais. En dehors du Camp de Sathonay, il nous a laissé les belles routes de Caluire au Rhône at à la Saône, de Sathonay à Rillieux et à la Pape.

Pour la petite histoire, la dénomination de "Tablier de Sapeur" aurait été donnée à ce plat (de tripes, ) par le Maréchal de Castellane du régiment des Sapeurs (d'où le nom) qui est intervenu lors de la seconde insurrection des Canuts en 1834 et à qui l'on doit également la création du camp de Sathonay... Paix à son âme...

Plus d'info

Sa famille est issue dit-on, d’un prince cadet de Castille et s’est établit en Provence, il y a des siècles. Elle a été souveraine d’une partie de ce pays.

Sa famille possédait dès le XIe siècle, d’après des Chartres authentiques, la souveraineté de la ville de Castellane (Petra Castellana) en Provence, d’où elle tire son nom)

A 15 ans, il pensait mourir. Les plus grands médecins le condamnent et sa famille était au grand désespoir.
Un rhumatisme goutteux avait attaqué toutes ses articulations.
Son père (Boniface Louis-André, marquis de Castellane) devint Préfet de Pau en 1800.
Sa mère(Adelaïde-Louise Guyonne de Rohan-Chabot)
En 1804, le 2 décembre, il fut incorporé dans la quatrième compagnie du 1er bataillon du 5e régiment d’infanterie légère, le jour du couronnement de l’empereur.
Le 10 février 1806, il obtint le brevet de sous/lieutenant et fut placé au 24e de dragons.
Le 18 février 1810, il est nommé capitaine (proposé pour ce grade en 1808) après le combat de Burgos.
En 1813, il épouse Mlle Cordelia de Greffulhe.
Le 14 Août 1822, par ordonnance, Louis XVIII le nomme colonel des housards de la garde.
Le 8 septembre 1822, le général de Vence lui remet le commandement des housards de la garde à Melun.
Le 30 octobre 1822, son régiment vient à Paris.
En décembre 1832, il est nommé lieutenant-général.
1836, grand officier de la légion d’honneur.
1848, grand croix de la légion d’honneur.
Le 2 décembre 1852, Maréchal de France.
Il décède le 16/9/1862 à 3 heures du matin, à l'age de 74 ans.

(source : http://www.ville-sathonaycamp.fr/histoire/decastel.htm )

13 septembre 2010

Livron - De Lapassal

  • Jules De LAPASSAL - LIVRON
  • Horlogerie - Bijouterie - Orfévrerie
  • Début Activité : 1880

Fils d’un serrurier, Joseph François Jules de Lapassat est né à Livron (Drôme) le 4 juillet 1849. En 1876, âgé de 27 ans, il vit chez ses parents. L’agent recenseur précise qu’il est "boiteux et épileptique". Vers 1880 (son père décède le 14 février 1881) il ouvre un atelier de photographie dans sa ville natale qui comptait alors 4300 habitants. En plus, comme d’autres confrères, Jules de Lapassal sera aussi horloger. Lors du recensement de 1911, il travaille avec son fils Alfred (1886-1948) qui, sans doute, lui succèdera.

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29 août 2010

Bingham - Paris

  • Robert J. BINGHAM - Paris
  • Début Activité : 1850
  • Adresse : 58 Rue de la Rochefoucault - Paris
  • Vend à Edmond Jacques LECADRE en 1870
  • Associé à LECADRE à partir de 1868

Il s' installe à Paris en 1855, Médaille de 1re Classe en 1855-1862-1867 , Note sur sa carte "Inventeur du procédé Collodion", Spécialiste du portrait grandeur nature et de reproduction de tableau. Il propose également des photographies sur la guerre de 1870.

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Vers 1860, Bingham, maître incontesté de la reproduction photographique des oeuvres d'art, produit des clichés pour les premières Galerie Photographique de la Maison Goupil. Ses expositions à la Société Française de Photographie sont applaudies :
"L'exposition de M.Bingham est à elle seule un musée. Elle se compose tout entière de reproductions, et se divise en trois collections distinctes : les tableaux modernes, les tableaux anciens et les dessins. Ce qu'il y a de plus frappant dans cette admirable collection, pour quiconque connaît les difficultés du genre adopté par M.Bingham, c'est que, quelque soit le peintre dont il reproduise l'oeuvre, la copie est toujours aussi parfaite (...). Par quel procédé M.Bingham parvient-il à équilibrer les différences d'actinisme qui se présentent? Nous l'ignorons ; mais il est évident que dans ses reproductions, les valeurs relatives sont rigoureusement conservées. Le "Rembrandt faisant mordre une eau-forte" d'après Gérôme est un véritable chef-d'oeuvre (...) et nous signalons particulièrement cette épreuve à l'attention de ceux qui prétendent que la photographie ne peut donner que des fac simile froids et incomplets." (Ernest Lacan-Le Moniteur-Juillet 1861)


30 juillet 2010

Alger - Jean GEISER

  • Jean GEISER - Alger
  • Enseigne : Photographie Algérienne
  • Adresse : Passage Malakoff / 1 Rue Neuve Mahon / 7 Rue Bab Azoun / 9 Rue Bab Azoun
  • Succursale : Oran 6 rue Philippe / Blidah
  • Peintre et Photographe de S.M. L' Empereur

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En 1852, originaire de La Chaux-de-Fonds en Suisse, Julie Geiser, veuve de Lucien-Jacob, ouvre à Alger un atelier de photographie qui prend véritablement son essor en 1855 quand elle s'associe à Jean-Baptiste Allary. C'est vingt ans plus tard que son fils, Jean-Théophile Geiser, prend la tète de l'entreprise florissante, au 9, rue Bab-Azzoun.
Il crée d'ailleurs une succursale à blida et, comme dit son catalogue, "il opère lui-mème tous les jours pour les portraits et les groupes de famille". Il est mème, comme son frère James, "le spécialiste de photographies en costumes indigènes des deux sexes dont sont friands les Européens de passage".

La fin du siècle amène le développement de la carte postale, et jean Geiser en devient l'un des principaux éditeurs, titulaire de nombreuses récompenses aux expositions internationales auxquelles il participe. Mais, à la différence de ses confrères qui sacrifient volontiers à un exotisme vulgaire, il s'applique à révéler la diversité de l'Algérie avec un très grand respect et une exigence de témoignage authentique. Il ne tient pas, en effet, à la capitale et voyage dans le pays et mème aux confins du Sahara.
Jean Geiser meurt le 7 septembre 1923 dans la maison familiale, Le Cottage Helvetia, à la colonne Voirol. Sa tombe est toujours au cimetière de Saint-Eugène, face à la mer.

Pour en savoir consulter le lien ci dessous :

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15 août 2010

Durand

  • Philippe Fortuné DURAND - Lyon (1798-1876)
  • Début Activité : 1840
  • Adresse : 11 Quai d' Orléans

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Le Lyonnais Philippe Fortuné Durand est considéré comme le premier photographe professionnel français (certains sites de vente aux enchères n'hésitant pas à parler carrément de premier photographe professionnel au monde...). Dans un courrier au peintre et sculpteur Antoine Louis Barye du 20 janvier 1844, il se décrit ainsi : « quant à moi, je suis toujours graveur, moitié artiste, moitié marchand, je passe la vie assez agréablement entre ma femme, mes deux filles et dans la famille de ma femme ».
Ce Lyonnais était paradoxalement né à Paris le 1er mai 1798. Dans un courrier qu'il adresse à la commission de la reconstitution de l'état civil parisien (qui a brûlé en 1870) il précise qu'il est né au 121 rue Saint Honoré, en face de l'Oratoire des Protestants. Curieusement pour l'époque, il ne sera baptisé que 12 ans plus tard, à Saint Germain l'Auxerrois. Philippe et Mathieu Durand, père et oncle du photographe, tous les deux dessinateurs, étaient issus du second mariage d'Anthelme Durand, enfant adoptif de l'hôpital de la Charité, ouvrier en étoffes de soie, avec Françoise Lambert, dévideuse de soie, originaire de Presle en Savoie.
Est-ce après le décès d'Anthelme Durand en 1793 que Philippe Durand s'installa à Paris ou y était-il déjà ? Toujours est-il que c'est à Paris qu'il se marie au printemps 1797 avec Sophie Apolline Lefer, née à Troyes au hasard des affectations de son père, greffier, mais descendante d'une très ancienne famille parisienne (les arrière-grands-parents Lefer de Sophie Apolline se marient en 1687 à Versailles où Christophe Lefer était officier de bouche de la Reine).
En novembre 1819, Philippe Durand meurt à Paris. Moins d'un an plus tard, Philippe Fortuné Durand perd sa sœur Elisabeth âgée de 21 ans. Il est peut-être encore à Paris en décembre 1822 quand son autre sœur, Sophie, épouse à Saint Germain l'Auxerrois, un fabricant de châles (ou « schalls » comme on écrivait à l'époque) d'origine lyonnaise ou même pour le remariage de sa mère qui épouse le 23 juillet 1825 un dentiste qui n'a que 6 mois de plus que Philippe Fortuné, son nouveau beau-fils.
On retrouve Philippe Fortuné à Lyon en 1829 où il se marie à l'église Saint François de Sales en novembre. Cette même année il a ouvert un atelier de gravures sur bois et métal, Passage de l'Argue. Il y ajoute en 1840 un bail commercial de photographe, ce qui lui permettra par la suite de revendiquer le titre de plus ancienne maison photographique française. Il est toujours Passage de l'Argue en 1850 (au 40 et 42) lorsque sa fille ainée, Philiberte, épouse un graveur originaire de Morteau, Amédée Willemin, qui devient le collaborateur de Philippe Fortuné dans ses travaux de photographie.
En 1860, lorsque sa seconde fille, Eugénie, se marie à son tour, il a déménagé au 11 quai d'Orléans (quai de la Pêcherie aujourd'hui) où se trouve aussi le studio photo. Benjamin Escudié, le nouveau gendre, devient aussi le collaborateur de son beau-père. Philippe Fortuné Durand a apparemment eu deux autres adresses professionnelles avant celle du quai d'Orléans, 3 rue du Bât d'Argent dans les années 1860 et 8 rue de l'Arbre Sec (on ne sait pas précisément à quelle date). Pour les étrennes de 1866, le journal Le Salut Public suggère à ses lecteurs : « Voulez-vous selon l'usage qui tient à se répandre, envoyer à vos amis et connaissances votre portrait au lieu d'une banale carte de visite ? Allez chez M. Durand, 11 quai d'Orléans, dont les gendres MM. Escudié et Willemin sont les dignes successeurs après en avoir été les collaborateurs ». Bientôt seul Benjamin Escudié sera aux manettes, Amédée Willemin décède en 1870. De nombreux photographes sont établis à Lyon à cette date. Parmi eux, on peut noter depuis 1871, Antoine Lumière, père d'Auguste et Louis, photographe portraitiste au 15 rue de la Barre...
En dehors des portraits en studio, Philippe Fortuné Durand a aussi « daguerreotypé » Lyon et ses alentours. On lui doit plusieurs photos du Lyon disparu comme celle du Pont du Change en cours de démolition après la construction du nouveau pont (appelé aussi Pont de Nemours), une vue « aérienne » du quartier Grolée derrière Saint Bonaventure ou encore une photo de la Vierge de Fourvière lors de son installation sur le clocher de la chapelle en 1852.
Philippe Fortuné Durand décède en juin 1876, au 5 quai Fulchiron chez les Escudié, quelques mois après la naissance du 9e enfant du couple. Après les funérailles célébrées en l'église Saint Vincent, il est inhumé à Trévoux où il possédait une propriété.
Benjamin Escudié déménagera en 1882 le studio photo au 6 place des Cordeliers dont la plus grande partie de la façade portait en lettres capitales « la réclame » de l'entreprise héritée de Philippe Fortuné Durand, telle qu'on peut voir sur les photos de l'immeuble avant qu'il ne soit détruit dans les travaux de transformation du quartier Grôlée vers 1891.

Texte de Sandrine Kominek (sandrine.kominek@gmail.com)

 

3 juillet 2010

Quimper

  • Joseph. VILLARD - Quimper
  • Adresse : 15 Rue des Gentilhommes - 42 Rue Kéréon / 4 Rue St Francois (1er Etage)

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ci dessous cliquez pour decouvrir le recit de la famille VILLARD :

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Quimper et les Quimpérois sous l'œil des premiers photographes

Dans les années 1860-1870, la photographie fait son apparition dans la capitale cornouaillaise.

Il semble que le tout premier photographe attesté à Quimper soit le sieur Yves-Marie Levot. D'après les recensements et les listes électorales, il est resté tout au plus deux années à Quimper, de 1864 à 1865. 

En 1865, trois ateliers, au moins, de photographes existent : l'atelier Duclos et celui de Foulquier, tous deux apparentés, et l'atelier Villard.

Les Foulquier-Duclos

Jules Duclos est né au Havre dans les années 1820. Il est marié à Eugénie Foulquier, fille d'Eugène Foulquier. Il s'installe en tant que photographe à Lorient, place Napoléon puis à Quimper au 2ème étage du 38 rue du Quai où il possède son atelier. Il semble que dans les premières années de son installation à Quimper, il ait été essentiellement portraitiste.

Puis on le découvre dans les années 1870, photographe des chemins de fer. Comme d'autres photographes, il a bénéficié des grands travaux publics liés à l'arrivée du chemin de fer et à la construction des phares le long des côtes bretonnes.

A la même époque, son beau-père Eugène Foulquier, ouvre son atelier côté cour au-dessus de la bijouterie Caron, 20 rue du Parc. Le recensement effectué en 1866 nous indique qu'il est âgé de 63 ans, qu'il est veuf et qu'il vit seul. Il est également portraitiste et photographe des chemins de fer. 
En 1871, Auguste Goy le recommande au maire de Quimper pour la restauration et la mise en valeur de la collection de Silguy avant l'ouverture du tout nouveau musée des Beaux-arts : " Mr Foulquier, ancien employé de la célèbre maison Giroux de Paris, possède les aptitudes et offre toutes les garanties nécssaires pour bien organiser un musée puisque ses fonctions dans la maison Giroux consistaient à diriger la restauration des tableaux et à surveiller l'encadrement des dessins et des estampes. De plus Mr Foulquier a [...] mis en ordre et restauré plusieurs galeries de tableaux et [...] remis à neuf les nombreux tableaux de trois églises de Paris".
Il semble qu'Eugène Foulquier exerce la profession de photographe jusqu'à la moitié des années 1870. Puis il s'installe au 38 rue du Quai avec sa fille Eugénie.
De 1878 à 1884, il collabore avec Alfred Beau à la mise en place d'un musée ethnographique dont la pièce maitresse est La sortie de noce bretonne réalisée par leur soin.
Il est indiqué comme rentier sur le recensement de 1881. Il décède à Quimper le 11 septembre 1899 à l'âge de 98 ans. Son acte de décès mentionne qu'il est officier d'académie, sans doute, avait-il aussi exercé la profession d'enseignant.

Les Villard

C'est en 1865 que Joseph Villard, alors âgé de 26 ans, ouvre son atelier de photographieà Quimper, 15 rue des Gentilhommes. Le jeune photographe a l'idée géniale d'éditer des séries de photos sur les costumes et des  paysage bretons à destination des touristes. Il parcourt ainsi la région armé de son appareil et de sa cabine de préparation pour ses plaques. Il est le premier à photographier des sujets cornouaillais et aide par la même occasion considérablement à la diffusion de la culture bretonne. Ainsi, lors de l'exposition universelle de 1867, le costume breton est à l'honneur. On retrouve alors dans le journal de l'exposition des gravures représentant des hommes et femmes en costume traditionnel. Ces gravures signées Gerlier sont directement inspirées des photographies de Joseph Villard.

Vers 1870, Joseph Villard ouvre un second atelier au 42 rue Kéréon. Le recensement de 1881 nous apprend que l'atelier de photographie emploie deux personnes : Hélène Gourmelen et Louis Le Grand. En 1890, son fils Joseph-Marie entre dans l'affaire familiale en tant que photographe et reprend l'atelier à la mort de son père Joseph en 1898. Il s'installe comme photographe-éditeur au 4 rue Saint-François. Tout en continuant l'activité de portraitiste, il se lance dans l'aventure du carton postal. Ses clichés constituent une œuvre remarquable et très riche sur l'histoire de Quimper mais aussi de la Bretagne.

Et autres

A partir des années 1880, de nombreux photographes s'installent à Quimper. En 1881, Faustin Richard, photographe-portraitiste né à Château d'Olonne en 1845, s'installe au 20 rue Astor avec sa femme Marie Richard et Eugénie Le Guirriec, une parente. Il reste à Quimper une dizaine d'années environ.

En 1883, Ollivier Génot, 26 ans, né à Bannalec, ouvre un atelier de photographie 15 boulevard de l'Odet. Il vit avec Jeanne Mathilde Françoise Versailles son épouse. En 1885, sa femme donne naissance à un fils Ollivier Henri Marie. Il exerce jusqu'en 1887, année de son décès à Quimper.

Entre 1890 et 1914, on dénombre huit installations de photographesà Quimper. Parmi eux on peut citer Eugène Verghnet né à Saint-Cléré en 1856, qui arrive probablement à Quimper au début des années 1900. Il habite 32 place Saint-Corentin avec sa femme Esther et leur fille Laurette. Son atelier se situe, quant à lui, rue Kéréon. Ce photographe d'une cinquantaine d'années nous a laissé un magnifique témoignage à travers un reportage photo daté de 1907, sur les courses hippiques qui se déroulent à l'époque sur le champ de bataille.

Victor Allard ou la passion de la photographie

La photographie amateur fait son apparition après 1880 avec la mise sur le marché des plaques de verre au gélatino-bromure d'argent et des appareils plus légers et portatifs facilitant ainsi l'accès à la photographie pour de nombreux amateurs. Les photographies d'amateurs sont, pour la plupart, des images de voyages. Celles de Quimper ont été prises par Victor Allard, un quimpérois et reflètent avec lucidité des tranches de  vie quimpéroise de l'époque.

Victor Allard est né boulevard de l'Odet à Quimper le 21 juin 1879. Son père, prénommé également Victor, est entrepreneur de menuiserie. Entre 1895 et 1901, le jeune Victor, muni de son appareil Mürer de 6 plaques, parcourt Quimper certains jours de marché ou tout simplement pour le plaisir de prendre quelques vues de sa ville natale. Son œuvre est parvenue jusqu'à nous sous la forme de plaque de verre et s'articule autour de deux  thèmes principaux, les marchés de Quimper et plusieurs vues de bâtiments, de rues et de places.

Les vues sur les marchés, très vivantes, nous renseignent sur les différents métiers présents sur les places (rémouleurs, bourreliers, drapiers, marchandes de beurre etc.). Victor Allard ne s'est pas placé en spectateur mais nous fait vivre la scène de l'intérieur, tandis que ses photos de bâtiments et de rues sont des images fixes où l'homme est absent.


25 juillet 2010

Sathonay Camp

  • Maurice GANTIER - Sathonay Camp
  • Adresse : Avenue de la Gare

    Appelée successivement :
    Rue du Prince Impérial,
    Route de Rillieux,
    Avenue de la Gare - construction de la nouvelle gare vers 1895 (gare en bois de 1854 à 1893)

  • Le camp est créé définitivement en 1858 avec des baraquements en bois et en brique. Les alentours du camp forment une petite ville avec commerces, ouvriers, familles de militaires. Evidemment, les commerces étant liés à la présence des militaires, on trouve donc de nombreux cafés, des cabarets, un cinéma, et même des "maisons de tolérances". De son côté, le village est resté rural. Pour ensavoir plus consultez : http://ville-sathonaycamp.fr/histoire/1908.htm

  • Depuis la création du camp en 1858, les unités suivantes ont stationné à Sathonay-Camp:

61e régiment d'artillerie
86e Régiment d'artillerie
2ème et 3ème régiments de Zouaves
7ème et 10ème régiments de cuirassiers
54e régiment d’artillerie de campagne
28ème régiment de tirailleurs tunisiens
22e régiment d'infanterie de ligne, 1906 - 1914, recréé en 1966 et qui devient le 99e régiment d'infanterie de ligne
405e régiment d'artillerie anti-aérienne, créé à Sathonay en 1938 (dissous après l'armistice en juillet 1940, reformé en 1944, à nouveau dissous en 1945, reformé en 1946, dissous en 1984).
Centre d’instruction du Train n°158

Le 1er régiment de Zouaves a aussi stationné à Sathonay en 1870

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3 juillet 2010

L. Mulot

  • L. MULOT fils
  • Début Activité 1862 et Fin en 1891
  • Enseigne : "Photographie de l' Hotel de Ville" puis "Photographie de la Bastille"
  • Adresse Atelier :  48 Rue de Rivoli  - 2 Bd Beaumarchais vers 1870 - Paris
  • Succursale : 305 Rue Saint Jacques - Paris vers 1870
  • Vend à Théodore FOUQUERE en 1870 ( 48bis Rue de Rivoli )
  • Successeur de LEBLANC - ROSTAING vers 1864 et de PONTONNIER en 1880
  • Associé à QUERREUR au 48 Rue de Rivoli

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3 avril 2010

Langerock - Successeur Numa Blanc

  • LANGEROCK et Cie
  • Début Activité : 1869 et Fin 1878
  • Adresse : 29 Bd des Italiens
  • Successeur de Blanc de Labarthe en 1875 dit Numa Blanc
  • Associé de Blanc de Labarthe de 1869 à 1875

Peintre et photographe de sa Majesté, Le Roi de Prusse, médaille Paris en 1867

Henri Charles Langerock (né à Gand le 29 janvier 1830, mort à Marseille le 21 décembre 1915)1 est un peintre belge cosmopolite qui, formé à l'École des Beaux-Arts de Gand, passa une partie de sa vie en France, principalement à Paris et Marseille, où il fut reconnu comme un maître du paysage, des scènes bucoliques et des atmosphères de sous-bois, mais qui séjourna aussi plusieurs années en Italie, en Afrique et en Amérique du Sud, où il peignit de nombreuses toiles de paysages et de scènes exotiques ou orientalistes.

Il exerça également comme photographe, assistant de Nadar puis successeur de Numa Blanc (de) en son atelier du 29, boulevard des Italiens à Paris. Portraitiste mais aussi photographe de la nature et de l'agriculture, il se signala notamment comme initiateur de la retouche photographique et inventeur en 1865 du système breveté qui porte son nom.

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9 mai 2010

Niort - Arthur Duburguet

  • Pascal Louis Arthur DUBURGUET - Niort
  • Date de début d'activité : 1868
  • Adresse : 25 Avenue BUJAULT - Place de la Brèche

Pascal Louis Arthur Duburguet (parfois orthographié Du Burguet) est né à  Paris le 11 avril 1841. Il est d'abord employé dans les ateliers de photographie de la capitale. Il commence à  travailler à  son compte à  Saint-Maixent (Deux-Sèvres) où sa présence est attestée eu juillet 1871. Il exerce rue du Faubourg-Chalons. En 1876, il est recensé à  Niort (Deux-Sèvres). Son atelier est situé 25, avenue Bujault- place de la Brêche. Il est toujours recensé à  cette adresse en 1906. Son fils Maurice Duburguet (1867-?) sera aussi photographe à  Niort.

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3 avril 2010

Hermet

Il vend des portraits à l' huile, à l' aquarelle et des miniatures , propose une collection de célébrités comtemporaines.

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3 avril 2010

Georges Spingler

  • Georges SPINGLER - Paris
  • Début Activité en 1862 en studio
  • Adresse : 7 Grande Rue et 3 rue de Basse, Passy - Paris
  • Adresse d' atelier : 154 Rue du Faubourg Saint Antoine
  • Succursale à Vichy - Place de l' Hotel de ville

Photographe de S.M. L' Impératrice. A sa mort sa veuve poursuit l' activité quelques temps.

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L' Atelier des photographes du XIX siecle
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