Canalblog Tous les blogs Top blogs Photographie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
L' Atelier des photographes du XIX siecle
Publicité
7 février 2021

Ascension de CALAIS - 16 Aout 1868 pas Gaston Tissandier

  • Gaston TISSANDIER avec Jules DURUOF

225_001

045_001

En 1868, à Calais même, il avait fait un premier voyage au-dessus de la mer du Nord dans son ballon le Neptune. Deux courants aériens superposés lui avaient permis de s'aventurer à deux reprises différentes à plusieurs lieues en mer et de revenir deux fois sur le rivage.

Voici, d'après les notes prises par M. Gaston Tissandier qui était du voyage, comment s'opéra cette ascension du Neptune, préface éloquente de celle du Tricolore :

Le dimanche, 16 août, à quatre heures du soir, le magnifique ballon le Neptune se dressait majestueusement sur la place de Calais, au milieu d'une foule immense, qui attendait avec émotion le moment du départ rendu périlleux par le voisinage de la mer. Le chef de l'expédition M. Jules Duruof et son second, M. G. Barett, avaient bien voulu m'offrir l'hospitalité à leur bord, en me permettant ainsi de débuter heureusement dans la carrière aérostatique et de faire avec succès mes premières armes aériennes.

A quatre heures cinquante minutes le signal du départ est donné. Le Neptune s'élève. A peine la brise nous a-t-elle lancés vers le continent, qu'un courant atmosphérique supérieur nous entraîne vers la mer dans la direction du nord-est. Quelques minutes encore et nous planons à 1,400 mètres au-dessus des flots, en présence du plus merveilleux spectacle qu'il soit peut-être donné à l'homme de contempler. A nos pieds, la mer transparente s'étend à l'infini comme un vaste champ d'émeraude, à notre gauche la ville de Calais se dresse comme une cité en miniature sur un rivage lilliputien, à droite enfin, un singulier effet de mirage nous montre au-dessus d'un rideau de vapeurs, l'image renversée de l'Océan, que sillonnent quelques vaisseaux et cache à notre vue les côtes d'Angleterre.

La splendeur d'un tel panorama subjugue l'admiration. Aussi nul sentiment de crainte ne peut-il avoir prise en notre esprit, et nous songeons à peine à la marche rapide qui nous porte vers les immensités de la mer du Nord.

Cependant nous continuons notre route au-dessus de l'Océan et, tandis que la population nombreuse qui se presse sur la jetée et sur la plage de Calais se demande avec anxiété quelle sera l'issue de ce voyage, nous voyons une nuée de cumulus floconneux que les courants inférieurs de l'air font rapidement voltiger dans la direction du rivage et qui pourront, en y faisant descendre l'aérostat, nous ramener au point de départ.

Tout à sa digression poétique, le narrateur oublie que l'aérostat monte et peut rencontrer des courants supérieurs qui, comme au début de l'ascension, l'en- traîneraient en pleine mer. Du reste, le capitaine Du- ruof le pense ainsi, puisqu'il ne craint plus de s'aventurer sur l'Océan. L'aérostat monte à 1,500 mètres, jusqu'en vue du phare de Gravelines, à plusieurs lieues de la côte. C'est alors que, soit inquiétude, soit prudence, il cesse de jeter du lest et le Neptune s'abaisse de 1,000 mètres environ s'abandonnant à la brise qui le pousse en sens inverse au courant supérieur.

Le Neptune décrit alors une courbe qu'on pourrait comparer à celle des évolutions d'un navire en rade. Il revient sur ses pas, plane pendant une heure sur les flots, puis traverse la ville de Calais, aux acclamations de la foule qui, émue de ce retour inattendu, applaudit à ce qu'elle croit être une habile manœuvre des aéronautes.

Au lieu de profiter de la position et de descendre, enivrés de leur succès et se fiant toujours aux courants inférieurs qui les pousseront à la côte, ils suivent le rivage jusqu'à Boulogne. Là, enveloppés dans des nuages épais, exposés à une douce température, ils dînent à 1,600 mètres de hauteur.

Mais le temps passe. Les nuages qui les entourent, les empêchent de voir exactement la manœuvre insensible que la brise a fait faire au Neptune. Soudain un bruit prolongé se fait entendre. C'est le murmure des vagues qui se rapproche. Une éclaircie se forme et les aéronautes s'aperçoivent que te Neptune a été lancé de nouveau vers la haute mer, en face du cap Gris-Nez.

Se rappelant le courant inférieur qui les a déjà portés sur le continent et qui doit marcher sous leur nacelle, ils y laissent descendre l'aréostat.

Le Neptune, soulevé par la brise, se précipite alors avec une violence inouïe sur le cap.

Mais, dit M. Tissandier, va-t-il pouvoir en atteindre la côte ou en dépassera-t-il au contraire la pointe extrême pour continuer en pleine mer sa course rapide? La nuit tombe. Le ciel se voile. Le soleil, rouge comme un disque de feu, disparaît à l'horizon et chaque moment d'hésitation compromet le succès d'une périlleuse descente. Sans plus attendre, M. Duruof ouvre la soupape du ballon qui rase bientôt la surface des flots. M. Barrett s'empresse en même temps de jeter à la mer le grappin, que nous remorquons à notre suite ; et moi-même, rassuré par la froide énergie de mes compagnons, je ne tarde pas à lancer l'ancre sur le rivage, au commandement de notre vaillant capitaine. L'ancre est retenue par une dune de sable et le Neptune captif, sans force, vient s'affaisser sur le sommet d'un monticule herbu. Mais le vent qui s'engouffre dans la toile, va peut-être nous soulever encore et nous conduire à de nouveaux dangers.

M. Duruof a aussitôt recours à la corde, dite de miséricorde, qui fend l'aérostat en décousant une de ses côtes et le dégonfle instantanément. Tout péril est passé. L'intrépide Maillard, sous-gardien du phare de Kip

Le Neptune, captif et sans forces, vient s'affaisser sur la plage. 

Gris-Nez, brave matelot toujours prêt à voler au danger, M. Duclois, employé au télégraphe sous-marin, et quelques pêcheurs étaient déjà accourus à notre aide.

Certes, la manière habile et courageuse avec laquelle les aéronautes ont atterri au cap Gris-Nez est digne de tous les éloges, mais ils n'en ont pas moins couru de grands dangers par leur trop de confiance en des courants superficiels, dont ils ont failli éprouver les variations à leurs dépens.

Cependant on doit leur rendre cette justice, qu'ils ont fait tourner ce danger au profit de leurs connaissances aériennes. La conclusion du récit de M. Tissandier le prouve nettement.

Nous avons eu, dit-il, le rare bonheur de pouvoir constater la marche en sens inverse de deux couches d'air superposées et de profiter avec succès de leur action. Ce fait qui jusqu'ici n'avait jamais été aussi sûrement observé, n'offre-t-il pas une certaine importance et ne nous montre-t-il pas qu'il reste encore à l'art de l'aérostation un vaste champ à conquérir dans l'étude de la direction des vents?

Nous ne doutons pas, que bien souvent l'atmosphère est ainsi découpée en couches aériennes, qui se meuvent dans des directions différentes et que bien souvent aussi l'aéronaute pourrait se diriger, si comme l'oiseau qui plane il cherchait à diverses altitudes le courant qui lui est favorable.

Si le temps ne nous avait pas fait défaut, nous aurions pu confirmer brillamment cette assertion en répétant un grand nombre de fois la première manœuvre faite en face de Calais. On aurait vu le Neptune suivre alternativement, à des hauteurs différentes, deux routes opposées et gagner peu à peu les côtes de l'Angleterre en tirant des bordées comme un navire à voiles.

Cette ascension fait le plus grand honneur à M. Duruof, qui semble vouloir prendre le monopole des expéditions en mer, car plus tard, dans le courant de 1869, toujours avec ce même ballon, le Neptune, il fait une ascension à Monaco, en face de la Méditerranée qu'il veut braver à son tour.

Mal lui en a pris cette fois : comme à Calais, l'aérostat a trouvé au départ un courant inférieur qui l'éloigné de la mer, mais au-dessus des nuages, il en retrouve un supérieur qui le dirige sur la Méditerranée. Les nuages devenant humides pèsent sur le ballon et le surchargent d'un poids tel que rien ne peut arrêter sa chute vertigineuse.

M. Duruof n'est pas seul. Dans la nacelle se trouve entre autres un nommé Bertaux, homme très énergique et plein de sang-froid qui aide puissamment à manœuvrer l'aérostat, mais par malheur toute manœuvre est inutile. Le Neptune tombe à la mer.

Alors se produit un phénomène qui pourrait paraitre étrange, si Duruof ne l'avait déjà étudié, et Tissandier constaté à leur première ascension de Calais au cap de Gris-Nez.

Le premier courant inférieur emporte le Neptune et le fait bondir de vague en vague en le ramenant au rivage. Les aéronautes, déconcertés par cette manœuvre qu'ils ne comprennent pas, se cramponnent aux cordages et au cercle. Un bateau à vapeur s'approche, ils font des signes de détresse, agitent leurs mouchoirs, appellent. Le vent souffle toujours et le bateau qui a vu les naufragés ne peut les atteindre. Le Neptune continue sa route vers le rivage, où il atterrit, déposé par le vent et permettant aux aéronautes d'aborder, comme l'eussent fait des marins dans une barque à voile.

Comme on le voit, Duruof avait déjà fait connaissance avec la mer.

Le 31 août 1874, il partait de Calais dans son ballon le Tricolore, emmenant avec lui sa femme. Il devait cette fois tenter le passage du détroit, comme l'avait fait Blanchard et voulait le faire Pilâtre de Rosier.

Le Tricolore devait prendre son vol à cinq heures du soir. Une foule compacte de Calaisiens — on sait que le goût des expériences aériennes a été de tout temps très développé chez eux, — assistait aux préparatifs de départ ; mais à l'heure dite, le vent souf-

fiait dans la direction de la mer. Des ballons d'essai furent lancés dans l'espoir qu'on les verrait rencontrer des courants aériens contraires auvent, mais il n'en fut rien et les ballonnets allèrent se perdre dans la mer.

Partir dans de telles conditions, c'est aller à la mort. Duruof persiste à vouloir quitter la terre. Le public, qui trépigne avec impatience, n'a-t-il pas droit au spectacle promis? Et d'ailleurs, le vent peut changer, un navire en mer les recevoir à son bord. Toute sollicitation est inutile. Duruof et sa femme elle-même sont inébranlables. Le ballon va partir.

Le capitaine du port conseille à Duruof d'attendre au lendemain, et le maire intime à Duruof l'interdiction absolue de quitter terre. Bien mieux, pour prouver qu'il prend la responsabilité de ce veto, il fait emporter la nacelle à l'hôtel de ville. Le ballon, complètement gonflé, se balançait sur ses amarres en pleine place Saint-Pierre, et le public qui n'était point mis au courant de ce qui se passait, s'imaginait que Duruof refusait d'exécuter son programme.

Pendant que les spectateurs de l'enceinte réservée se retirent sans protestations, de tristes personnages, comme il s'en trouve dans toutes les foules, mettent en doute le courage de l'homme qui a ouvert la roule de l'air aux aéronautes du siège. Le malheureux, en traversant cette foule hostile est criblé de huées et d'outrages.

Les aéronautes multiplient leurs signaux de détresse.

A l'hôtel, même réception. Les insultes ne lui sont pas épargnées, il entend même dire autour de lui :

— Ces aéronautes ! ils ne partent pas avec leur ballon, mais ils savent bien partir avec la caisse.

Duruof n'en entend pas davantage . Il prend soudain sa femme par le bras et court à l'hôtel de ville, pour reprendre sa nacelle confisquée. Le gardien refuse de la donner, mais Duruof lui affirme que c'est pour faire une expérience et qu'il n'est question que d'une ascension captive. Il est tellement calme, que le gardien le croit sur parole et lui remet l'esquif d'osier.

L'intrépide aéronaute court à la place Saint-Pierre avec son précieux fardeau. Il arrime sa nacelle, y saute avec sa compagne et coupe les cordes.

La nuit vient, sombre, terrible, impitoyable. Le ballon échappe à tous les regards, court rapide comme une étoile filante au-dessus de la mer du Nord, pendant que les Calaisiens étourdis par la rapidité de cette ascension, honteux et repentants, troublent l'air de leurs cris d'angoisse. Il y en a même, dit-on, qui pleuraient. Il était bien temps. Les insulteurs étaient satisfaits!...

Dans l'histoire de l'aérostation et de ses martyrs, il n'est pas rare de rencontrer des foules dont les absurdes railleries envoient au danger ou à la mort les malheureux qui ne sont, pour elles, que des instruments de plaisirou de cllriosi té. Les Calaisiens, disons-le à leur louange,comprirent de suite la faute qu'ils avaient commise etieur inquiétude égalaleurs remords.

Le vent soufflait toujours dans la même direction. Les prédictions sinistres se croisaient. L'angoisse était d'autant plus grande que Duruof, dans sa précipitation, n'avait emporté ni vivres ni couvertures, et que le ballon ne cubant que 800 mètres ne pouvait tenir l'air longtemps.

De Calais, on télégraphia à Paris la nouvelle de ce téméraire départ, et, le jour même, l'Observatoire transmettait à la presse cette note :

— Un ballon monté par un aéronaute et sa femme est parti de Calais, hier soir, lundi, à sept heures, en voulant tenter le passage en Angleterre. Cependant le vent soufflant assez fort du sud-ouest n'était pas favorable. Aussi le ballon s'est-il dirigé rapidement suivant l'axe de la mer du Nord. M. de Fonvielle, qui nous donne cette nouvelle, nous demande quelle route le ballon aura probablement suivie. Parti seulement ce matin, le ballon aurait certainement gagné le Danemark. Étant parti hier soir à sept heures, il a pu se relever beaucoup plus vers le nord. L'observatoire a, en conséquence, averti Copenhague et Christiania, par dépêches télégraphiques.

«Un mouvement d'horreur, écrit M. de Fonvielle, s'empare de l'Europe entière, quand on apprend cet acte d'héroïque témérité.

Pendant trois jours, l'opinion resta fébrilement attachée sur ce coin de l'Océan. La grande préoccupation publique était de savoir si Duruof et sa courageuse épouse avaient été sauvés par un miracle, sur lequel nul ne comptait plus.

« Enfin un télégramme expédié de Wisby vient faire cesser l'anxiété universelle. Les deux naufragés aériens ont été sauvés par l'équipage d'un pêcheur anglais, sur le Scager-Rack, grand banc où se font d'ordinaire de moins étranges coups de filet. Tout est héroïque dans cette tragédie : la naïveté de la femme qui croyait aller en partie de plaisir, le sang- froid et la vigueur du mari, qui dans une situation épouvantable, où les plus hardis auraient été paralysés, garde sa présence d'esprit tout entière.

(1 Un faux mouvement, et il était perdu. Son précieux fardeau lui était arraché. Subitement délesté, le ballon s'élançait dans les espaces. Il retombait asphyxié par le gaz et engourdi par le froid. Tous les dangers sont prévus, évités avec une incroyable intrépidité... »

Les péripéties du naufrage de Duruof sont des plus émouvantes.

Pendant toute la nuit, le Tricolore poussé par le vent avait erré sur la mer du Nord. Au petit jour, les aéronautes se trouvent à peu de distance des flots. De tous côtés des brouillards et des vagues.

A l'horizon pas une voile. Où étaient-ils ? Ils n'en savaient rien. Où allaient-ils ? Dieu seul le savait.

Duruof essaie de consoler sa femme, en lui disant qu'ils sont dans la bonne voie, et la vaillante créature ne perd pas courage. Le brouillard s'étant un peu éclairci, ils aperçoivent au loin deux points noirs. Ce sont deux bâtiments naviguant dans la direction où le Tricolore était poussé.

Mais l'un d'eux est allemand, il a vu les couleurs du drapeau français et il s'écarte avec prestesse de ce ballon qui porte des couleurs ennemies. L'autre, au contraire, se met à manœuvrer pour venir à sa rencontre. La mer est forte, très forte et la manœuvre est difficile : un canot cependant s'est détaché et vogue vers le Tricolore.

Duruof a ouvert la soupape et descend jusqu'à ce que les cordes touchent l'eau, mais au bout d'un instant, il s'aperçoit que le canot a disparu, et le ballon emporte les naufragés dans une direction opposée.

Le bateau pêcheur aperçu par Duruof était anglais. Il se nommait le Great-Charge et son capitaine William Oxley. Ce dernier, en aperçevant les couleurs du pavillon français, s'était, au risque de sombrer sous voiles, couvert de toiles et avait mis le cap sur le ballon, de manière à lui couper la route en arrivant sous son vent. Ayant réussi, il jeta son canot à la mer et s'y précipita avec son lieutenant. C'était ce canot sauveteur que Duruof et sa femme venaient de perdre de vue !...

Il était alors six heures du matin. La fuite du ballon était moins rapide, Duruof ayant eu la précaution de fermer la soupape, la nacelle se trouvant sur l'eau. C'était le seul moyen de maintenir le ballon, qui résistait encore, mais risquait fort d'éclater sous les efforts des vagues, qui le recouvraient tout entier, et, en se brisant sur lui, le faisaient plier, ballotter, sombrer.

Une heure se passe dans ces transes mortelles. Le bateau pêcheur reparaît à l'horizon et la chaloupe cingle rapidement vers les naufragés.

Ceux-ci étaient dans un état pitoyable. Il faisait un froid terrible. Leurs membres étaient engourdis. La force les abandonnait. L'espoir d'être secourus par ce canot qui s'avance est la seule chose qui leur donne un reste de vigueur.

Madame Duruof est glacée, insensible. Son mari est obligé de la prendre dans ses bras. Chaque secousse du ballon augmente leur faiblesse.

Enfin le bateau s'approche. Les matelots anglais, saisissant un morceau de câble, s'accrochent à l 'aérostat qui les entraîne avec une épouvantable furie. Le canot est sur le point de chavirer. Duruof voit le danger. Il iette sa femme au capitaine, qui la saisit au vol, et coupe les cordes qui les attachaient au ballon. Une vague prend Duruof à revers et le lance contre la chaloupe où il se cramponne, se hisse et dans le fond de laquelle il tombe inanimé. Pendant ce temps, le ballon disparaît dans l'immensité. On devait le retrouver un peu après sur les côtes de Norwège !...

La chaloupe accoste le bateau pêcheur. On porte les naufragés à bord, on leur donne une cabine avec un bon feu qui les réchauffe, et à neuf heures du matin, quatorze heures après leur départ de Calais, ils débarquent dans le port de Grimsby, dont la population tout entière les acclame.

Le soir même ils étaient à Londres.

Calais, consterné depuis le départ des aéronautes, éclata en joyeuses manifestations, quand il apprit le sauvetage inespéré de ceux dont quelques mauvais plaisants avaient compromis la vie. Les rues furent pavoisées de drapeaux français et anglais, et lorsque Duruof et sa femme revinrent d'Angleterre, leur entrée dans la ville fut un véritable triomphe. Une souscription ouverte en leur faveur produisit plus de onze mille francs, dont le produit fut employé par Duruof à construire un aérostat, auquel il donna le nom de la Ville de Calais.

(Source : Titre : Les naufrages aériens / par Albert Laporte Éditeur : T. Lefèvre (Paris) Date d'édition : 1880)

TISSANDIER par Liebert

[Gaston_Tissandier]___A_Liebert_Liébert_Alphonse_btv1b84510957

Publicité
2 novembre 2020

Photographe de Guerre - Emile CAMYS (Calais)

Émile Camys (1862-1934) :

Compositeur installé à Calais en 1895, il est chef d’orchestre au Casino, chef de la musique municipale et directeur de l’école de musique. Orateur brillant, il donne de nombreuses conférences illustrées, sur son art tout d’abord, puis sur des thèmes patriotiques dès le début de la guerre. Il poursuit cette activité après l’armistice et y ajoute l’animation ou la création d’oeuvres d’entraide.

 « Il y a très peu de clichés de la guerre parce qu’avec la censure, rares étaient ceux qui avaient l’autorisation de prendre des photos. Émile Camys avait certainement eu cette autorisation, même si on ne sait pas à quel titre. On savait que ces photos existaient, puisque certaines apparaissaient déjà dans le livre de Chatelle et Tison de 1927, l’ouvrage de référence sur Calais pendant la Guerre. »

La Revue des artistes du Nord et du Pas-de-Calais

300px-Camys_emile

9 janvier 2021

TRAMWAYS DE CALAIS 20 Centimes

  • Tramways de Calais - 20 centimes - Zinc nickelé carré coins - arrondis troué - 25 mm - 3,64 grammes

A l'origine la voie était à l'écartement normal et à traction hippomobile, une société anglaise en assurait l'exploitation. En 1908 après transformation en voie métrique une nouvelle compagnie se créa: la Société Anonyme des Tramways de Calais et Extentions. Après modernisation et électrification du réseau de nouvelles lignes furent ouvertes, une trentaine de motrices vestibulées en assuraient le service. Mais comme beaucoup de villes du Nord, Calais allait subir en 1940 de graves destructions qui empécheront la reprise de l'exploitation.

Caractéristiques techniques :

  • écartement: 1m
  • longueur du réseau: 20km
  • modes de traction: animale, électrique
  • mise en service: 1879
  • suppression: 1940

20ccalaisa

 

25 décembre 2020

« Franciscaines de Calais »

La Congrégation a débuté en 1854 suite à une demande de l’Evêque d’Arras de réunir 7 congrégations franciscaines implantées dans ce diocèse. Reconnaissance officielle  le 10 avril 1854 à Calais ! - La première supérieure de la congrégation sera Mère Louise Mabille (1799-1864)!

mere-mabille

« Soyons toutes les membres d’un même corps qui s’entraident et s’animent. Que toutes et chacune, selon la mesure de la grâce, nous travaillions à l’œuvre pour laquelle Dieu nous a choisies » Mère Louise, juin 1854

Congrégation hospitalière et missionnaire de droit diocésain (1854) puis pontifical (1892) fondée en 1852 par le père Duchenne, chanoine d'Arras, et résultant de la fusion de 7 couvents de tertiaires franciscaines du diocèse : Saint-Omer, Aire, Montreuil, Béthune, Lens, Arras, Calais. La congrégation adhéra dès lors à la famille des Franciscaines Capucines ; elle fut nommée "Franciscaines de Calais" jusqu'en 1965
Elle absorba les soeurs du Coeur-Immaculé de Marie de Boulogne-sur-Mer (1921), les Franciscaines de Nazareth d'Ethiopie (1955), les Franciscaines de Notre-Dame-des-Anges de Genval, Belgique (1956), les religieuses de Notre-Dame-de-la-Treille de Lille (1967), les Franciscaines de Notre-Dame d'Espérance de Paris (1969)

En 1940, la maison-mère de Calais est entièrement détruite.

La congrégation prend le nom de Franciscaines de Calais, et deviendra les Franciscaines missionnaires de Notre-Dame en 1965.

Epson_24122020173518

Epson_24122020173423

 Vignette / Erinnophilie

102_001

Une Franciscaine pendant la Guerre : « Soeur Edwige, Religieuse-Soldat du Réseau Jean de Vienne»

14 novembre 2020

Le Chêne brisé - 1870

  • Monument aux morts de la guerre franco-prussienne de 1870 à Floing, bataille de Sedan.

Cet arbre a une valeur symbolique d’autant moins négligeable qu’il est devenu un des principaux points de repère du Pays Sedanais.
C’est l’image de la femme qui s’oppose à la guerre associée à celle d’un arbre qui renaît.
Le chêne est, avec le sanglier, un des symboles de Sedan dont la devise « Undique Robur » (Force de toutes parts), héritée des La Marck, comporte le mot latin « robur » qui signifie à la fois le chêne et la force.
Les habitants de Floing sont à l’origine d’une collecte grâce à laquelle un « chêne brisé » fut commandé au marbrier sculpteur Constant Duc qui appartenait à une ancienne dynastie de tailleurs de pierre savoyards venus à Sedan.
Malgré des détériorations successives, on devine une silhouette de femme qui, au pied du Chêne brisé, s’emploie à casser un canon à coups de masse pendant qu’au-dessus d’elle pousse une nouvelle branche de ce chêne.
Un nombre important de combattants tués dans les dernières heures de la bataille ont été enterré à cet endroit.

Epson_14112020075450

Publicité
20 août 2020

UTRECHT - La Pyramide d'Austerlitz

  • Gerrit Adrianus Vernout (photographe Haarlem), né à 29/08/1848, à Haarlem et décédé le 16 November 1913, Haarlem, Netherlands

La pyramide d'Austerlitz est une pyramide de sable et de terre, construite par des soldats de l'armée napoléonienne en 1804, située à Woudenberg, près d'Utrecht, aux Pays-Bas. D'une hauteur de 36 mètres, il s'agit d'un des points culminants des collines d'Utrecht.

Epson_20082020165034

Epson_20082020165145

En mars 1804, le général Auguste Marmont est nommé commandant des troupes françaises et bataves stationnées en République batave. Il établit son camp près de Zeist, à une dizaine de kilomètres de la ville d'Utrecht, dans une plaine de landes propice aux manœuvres militaires et riches en ressources. Les 18 000 hommes sont répartis en trois divisions, installées dans trois sections appelées Bois-en-Ville, Marmontville et Petitville1. Le camp lui-même est appelé Camp de Zeist ou Camp d'Utrecht.

Après plusieurs mois d'entraînement, le général Marmont, satisfait de l'état de ses troupes et afin de les garder occupés, ordonne en septembre 1804 l'érection d'une pyramide à degrés — en imitation de l'érosion des pyramides de Gizeh que Marmont avait vues pendant la campagne d'Égypte en 1798 — à proximité du camp d'Utrecht. La construction dure 27 jours et l'édifice est inauguré le 12 octobre 1804 et dédié à Napoléon Ier. Une boîte de plomb contenant un mémorandum sur la construction de la pyramide, les contrôles nominatifs de chaque régiment et quelques pièces de monnaies est enfoui au centre de l'édifice. La pyramide de 36 mètres est surmontée d'un obélisque en bois. Cette butte artificielle est alors baptisée Marmontberg (Colline de Marmont).

À l'été 1805, l'armée de Marmont devient le 2e corps de la Grande Armée et quitte la République batave à la fin du mois d'août pour prendre part à la campagne d'Allemagne qui se terminera le 2 décembre par la victoire française sur les Russes et Autrichiens à Austerlitz. Les commerçants installés en bordure du camp de Zeist s'établissent dans les campements, qui deviennent alors un vrai village. Pour prévenir la destruction de sa construction, Marmont fait l'acquisition des terres sur lesquelles la pyramide et établie, et en confie la garde à trois soldats retraités pour lesquels il construit trois fermes.

Le 17 août 1806, le nouveau roi de Hollande Louis, frère de Napoléon, renomme la pyramide en Pyramide d'Austerlitz, malgré les protestations de Marmont. Le même jour, il accorde le statut de ville aux trois camps de Bois-en-Ville, Marmontville et Petitville réunis sous le nom d'Austerlitz.

L'érosion faisant son œuvre sur une construction de sable, l'obélisque, sur le point de s'écrouler, est détruit en 1808. En 1816, après la chute de l'Empire, Marmont vend ses terres à l'avocat Hubert van Asch van Wijck, futur bourgmestre d'Utrecht et membre des États généraux des Pays-Bas. La zone est reboisée et le monument est peu à peu laissé à l'abandon.

En 1894, le propriétaire du domaine et maire de Woudenberg, Johannes Bernardus de Beaufort, entreprend la restauration de la pyramide et fait placer à son sommet un obélisque de pierre. La caisse de plomb est alors exhumé et son contenu, altéré par le temps, est versé au Rijksmuseum et sera perdu pendant la Seconde Guerre mondiale.

Peu entretenue pendant le xxe siècle malgré son classement en Monument national en 1970, la pyramide se dégrade peu à peu et est envahie par la végétation, devenant presque invisible. En vue de son bicentenaire, une restauration est entreprise entre 2001 et 2004. Les intempéries de l'été 2004 ont détérioré l'édifice et l'inauguration prévue en septembre ont dû être annulées.

Une nouvelle phase de restauration a lieu en 2007 et 2008, renforçant les pentes et restaurant les degrés. Le site rouvre à l'été 2008, avec un centre d'informations sur De Franse Tijd, la période française (1795-1813) pendant laquelle les Pays-Bas — alors successivement la République batave, le royaume de Hollande puis des départements de l'Empire français ont été satellites de la France. De nouveaux travaux de consolidations ont été effectués en 2010 et 2012, après de fortes tempêtes hivernales. (wikipedia)

30 juillet 2020

La Famille Impériale par Lévitsky

  • Serguei LEVITSKY (1819 - 1898)
  • Debut Activité : 1840 et fin en 1864 en studio
  • Adresse : 22 Rue de Choiseul - Paris
  • Vend à Augustin Aimé Joseph LEJEUNE

Il travaille entre 1859 et 1865 à Paris , cet employé de bureau à St Petersbourg en russie réalise des 1840 de magnifiques Daguerrotypes dont certains primés, en france. En 1850 il utilise le collodion et obtient en 1852 une médaille a Paris pour ses portraits Grands Formats.

Epson_30072020132713

22 juillet 2020

La Bourse du Travail

  • En 1861, la construction d’un lavoir municipal était décidée. Il se situera place Crèvecoeur, face à la mairie de Saint-Pierre-lès-Calais, l’actuel palais de justice. L’école primaire supérieure y était installée, dotée d’un minuscule gymnase, ainsi que le palais de justice, l’octroi, le conseil des prud’hommes. Dans la soirée du 20 mars 1918, des torpilles allemandes touchaient l’aile sud du lavoir.
  • La bourse du travail a été construite sur la place Crévecoeur sur l'emplacement de l'ancien lavoir, en face du palais de justice et à côté de l'église, dans le cadre des grands travaux des années trente. Le bâtiment fut conçu pour être mis à disposition des syndicats de Calais. Ce bâtiment était également conçu pour servir de marché couvert. Les travaux commencèrent en juillet 1937 et furent terminés peu de temps avant la guerre et non inaugurés officiellement. Le bâtiment fut réquisitionné par les Allemands pendant la guerre. Le marché couvert a été restauré en 1994 et des travaux de restauration des façades extérieures ont été entrepris en 1998. 
  • Poyé Roger (architecte à Calais entre 1911 et 1958) Ingrand Max (peintre) Ingrand Paule (peintre) Coin (sculpteur)

Epson_22072020130210

La première pierre de la Bourse du Travail, fut posée le 17 avril 1938, à l’occasion du cinquantenaire de l’Union Française des Ouvriers Tullistes, en présence de délégués de Caudry et de Nottingham, par M. Auguste Boulanger. Elle fut scellée près de l’entrée, à l’intérieur de l’édifice. Un banquet de 200 couverts compléta la cérémonie.

Haute de 28 m, la Bourse du Travail vit sa construction projetée le 29 février 1936 et commencée le 20 août 1937.

Terminée en 1939, la Bourse du Travail devait être inaugurée en octobre. Séance du Conseil Municipal du 25 août 1939 (huit jours avant la déclaration de guerre) : les édiles votèrent une subvention de 5 000 francs pour les frais d’inauguration, soirée artistique en la salle des fêtes, manifestation sportive place Crèvecœur, et banquet. Les invitations étaient déjà imprimées quand la déclaration de guerre fit reculer la cérémonie et, en fait, la Bourse du Travail ne fut jamais officiellement inaugurée.

A la Bourse du Travail, la salle Auguste-Boulanger perpétue le souvenir d’un militant ouvrier (de gauche) qui fut conseiller municipal pendant une trentaine d’années, jusqu’en 1939. Elu en 1912 au Petit-Courgain pour la première fois Secrétaire de l’Union des Syndicats Ouvriers.

La construction de la Bourse du Travail et du marché couvert répondait davantage au souci de lutter contre le chômage, plutôt qu’à une nécessité urgente. Le ministre de l’Intérieur Marx Dormoy accorda, en 1937, une subvention de 1 720 000 francs, pour ce projet estimé à 7 196 295 francs. Le reste fut couvert par emprunt. Les premières adjudications furent faites le 29 juin 1937. (architecte, M. Poyé).

La bourse du travail fut construite à l’emplacement laissé vacant par la démolition du « lavoir », en 1914-18 et transformé en square, terrain de 872,66 m².

Au rez-de-chaussée, se trouve le marché couvert, avec 38 étals pour la vente de la viande de la boucherie et de charcuterie et des comestibles. Au sous-sol, des caves dépendent directement de ce marché, avec resserres métalliques et grillagées, poste d’eau, chauffage central, etc.

L’entrée de la Bourse du Travail est aménagée au rez-de-chaussée en façade principale sur la place Crèvecœur. Elle est surmontée d’un haut-relief de Coin Robert, statuaire à Lille.

Au 1er étage, existe une galerie d’accès, huit bureaux de syndicats, une salle de réunion pour 60 à 80 personnes, une salle de réunion pour 150 à 200 personnes, et les services annexes.

Au 2e étage, huit bureaux de syndicats, une bibliothèque, et le rez-de-chaussée de la grande salle de réunion où ont lieu les meetings, fêtes, galas de boxe ou de catch, etc. (855 fauteuils et 196 strapontins).

Au 3e étage, deux bureaux de syndicats, la galerie de la grande salle de réunion, quatre salles d’archives et des services annexes.

Au 4e étage, enfin, il y a trois salles d’archives.

Le marché couvert de la Bourse du Travail fut mis en service en août 1942. Les Allemands avaient occupé le rez-de-chaussée depuis leur arrivée à Calais et venaient d’en lever la réquisition.

Après avoir été occupé par les allemands, l’édifice fut endommagé par des bombardements. A la libération, l’administration l’utilisa, en y installant un centre d’accueil et un garde-meubles. Un poste militaire français de météorologie s’y trouvait. Le Conseil Municipal du 10 août 1945 décida la création d’un poste de concierge, qui devait, de préférence, revenir à un déporté, retour d’Allemagne, et remplissant les conditions.

QUI ETAIT ROGER POYÉ ?

Né à Bailleul en 1885, Roger Poyé accumule très jeune les succès aux concours des sociétés d‘architecture. ll travaille à Lens avant d'obtenir, en 1913, son inscription sur la liste des architectes admis à présenter et à diriger des travaux pour des communes. C'est au titre d'architecte agréé qu'il travaille à la reconstruction de Calais après la Grande Guerre. Il se marie avec une professeur de dessin exerçant au collège Sophie Berthelot.
Tout en étant impliqué dans le fonctionnement de l'Ecole des Arts Décoratifs et Industriel, il est sollicité pour de nombreuses missions d'urbanisme au titre d’ « architecte conseil de la ville », poste qu’il occupe entre 1928 et 1944.
Mais Roger Poyé ne travaille pas que pour la municipalité calaisienne : il est engagé par des particuliers désireux de transformer leur habitat ou leur boutique, et par des organismes divers comme la Chambre de Commerce, la Caisse d'Epargne, l’administration des Hospices... On lui doit entre autres la Bourse du Travail, la Maternité, le bâtiment de l'Automobile Club du Nord de la France au 74 boulevard Jacquard, l’ancienne école primaire supérieure de garçons de la rue de Vic... ou encore l'église Notre-Dame des Armées aux Cailloux. Si son style, moderne et fonctionnel, ne fait pas forcément l‘unanimité, l‘empreinte de Roger Poyé dans notre ville est considérable. Aucune rue de la cité des Six Bourgeois ne porte pourtant son nom, souvent ignoré des Calaisiens.

22 juillet 2020

Le Château Impérial de Compiègne

Château royal reconstruit entre 1755 et 1788 par Ange-Jacques Gabriel, Compiègne fut réaménagé à partir de 1807 sur ordre de Napoléon Ier afin de devenir une résidence impériale. L'architecte Berthault remania la décoration intérieure avec l'aide d'artistes et d'artisans renommés parmi lesquels Girodet, Dubois et Redouté pour les décors peints, Jacob-Desmalter et Marcion pour les ensembles mobiliers. Le jardin fut redessiné à l'anglaise et relié à la forêt de Compiègne qui en constitue toujours le prolongement direct.

En 1810, Napoléon y accueillit sa future épouse, l'archiduchesse Marie-Louise d'Autriche, exactement comme Marie-Antoinette y avait été accueillie 40 ans plus tôt. Une fois le mariage célébré à Paris, le couple impérial revint à Compiègne. La cour s'y installa de nouveau en 1811 en compagnie du petit Roi de Rome. Sous la Restauration, les princes de la famille royale effectuèrent de cours séjours à Compiègne. Suivant la tradition monarchique française, Charles X s'y arrêta en 1824 au retour du sacre à Reims et, en 1832, Léopold Ier de Belgique y épousa la princesse Louise,fille aînée de Louis-Philippe.

En 1848, le château devint domaine national. Le prince-président Louis-Napoléon y fit une visite lors de l'inauguration de la ligne de chemin de fer Compiègne-Noyon. Devenu empereur, il s'y rendit une première fois avec une centaine d'invités en 1852 parmi lesquels figurait Eugénie de Montijo, la future Impératrice. Ces visites se réitérèrent en 1853 et 1855. Des travaux de réaménagement furent alors entrepris dans certaines pièces tandis qu'une partie du mobilier était renouvelée dans le goût de l'époque. Seules deux constructions furent réalisées : une aile séparant la vaste cour des cuisines et un théâtre malheureusement inachevé. A partir de 1856, le château de Compiègne fut la résidence d'automne de la cour impériale. Débutèrent alors les fameuses « Séries » : pendant un mois et demi, les souverains conviaient chaque semaine une centaine d'invités acheminés par trains spéciaux. 

Epson_22072020130412

Epson_22072020130503

Epson_28072020182009

Epson_28072020182115

  • Photographe : Ernest François BENOIT (1842-1920)
  • Date de début d'activité : 1873
  • Adresse : 1 Rue Mounier (en face du chateau)

Fils d'un vigneron, Ernest François Benoit est né le 19 novembre 1842 à  Cuffies (Aisne). Le 1er novembre 1873, "Le Progrès de l'Oise" publie une annonce de la photographie E. Benoit 9, rue du Château à  Compiègne (Oise). Benoit ne se contente pas de faire des portraits, il propose des vues de Compiègne, de Pierrefonds et des environs. Agé de 31 ans, c'est déjà  un professionnel confirmé mais on n'est pas renseigné sur ses premières années d'activité. En 1881, il est recensé 1, rue Mounier où il va exercer là  jusqu'en 1908, date à  laquelle il cède son fonds à  Eugène Hutin (1883-1960). Il décède à  Compiègne le 11 janvier 1920.

22 juillet 2020

La Famille Impériale

  • La Famille Impériale par Henry Ashford and Thomas Bristo Ashford
  • Atelier Photographe : Ashford Brothers - London - 76 Newgatestreet

Epson_21072020130733

Epson_21072020130833

Vers 1862, Henry Ashford (né vers 1834, Sproughton, Suffolk) créa une société d'édition photographique avec son frère aîné Thomas Bristo Ashford (né vers 1831, Sproughton, Suffolk). La société d'édition photographique a d'abord été sous le nom d' Ashford Brothers et opérait à partir du 76 Newgate Street, City of London . Lors du recensement de 1861, Henry Ashford avait été décrit comme un «photographe», mais il est clair que Henry et Thomas Ashford étaient principalement des éditeurs de photographies dans les années 1860.

Ashford Brothers of Newgate Street, Londres, a publié des portraits en carte de visite de célébrités célèbres de l'époque qui avaient été prises par d'autres photographes professionnels. Au cours des années 1860, La société Ashford Brothers agirait en tant qu'agent des photographes, reproduisant les tirages photographiques et distribuant les cartes de célébrités finies aux papeteries et autres points de vente.

Ashford Brothers & Co. est devenu bien connu pour ses "cartes composites", des photographies de cartes de visite comportant de douze à mille petits portraits sur une seule petite carte. 

Le partenariat entre Henry Ashford et Thomas Bristo Ashford ( exerçant sous le nom d' Ashford Brothers & Co. ) fut dissous le 28 septembre 1867. Il semble qu'entre 1867 et 1868, les deux frères aient travaillé indépendamment dans l'édition photographique. Henry Ashford a travaillé comme marchand de photographies à Queen Street, Cheapside, Londres, avant d'être mis en faillite à la fin de décembre 1868. Apparemment, peu de temps après, Henry Ashford a émigré en Australie. Il semble que Thomas Bristo Ashford a continué comme éditeur de photographies au 97 Newgate Street, Londres jusqu'en 1876.

À partir de 1877, Thomas Bristo Ashford gagna sa vie en tant que «papeterie fantaisie» au 97 Newgate Street, Londres . Le recensement de 1881 enregistre Thomas Bristo Ashford, quarante-neuf ans, et sa femme Henrietta à leur résidence au 20 Bellefields Road, Lambeth [Thomas Bristo Ashford avait épousé Henrietta Ashford (née en 1824, Witnesham, Suffolk) en 1857]. Lorsque le recensement de 1891 eut lieu dix ans plus tard, Thomas B. Ashford travaillait toujours comme papetier de luxe et vivait à Lambeth. L'épouse de Thomas Ashford, Henrietta, était décédée à Lambeth l'année précédente à l'âge de soixante-six ans.

En 1894, Thomas Ashford travaillait dans une ferme à Clement's Hill, Broxted, près de Dunmow dans l'Essex. Le père de Thomas Ashford, Robert Ashford, avait été fermier dans le Suffolk et au cours des six dernières années de sa vie, Thomas a suivi la même profession.

Thomas Bristo Ashford est décédé dans sa ferme de Broxted, Essex en 1901, à l'âge de 70 ans. (source :photohistory-sussex)

19 juin 2020

Dunkerque - Sipieter

  • Alfred SIPIETER né à Dunkerque le 31 janvier 1863
  • Date de début d'activité : 1885
  • Adresse : 13 Rue des bassins

Marié le 19 janvier 1909 à Rosendael avec Marthe Julie Cornélie LEGRAND, née le 14 juin 1883 - 30 rue des Arbres - Dunkerque - Professeur de piano

Epson_18062020161726

Epson_18062020161816

 

Recensement de 1906 au 13 Rue des Bassins

SIPIETER Eugénie - sans profession - 68 ans né à dunkerque
SIPIETER Célina - sans profession - 46 ans né à dunkerque
SIPIETER Alfred - photographe / patron - 43 ans né à dunkerque
SIPIETER Marie - sans profession - 35 ans né à dunkerque

19 juin 2020

Lille - Auguste Léopold Touly

  • Auguste Léopold TOULY né le 20 Avril 1869 à Lille
  • Date de début d'activité : 1898
  • Adresse : 54 Rue de Saint Etienne

Marié le 23 avril 1894 à Lille avec Marie Marguerite CAYEZ, née le 20 juillet 1870 - 9 rue des Moineaux - Paris 1er, et décédée le 20 avril 1950 à Saint Cloud, Hauts de Seine à l'âge de 79 ans

Epson_18062020161913

Epson_18062020162146

19 juin 2020

Facteur au Second Empire

  • Facteur

Richez Sébastien, « Le facteur rural des postes en France avant 1914 : un nouveau médiateur au travail », Le Mouvement Social, 2007/1 URL : https://www.cairn.info/revue-le-mouvement-social-2007-1-page-29.htm

Epson_19062020151014

Premier jour le Samedi 8 avril 1967

Oblitération illustrée 1er jour dans les 102 villes organisatrices
Vente générale le Lundi 10 avril 1967
Retiré de la vente le Samedi 25 novembre 1967
Valeur faciale : 0,25 F 
Surtaxe : 0,10F au profit de la Croix-Rouge française
Timbre vertical - Dentelure : 13
Format image: 21,45x36 mm - Dimensions totales: 26x40 mm
Couleurs : gris-bleu, vert et rouge
Imprimé en taille douce rotative 3 couleurs à 50 timbres par feuille sur presse N° 9
Émis à 5 120 000 exemplaires

19 juin 2020

Waterloo en Cdv

La bataille de Waterloo s'est déroulée le 18 juin 1815, en Belgique, à vingt kilomètres au sud de Bruxelles, dans l'actuelle province du Brabant wallon. Cette bataille a opposé l'armée française dite Armée du Nord, dirigée par l'empereur Napoléon Ier, à l'armée des Alliés, dirigée par le duc de Wellington et composée de Britanniques, d'Allemands (contingents du Hanovre, du Brunswick, du Nassau) et de Néerlandais (unités belges et hollandaises), rejointe par l'armée prussienne commandée par le maréchal Blücher. Elle s'est achevée par la défaite décisive de l'armée française.

Epson_18062020161300

Epson_28092023104612

 Epson_19062020150612

Epson_16022021161712

17 juin 2020

1999: Les oeuvres des grands photographes français (Timbres)

  • Série en hommage a de grands photographes

Nadar Debureau, en Pierrot, à la caméra (1854)

Epson_17062020123644

Eugène Atget (1857-1927), Marchand de paniers, rue Mouffetard 1899

Né à Libourne le 12 février 1857, Atget rêve de théâtre puis de peinture mais il en sera autrement puisque, arpentant les rues de Paris lesté d'une vingtaine de kilos de matériel photographique, il saisira le pittoresque, le détail inhabituel. Technique et humour priment afin de rendre le beau ou le laid. Ce « forçat de l'objectif » épris de rêve et de liberté, s'il appartient au XIXème siècle pour sa technique, obtient les suffrages du XXème siècle.

Epson_17062020123544

Robert Doisneau - L´information scolaire 1956

Robert Doisneau (né le 14 avril 1912 à Gentilly - mort le 1er avril 1994 à Montrouge) est un photographe français, parmi les plus populaires d'après-guerre. Il fut, aux côtés de Willy Ronis, d'Édouard Boubat, d'Izis, d'Émile Savitry et d'Yvette Troispoux, l'un des principaux représentants du courant de la photographie humaniste française.

Epson_17062020123447

Jacques-Henri Lartigue

Henri Cartier-Bresson (22 août 1908 à Chanteloup-en-Brie - 3 août 2004 à Montjustin dans les Alpes-de-Haute-Provence) est un photographe français. Avec Walker Evans, Brassaï, Kertész et quelques autres, Henri Cartier-Bresson est considéré comme un pionnier du photojournalisme allié à la photographie d'art. Il est souvent fait référence à lui sous les trois lettres HCB.

Epson_17062020123844

Henri Cartier Bresson

Epson_17062020123745

Gyula Halász, dit Brassaï (1899-1984)

Epson_17062020123939

Photographes_1999

 

6 juin 2020

Le Peintre William TURNER et Calais

  • La Plage de Calais

Joseph Mallord William Turner est un peintre, aquarelliste et graveur britannique, né le 23 avril 1775 à Londres et mort le 19 décembre 1851 à Chelsea. Initialement de la veine romantique anglaise, son oeuvre est marquée par une recherche novatrice audacieuse qui fera considérer celui que l'on surnomme le «peintre de la lumière» comme un précurseur de l'impressionnisme, avec son contemporain John Constable.

Plage de Calais à marée basse, « poissards » ramassant des appâts
Huile sur toile 1830
68,8 x 103,8 cm –
Bury Art Museum, Greater Manchester

Sur la plage de Calais, la mer se retire. Les femmes de pêcheurs se courbent à la recherche d'appâts. Le blanc éclatant de leurs jupons souligne que la plage est baignée d'une lumière claire et limpide, filtrée par des nuages à peine gris qui relaient le bleu du ciel avec un léger halo humide.

Quelle heure-t-il est-il ? 11 heures du matin ? 3 heures de l'après midi ? Pourtant, lorsque notre regard se porte au loin, vers le ventre de la mer, nous voyons un soleil qui se couche, laissant l'obscurité advenir. A gauche, une irradiation bleue se scande d'une maison sur pilotis dont l'ombre s'étend à contre sens de la marée. A droite, l'obscurité qui avance révèle le bleu de derrière les nuages.

Par son flamboiement orangé, le soleil couchant semble livrer un dernier combat, de plus en plus enfermé, de plus en plus enserré dans un défilé de parois bleues. Mais son combat est perdu d'avance de par notre indifférence. Car au final l'œil est tiré vers le premier plan, sur la droite, vers cette masse pourpre et brune que l'on se dit être un grand panier de pêcheur. Et notre œil se retrouve à circuler entre ce panier et la maison au loin chargée d'ombre bleue, via la femme courbée au premier plan.

De quoi ce tableau est-il l'image ? Il est impossible de répondre immédiatement. Peut-être il y la fusion de deux images, la plage en journée, la plage au couchant. Turner, annonçant Picasso ?

Laissons là les images conventionnelles censées représenter le monde. Considérons les quatre signes dont les vibrations lumineuses se propagent à travers le tableau. Nommons ces signes picturaux "signes vibratoires" :
- le signe vibratoire "femmes en jupon blanc à la marée basse"
- le signe vibratoire "obscurité bleue qui déroule son flux montant"
- le signe vibratoire "soleil orangé disparaissant"
- le signe vibratoire "panier pourpre s'imposant de son immobilité massive".

L'équivalence symbolique entre l'humanité et le soleil est comprise immédiatement. L'autre équivalence demande l'empathie du spectateur pour le contexte : une maison au loin, un panier tout près. Turner construit une correspondance entre deux signes, entre le présent du panier massif mais encore vide, et l'avenir de la maison chargée d'ombre bleue. Il y a mise en scène de la rencontre entre la vibration puissante du panier qui attend et la palpitation bleutée de l'ombre de la maison qui se dégage au dessus de la plage. Ici, mobilisons l'équivalence femme = maison.

Quelle est la signification de cette palpitation bleutée, de cette maison-femme-ombre bleue ?

Tous disent de Turner : c'est le peintre de la lumière et de ses jeux chromatiques. Oui ! Mais il y a autre chose dans les tableaux de Turner. Il s'agit de la pensée qui au présent anticipe l'avenir. Dans notre regard mental, un signe - une vibration - part d'une source proche et se propage sur le monde. Mais du monde, de l'avenir, arrive en même temps un autre signe - une autre vibration. Dans notre esprit, ces signes - ces vibrations - s'affrontent et se tissent simultanément. Une pensée en surgit.

Quelle est la pensée des femmes de pêcheurs, au moment où la mer se retire de la plage ? C'est une pensée de la performance à faire : "Au coucher du soleil, lorsque l'obscurité amènera sa marée, aurons nous recueilli dans le panier un nombre suffisant d'appâts pour nos maris ? Le panier sera-t-il rempli autant que la maison au loin sera chargée d'ombre ? ". C

Turner donne à voir la pensée de ces silhouettes à peine visibles, toutes courbées. En effet, le tableau nous fait détourner notre regard de la dramaturgie évidente du soleil couchant pour ailler détailler, sur la droite du tableau, les femmes au travail, et nous sommes étonnés qu'il y ait foule. Le temps est compté, alors le nombre fait la force.

Au fait, que disait Picasso ? "Ce n'est pas l'escalier qu'il faut peintre, mais ce que l'on pense en montant l'escalier". Turner, Picasso ..tous les grands peintres peignent la pensée, ses inquiétudes, ses terreurs, ses espoirs, ses joies, ses amours, ses jeux. Et inventent de nouveaux signes.

Epson_26052020164006

Epson_18062020160647

Premier jour le Vendredi 19 février 2010
Retiré de la vente le Vendredi 26 novembre 2010
Valeur faciale : 1,35 € Voir les tarifs au 21 février 2010
Format image: 48x36,85 mm - Dimensions totales: 52x40,85 mm
Couleur : polychrome
Imprimé en héliographie à 30 timbres par feuille
Émis à 2 millions d’exemplaires - voir les tirages de 2010

Né à Covent Garden dans un milieu modeste (son père est perruquier), le jeune Turner fait son apprentissage chez un dessinateur et paysagiste, Thomas Malton, qui lui enseigne la perspective ; puis, tout en intégrant la Royal Academy dès l’âge de quinze ans, il commence à travailler dans l’atelier de John Raphael Smith. C’est là qu’il effectue deux rencontres décisives, celles de Thomas Girtin et du docteur Monro. Girtin est son compagnon de jeunesse (ils sont nés la même année), de recherche et de voyage ; les deux amis se stimulent réciproquement, et évoluent rapidement vers un style personnel original. Turner possède une mémoire visuelle phénoménale : de retour chez lui, il est capable de reproduire une estampe qu’il a vue en ville, et avec les couleurs !

En 1802, la paix d’Amiens lui permet de se rendre, pour la première fois, sur le continent. Il a alors vingt sept ans. Vers le 17 juillet, une traversée mouvementée l’amène à Calais où il débarque « presque mort ». Il est en route pour l’Italie puis Paris (le Louvre). Il y est touché par Rembrandt et, surtout, par Poussin et ses effets de lumière et de couleurs. L’année suivante, il expose à Londres la première de ses œuvres à avoir acquis la notoriété « Calais Pier, French Poissards preparing for sea ».

Jusqu’au début des années 1820, Turner reste un très beau peintre de tradition classique, un maître de l’aquarelle et du paysage. Mais son style évolue ensuite vers ce qui fait de lui un artiste à part pour la postérité, et un précurseur des Impressionnistes. S’il est aujourd’hui l’un des artistes anglais les plus admirés, il finit oublié et passe ses dernières années incognito à Chelsea.

Il est certain que Francia l’a bien connu du temps de leur jeunesse, puisqu’ils fréquentaient les mêmes cercles londoniens et avaient des amis communs, par exemple les artistes de l’Académie du docteur Monro à laquelle ils participaient tous deux. La tradition évoque leur rencontre par hasard à Exmouth lors d’un voyage. Elle suggère également qu’ils se sont revus par la suite, en France. Comment imaginer que Turner ait débarqué à Calais dans les années 1820 et n’ait pas rendu visite au passage à son ancien collègue ? Peut-être même a-t-il logé chez lui, car il n’est pas enregistré dans les hôtels calaisiens. Ils ont en commun l’aspect négligé, les manières frustres, le caractère bourru et le goût d’une existence discrète, consacrée à leur art. Turner serait-il le personnage peint par Francia sur l’aquarelle « La plage près de Boulogne-sur-Mer » (c 1822) ? Bien que cela semble improbable, il n’en reste pas moins vrai que les deux artistes ont eu souvent l’occasion de peindre ensemble.

Turner est un infatigable voyageur. Lors de ses déplacements, il emporte toujours avec lui un carnet sur lequel il couche quantité d’instantanés saisis en quelques traits rapides – on en conserve plus de 20 000 !

(Texte de Philippe Cassez)

 

 

1 mars 2020

L' Impératrice Eugénie

  • L' Impératrice Eugénie épouse de l'Empereur Napoléon III
  • Photo Elliot and Fry at baker street in London (Londres)
  • Photo Neurdein (Paris)

Epson_25022020193503

Epson_25032022174513

Epson_21072020133208

Epson_21072020133257

Elliott & Fry était un studio de photographie victorien fondé en 1863 par Joseph John Elliott (14 octobre 1835 - 30 mars 1903) et Clarence Edmund Fry (1840 - 12 avril 1897). Pendant un siècle, l'activité principale de l'entreprise consistait à prendre et à publier des photographies du public victorien et des sommités sociales, artistiques, scientifiques et politiques. Dans les années 1880, l'entreprise exploitait trois studios et quatre grandes installations de stockage de négatifs, avec une imprimerie à Barnet .

La première adresse du cabinet était le 55 & 56 Baker Street à Londres , locaux qu'ils occupèrent jusqu'en 1919. Le studio employait un certain nombre de photographes, dont Francis Henry Hart et Alfred James Philpott à l' époque édouardienne , Herbert Lambert et Walter Benington dans les années 1920 et 1930. puis William Flowers. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le studio a été bombardé et la plupart des premiers négatifs ont été perdus, la National Portrait Gallery contenant tous les négatifs survivants. Avec le centenaire de l'entreprise en 1963, il a été repris par Bassano & Vandyk . 

Joseph John Elliott
Joseph John Elliott (14 octobre 1835 Croydon [3] - 30 mars 1903 Hadley Heath , près de Barnet ) le fils de John et Mary Elliott, il épousa la sœur de Clarence, Elizabeth Lucy Fry (24 juin 1844 Plymouth - 23 février 1931), à Brighton le 20 août 1864, produisant finalement 4 fils et 3 filles. Le partenariat d'Elliott avec Fry fut dissous le 31 juillet 1887, Elliott acquérant la participation de Fry. Le partenariat d'Elliott avec son propre fils, Ernest C. Elliott, a été dissous le 31 décembre 1892. Ernest a ensuite compilé un album de 50 sportifs britanniques, Fifty Leaders of British Sport , publié en 1904.

Clarence Edmund Fry

En 1865, Clarence Edmund Fry ( Plymouth 1840 - 1897) épousa Sophia Dunkin Prideaux (* 1838 Modbury, Devon ), qui était coloriste photographique. Clarence Edmund Fry a été l'un des premiers mécènes d' Hubert von Herkomer , qui en 1873 a déménagé à Bushey, apparemment pour être près de son bienfaiteur, et pour commencer la Herkomer Art School .

Clarence était le fils aîné d'Edmund Fry et de Caroline Mary Clarence (1809–1879) , tous deux membres de la Société religieuse des amis ou des quakers, et apparenté à Joseph Storrs Fry , fondateur de la chocolaterie Bristol .

Les frères et sœurs de Clarence étaient:

Walter Henry Fry (né en 1841, Plymouth)
Hubert Oswald Fry (né en 1843, Plymouth)
Lucy Elizabeth Laughton Fry (née en 1844, Plymouth)
Allen Hastings Fry (né en 1847, Plymouth)
En 1867, le deuxième fils aîné, Walter Henry Fry, a rejoint le plus jeune frère, Allen Hastings Fry, et a fondé le cabinet de photographie W. & AH Fry du 68 East Street, Brighton.

 

6 juin 2020

La Dentelle de Calais en Timbres

  • La Dentelle

Premier jour le Jeudi 6 octobre 2011
Oblitération illustrée 1er jour à Paris (75) au « Carré d'Encre, Le-Puy-en-Velay (43), Chantilly (60), Alençon (61), Calais (62) et Mirecourt (88)
Pas de vente dans les bureaux de poste, hors ceux des 1ers jours et jusqu'à épuisement des stocks, mais uniquement par correspondance à Phil@poste service clients, sur le site Internet www.laposte.fr/timbres, aux réservataires et au "Carré d'Encre" à partir du 10 octobre.
Vente générale le Samedi 8 octobre 2011
Valeur faciale : 2,50 € Voir les tarifs au 8 octobre 2011
Affranchissement complémentaire
Mini-feuille de timbres
Dimensions totales: 105x71,5 mm
Couleurs : orange, pourpre, mauve, noir et violet
Imprimé en offset sur papier Chancellor 119 g/m²
Émis à 400.000 exemplaires - voir les tirages de 2011

IMG_20200606_142614

Epson_26062020131911

26 mai 2020

Calais en Timbres

  • Calais

Premier jour le Samedi 16 juin 2001
Vente générale le Lundi 18 juin 2001
Retiré de la vente le Vendredi 8 mars 2002 
Valeur faciale : 3,00 F 
Format image: 36x21,45 mm - Dimensions totales: 40x26 mm
Couleur : polychrome
Imprimé en Taille douce rotative à 50 timbres par feuille
Vendu à 6 521 947 exemplaires 

Epson_26052020163821

IMG_20200606_142422

IMG_20200606_142438

IMG_20200606_142501

Epson_18062020160745

IMG_20200606_142430

IMG_20200606_142451

Epson_19062020150442

Epson_08062020151745

Premier jour le Samedi 7 octobre 1961
Vente générale le Lundi 9 octobre 1961
Retiré de la vente le Vendredi 8 février 1963 
Valeur faciale : 0,85 F 
Format image: 36x21,45 mm - Dimensions totales: 40x26 mm
Coins datés
Couleurs : vert foncé, bleu-gris et brun-orange
Imprimé en Taille douce rotative à 50 timbres par feuille
Émis à 44 190 000 exemplaires 

7 Octobre 1961…émission en premier jour du timbre Calais. Voici ce qu’écrivait l’Echo de la
Timbrologie dans son n° de novembre 1961 :
« Bien préparée, savamment orchestrée et annoncée, l’exposition organisée à l’occasion de l’émission du
timbre Calais, a connu un succès triomphal. Douze mille visiteurs, cinq mille cinq cents souvenirs vendus,
un rush que les organisateurs ont eu bien du mal à contenir, sont la preuve que la grande famille
philatélique ne demande qu’à s’agrandir lorsque les dirigeants de société préparent soigneusement leur
affaire. Sans parler de la section de pupilles que la société a maintenant la certitude de créer rapidement.
Bravo, Calais ! »

IMG_20200606_142538

IMG_20200606_142548

IMG_20200606_142558

Epson_26062020132401

Epson_02012024093914

  • Timbre de Calais surchargé E A

Par circulaire du 27 juin 1962, le nouvel état algérien a décidé de surcharger E A les timbres suivants de France :

N° 1231 0,10 F vert Moissonneuse / N° 1263 0,25 F Marianne de Descaris / N° 1237 0,45 F Gorges de Kerrata / N° 1238 0,50 F Mosquée de Tlemcen / N° 1318 Médéa

On peut supposer qu’en raison du manque de certaines valeurs dans certains bureaux, d’autres timbres ont été surchargés. C’est ainsi que l’on rencontrele N° 1316 Calais

Epson_04082021161727

  •  Timbre de Calais surchargé ALGERIE FRANCIASE 13 MAI 1958

LES COMMÉMORATIONS PHILATÉLIQUES PRIVÉESDU 13 MAI 1958
Cette journée du 13 MAI a symbolisé pendant longtemps le combat pour maintenir l'Algérie française.
Entre décembre 1961 et janvier 1962, des timbres ont été surchargés "13 MAI 1958" par un comité de philatélistes de la région d'Oran, associé à des personnalités locales. Ils ont été surchargés à l'Imprimerie Militaire, Administrative et Commerciale d'Oran. Le receveur de l'époque était "bienveillant" avec les auteurs mais scrupuleux, puisqu'il fit certifier par un huissier toutes ces opérations ... illégales. Son remplaçant plus légaliste détruisit tous ces documents après son arrivée. Il ne reste donc que les souvenirs des participants...

Les vignettes ont été vendues à la Recette Principale d'Oran à partir du 18 février 1962 (14 timbres) et du 20 Février (15 timbres) au double de leur valeur faciale; la différence allant à la Trésorerie de l'O.A.S. (d'après d'autres auteurs faciale +0.50 NF par vignette).

036_001

 

  • Timbre Calais de la Libération 1944 (type Bersier - effigie Pétain)

Dans les jours qui suivirent l'expulsion des armées allemandes on vit apparaître, en France, plus de deux cents emissions dites de la Libération. Ces émissions s'échelonnent théoriquement de fin Juillet 1944 à Octobre 1945. Quatre émissions ont été decrétées par les Commissaires Régionaux du Gouvernement, représentants réguliers de l'Etat: ce sont les séries de Lyon et de Bordeaux et les timbres à 1F50 de Lille et Chalons-sur-Marne. Puis l'Administration reconnut à postériori 11 autres émissions.  La liste des quinze émissions officialisées après coup, avec, pour chaque localité les timbres composants l'émission n'a jamais varié depuis sa publication en 1945.

043_001

 

  • Marcophilie - Mon Timbre en Ligne

Epson_01032022185046

14 mai 2020

Le TOUQUET - Auguste Lormier

  • Auguste Lormier - Le Touquet Paris-Plage - Né le 25 janvier 1867 - Boulogne-sur-Mer 62
  • Début Activité : 1887
  • Adresse : 3 Rue des Pipots puis 32 Rue Thiers (au 1er au fond de la cour)
  • Successeur des Maisons Berthaut/Chamoin/Patte/Decroix
  • Recompense Exposition Universelle de Paris 1889
  • Fusion des Ateliers Guillot et Lormier à partir de 1911 (1 Rue du Bras d' Or)

Photographie de groupe - Personnel d' un hotel-Restaurant

Epson_14052020165931

Epson_14052020170047

30 avril 2020

Le Clairmarais - Saint Omer

  • Photo Deffontaines

Epson_30042020123532

 

Le bacôve: bateau de transport de marchandises du marais audomarois

Bateau traditionnel de l’audomarois sillonnant depuis des siècles cet espace naturel labellisé par l’Unesco, le bacôve est une embarcation à fond plat comportant un bordage à clin. Il servit notamment au transport des marchandises et de la spécialité de Saint-Omer : le chou-fleur ! Très apprécié des maraîchers au cours des XIXème et XXème siècles, le bacôve est aujourd’hui privilégié pour les croisières dans le marais de Saint-Omer ou tout autre marais et cours d’eau douce de France. Les raisons ne manquent pas! C'est un bateau imposant, robuste, stable et est homologué pour le transport de passagers !

Histoire du bacôve
Dérivé du Cogue, le bacôve est apparu dans le paysage audomarois dès le moyen âge. Ce bateau indissociable de l’aménagement du marais de Saint-Omer servait alors à transporter des marchandises et toutes les charges lourdes. Il a effectivement longtemps permis l’acheminement de pierres, de bois de construction, de marchandises et bien sûr, des choux fleurs !
Les maraîchers de Saint-Omer jetèrent leur dévolu sur cette embarcation typique dès le début du XIXème siècle marquant l’essor du maraîchage et de la culture du chou-fleur.
De taille importante, le bacôve permettait de transporter à lui seul près de 3,5 tonnes de choux fleurs à l’époque où les terres étaient inaccessibles par voie terrestre.
D’une durée de vie hors norme, le bateau se transmettait et se transmet toujours de génération en génération, tel un meuble de famille. Il se conserve en effet 25 ans en utilisation continue 6 jours sur 7, mais 40 ans en moyenne pour une utilisation normale.
Notons que si l’escute s’apparentait à la voiture du maraîcher, le bacôve constituait son camion poids lourd. Il servait non seulement au transport des légumes, mais également à celui des chevaux, du matériel agricole, voire du tracteur! Il fallait alors jumeler deux bacôves.

Le compagnon familial
Compagnon de la famille, il vivait avec ses propriétaire les heures de travail, les promenades dominicales... Il était là les jours de fête (cortèges nuptiaux les jours de noces, par exemple), mais également durant les moments les plus tristes (cortèges funéraires)…
Bateau mythique, servant principalement au tourisme dans le marais audomarois, le bacôve est toujours construit de manière traditionnelle par les Faiseurs de bateaux. Les artisans perpétuent dans le marais de Lyzel, les gestes ancestraux.

La fabrication du bacôve
Tout comme l’escute, le bacôve est réalisé au sein de l’atelier des Faiseurs de bateaux grâce à un savoir-faire d’antan, un brin secret… Les artisans emploient pour ce faire de belles planches débitées sur des chênes d’exception, qu’ils sélectionnent eux-même dans la forêt de Rihoult Clairmarais, située à 1 km de l’atelier.
Après avoir taillé l’ensemble des pièces, ployé les planches, ajusté le bordé sur les membrures, placé les étraves, les pics et le plat bord, fixé solidement le tout avec de véritables clous de forgeron, vient l'étape finale du calfatage. Celui-ci se réalise à l’ancienne avec de l’étoupe puis le badigeonnage avec du goudron naturel de Norvège pour nourrir le bois.
Chaque opération est minutieuse et le bacôve classique nécessite un mois et demi de travail environ. Le résultat est exceptionnel. La mise à l’eau de ce bateau unique est toujours pour l’atelier des Faiseurs de bateaux, un instant émouvant…

La conception traditionnelle
Les dimensions et les capacités du bacôve
Contrairement à l’escute, il n’existe qu’une taille unique de bacôve, soit 9,5 mètres de long sur 2 mètres de large.
Pesant pas loin d’1,5 tonne, il fait figure de « géant du marais ». Il n’en demeure pas moins extrêmement maniable et rapide. Un simple moteur électrique de 2 chevaux permet de le piloter sans aucune gêne.
Le secret de ses performances ? Son bordé rejoint l’étrave vers l’avant et l’arrière pour former 2 pointes. Cette construction issue de plans se transmettant tel un secret de famille depuis des siècles entre faiseurs de bateaux, permet une stabilité et une glisse sur l’eau sans pareil. Même par mauvais temps, l’étrave fend les vagues sans que le bateau ne soit remué. Par ailleurs, cette forme de coque lui apporte une élégance unique en France.

La structure est composée de 18 membrures en chêne. Huit d’entre-elles sont renforcées par une équerre en fer.

Le nombre important de membrures est justifié par l’utilisation première du bacôve, à savoir, être l’outil de travail des maraîchers. Son utilisation imposait de supporter des charges lourdes (jusqu’à 3,5 tonnes), de résister aux chocs et de conserver sa stabilité durant le transport (ex : légumes, tracteur, chevaux…).

1 mars 2020

Exposition Universelle de 1900 à Paris -

  • Photographie TEULET et Fils
  • Paul Antoine Emile TEULET Né le 3 mars 1871 à Besançon (25), et Décédé après 1930
  • Opticien, Editeur de Cartes Postales
  • Date de début d'activité : 1898
  • Appareils et Produits photographiques - Optiques et Encadrements 
  • Adresse : 61 Grande Rue - Besancon

Epson_24022020120700

Epson_24022020120801

Epson_24022020120857

 

1891 : engagé volontaire pour 4 ans

1886, 1891, 1896 : recensé avec son père

1891 : Besançon (25) 77 grande rue (3°), 1896
1898 : 61 grande rue (3°), 1899, 1900,1901 (Recensement avec son épouse et deux enfants), 1902, 1903, 1904,
1906 (Recensement avec son épouse et 5 enfants)),
1908 : Begnins (VD-CH)
1912 : Vic (VD-CH)
1926 : Geneve (GE-CH), 1930

1891 : opticien, 1901, 1904, 1905
1896 : employé de commerce
1897 : encadreur, opticien
1906 : marchand de lunettes
1926 : photographe

Opticien, appareils et fournitures photographiques sur photo-BMB

éditeur de cartes postales, associé quelques mois avec Louis MOSDIER, qui ensuite lui succède (avant 1910)

Annuaires : 1901-1905

T 1897 Besançon (25) x BOUVERET - TEULET (S)
T 1897 Besançon (25) x GENISSET - TEULET (S)
T 1904 Besançon (25) + FAIVRE
T 1905 Besançon (25) + VICERIAL (CARREY)
T 1905 Besançon (25) ° SILVANT (CONTESSE-SCHWAB)

15 février 2020

Dunkerque - G Marquette

  • Georges MARQUETTE (1876-1949) - Dunkerque marié à CLAEYSSEN Gabrielle né(e) en 1879 (27ans) à Dunkerque (Français) - Situation : Femme - Profession : sans profession
  • Date de début d'activité : 1896
  • Enseigne : Photographie du Globe
  • Adresse : 5 Rue du Quai

Fils d’un cordonnier, Georges Emile Marquette est né le 3 septembre 1876 à Dunkerque (Nord). Il se déclare photographe domicilié dans sa ville natale quand il passe devant le conseil de révision l’année de ses 20 ans. Après un service militaire de trois ans, il revient à Dunkerque à l’automne 1900. La date exacte à laquelle il a commencé à travailler à son compte dans un atelier situé 5, rue du Quai n’est pas connue. Il est recensé à cette adresse en 1906. Marquette déménagera ensuite au 5, place de la Liberté qui deviendra une succursale de son établissement principal à Lille (Nord). En mai 1928, des cambrioleurs bien informés profiteront que le photographe n’habitait plus sur place pour briser sa vitrine et lui voler plusieurs appareils photographiques.

Source : Site Portrait Sépia - "L’Egalité de Roubaix Tourcoing " du 25 mai 1928 consultable en ligne sur le site de la médiathèque de Roubaix.

Epson_15022020141651

Epson_15022020141741

12 janvier 2020

Albertville - De Jongh

  • Francis DE JONGH (photographe, 1833-1912) - Albertville (Savoie)

Photographe à Marseille au 15 de la Canebière, en association avec Bargignac de 1861 à 1864. Actif à Vevey (Suisse) à partir de 1865. - Frère du photographe Edouard de Jongh (1823-1886). - Père de Edouard (1859-1926), Francis (1861-1944) et Auguste (1863-1947) de Jongh, photographes associés sous le nom "De Jongh frères" à Neuilly-sur-Seine

 

De Jongh frères est un atelier photographique tenu à Neuilly-sur-Seine par trois frères Victor-Édouard de Jongh (1859-1926), Léon François-Francis de Jongh (1861-1944), et Auguste Clément de Jongh (1863- 1947). Ils y produisent des photos de 1880 à 1903.
D'origine néerlandaise, la famille De Jongh arrive en Suisse en 1793. À la génération suivante, les deux fils du chef de famille Emmanuel-Auguste, Francis (1833-1910) et Édouard (1823-1886) s'installent comme photographes à Marseille autour de 1860. Francis (I) ouvre un atelier à Vevey en 1864. Francis a trois fils qui émigrent en France et créent l'Atelier De Jongh frères à Neuilly vers 18801. Installés d'abord au 15 rue de Longchamp, ils doivent s'agrandir et transfèrent leur atelier au 21 boulevard Inkermann en 1895. 
En 1903, ils retournent en Suisse et vendent leur affaire à Louis Fréon qui s'installe au 76 avenue du Roule pour continuer leur activité.
Édouard ouvre son atelier à Lausanne en 1868. Son fils Francis (II) (1864-1928) a breveté le procédé photographique avec le grain imitant le dessin. L'atelier se développe sous la direction de son fils Gaston de Jongh, (1888-1973) qui devient une personnalité éminente de la photographie dans ce pays. L'atelier photographique est connu pour des albums sur l'armée française et sur l'armée russe. Ils réalisent aussi de nombreuses photos de classes des lycées de Paris et province, ainsi que des groupes militaires, des entreprises industrielles ou des manufactures. Ils travaillent plutôt en grand format (23 x 15 cm), tandis que la production de photos-cartes de visites et cabinet est limitée à l'atelier de Neuilly. 


Bibliographie
Élisabeth Breguet, 100 ans de photographie chez les Vaudois 1839-1939, p. 119-123
Daniel Girardin, Petite(s) histoire(s) de la photographie à Lausanne, Lausanne, 2002, p. 31
Čedomir Vasić, De Jongh frères à Belgrade en 1888, Belgrade 2014, 1-144
Elise Dosquet, Les Prix de mérite à Neuilly (1879–1905), Histoire de 29 photographies, Neuilly-sur-Seine, 2012.

Création : 1879
Fin d'activité : 19..
Adresse : 15 rue de Longchamp, 1890-1895, Neuilly.
21 boulevard d'Inkermann, 1896-1903, Neuilly.
76 avenue du Roule, 1913, Neuilly.

Note :
Photographes originaires de Lausanne, actifs à Neuilly (Hauts-de-Seine) des années 1880 jusqu'au début du XXe siècle. - Edouard, Francis et Auguste (fils de Francis de Jongh (1833-1912)) s'associent et ouvrent en 1879 un atelier de photographie à Neuilly sous le nom "de Jongh frères". - En 1903, ils cèdent leur fonds à Louis Fréon et retournent en Suisse


Autres formes du nom : De Jongh frères / Frères De Jongh 

Epson_11012020101250

Epson_11012020101342

 

De Jongh, Francis Fils  - 1864 Marseille FRA - 1928 Lausanne VD
Profession Peintre, sculpteur, Photographe d'atelier
Genres Personne, Portrait, Architecture, Reproduction, Publicité, Portrait d'entreprise, Théâtre, Pictorialisme, Vie quotidienne
Lieu(x) de travail Paris FRA et Lausanne VD

Contexte Employeur de Christian Schiefer.
Membre des de Jongh (famille). Fils d'Edouard (sen.) de Jongh, père de Gaston de Jongh et grand-père d'Ariane Isler-de Jongh. Neveu de Francis (sen.) de Jongh. Cousin d'Edouard de Jongh, de Francis (jun.) de Jongh, d'Auguste de Jongh et de Jeanne Rochat.

Carrière Francis de Jongh :

Né à Marseille, montre très jeune des dons artistiques. Après un apprentissage de photographe à Lille, il est engagé dans le laboratoire des Nadar à Paris pour faire des retouches de négatifs et de positifs. Paul Nadar encadre son travail de photographe et lui permet de perfectionner l'éclairage, le cadrage et les techniques de développement. Il fréquente à cette époque les ateliers de peintres vaudois réputés et d'artistes français de l'entourage de Nadar. Davantage attiré par la scultpure, le dessin et le théâtre, Francis (jun.) de Jongh reprend à contre-coeur de son père l'atelier de l'avenue du Théâtre 6 à Lausanne vers 1885. L'atelier est déjà prospère. Il épouse une Anglaise, Hélène Lahee (1859-1919), avec qui il a cinq enfants, deux garçons et trois filles. Son fils Frank (1889-1915) meurt jeune alors qu'il est mobilisé dans l'armée canadienne. L'atelier de l'avenue du Théâtre acquiert une renommée internationale sous sa direction. Son travail de portraitiste et de pictorialiste est si apprécié que l'on tente de l'attirer à Paris, mais il préfère rester à Lausanne où il s'est très bien intégré: il est membre de plusieurs sociétés et photographe officiel du Cercle littéraire, notamment, et de cercles musicaux. Mobilisé avec son fils lors de la Première Guerre mondiale, il prend au sérieux son statut d'officier. A son retour à la vie civile, il laisse progressivement son fils Gaston prendre la relève de l'atelier de l'avenue du Théâtre. Jusqu'à sa mort en 1928, il se consacre avec bonheur à la peinture, au dessin et à la sculpture dans un atelier de Mont-Repos.

Appréciation de l'œuvre Francis :

de Jongh se spécialise dans les portraits de personnalités locales et étrangères, et dans les portraits de groupes. Ses commandes comprennent également: reproductions de toiles de collections privées, prises de vues de résidences, d'entreprises ou de leurs produits, collaboration à la réalisation de catalogues, de brochures, de cartes postales ou d'affiches. Bien qu'il maîtrise parfaitement la photographie, son besoin d'expression le conduit à enrichir celle-ci par des techniques nouvelles: il accompagne certaines photographies de montages et de dessins, ou ajoute des fonds à main levée sur certains négatifs. Il utilise les procédés au charbon dès leur apparition. En 1905, il dépose un brevet, «Ecran pour la photographie simulant le dessin», un procédé photographique qui imite le dessin au crayon ou au fusain. Dès qu'il est secondé par son fils Gaston (1888-1973) et que ses commandes lui en laissent le temps, il personnalise les portraits d'hommes et surtout de femmes en dessinant dans le fond du négatif un décor correspondant à la profession ou au caractère des modèles, ce qui rencontre un vif succès.

10 août 2019

Ti Louis de Peuplingues - Comique Patoisant

Publicité
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 > >>
L' Atelier des photographes du XIX siecle
Publicité
Publicité
Archives
Derniers commentaires
Visiteurs
Ce mois ci 814
Depuis la création 716 442
Newsletter
42 abonnés
Publicité