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L' Atelier des photographes du XIX siecle
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17 janvier 2010

Pesme

  • Pesme Paul Emile
  • Debut de l' activité : 1856 et Fin 1895
  • Adresse : 20 Rue de la Chaussée d' Antin - Paris
  • Succursale : 24 Rue de l' Arbalète - Reims
  • Vend à HERMANN et Cie en 1891
  • Associé à Alphonse VARIN de 1856 à 1860

Il expose à la S.F.P en 1857,1859,1861,1863 et à Bruxelles en 1856. Propose des portraits , reproductions, leçons, spécialisé dans les carte de visite.

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17 janvier 2010

Pénabert

  • Penabert Georges Jean - Paris

  • Début Activité : 1858

  • Enseigne de l' atelier : "PENABERT et Cie"

  • Adresses : 46 Rue Basse du Rempart, 31 Passage du Havre vers 1864, 36/38 Passage du Havre en 1875.

  • Succursales : 587 Broadway New York , 108 Calle de la Havana Cuba.

  • Associé : C.D Friedricks

Médaille d' Argent à l' exposition universelle Paris en 1889.

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7 février 2010

Roanne "Cité Modèle"

Au premier temps des PHOTOGRAPHES

ROANNE cité Modèle "1840 - 1940"

http://www.thobas-editions.fr/WebRoot/whitelabel_fr/Shops/158584/4900/81CC/E51A/DD7A/2157/3EC1/CD19/8411/livre-mediatheque-photo.pdf

Suivez le lien afin de découvrir une documentation sur les photographes de "Roanne"

http://www.lectura.fr/expositions/photographie/photographes_index.php

  • Carte de ma collection :

- Melle Maria THAMBEFORT - Place d' Armes

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- E. DESSENDIER - 82 Rue Nationale

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la même carte avec sa pochette de protection indiquant le prix

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13 janvier 2010

La Villa Lumiere

L'aventure des Lumière

La villa Lumière est le dernier témoin, à Lyon, de l'ascension sociale et de la formidable réussite industrielle d'Antoine Lumière, peintre et photographe, et de ses deux fils aînés, Auguste et Louis, inventeurs du cinématographe.
La famille Lumière arrive à Lyon en 1870. Le studio photographique installé rue de la Barre, dans une baraque en bois puis dans un bâtiment en dur avec vitrine et salon de réception devient un endroit à la mode ; de nombreux artistes, hommes politiques, scientifiques le fréquentent.
Auguste et Louis sont très tôt associés aux travaux de leur père. La première invention de Louis, âgé de 17 ans, va marquer les débuts de leur aventure industrielle et de leur fortune : il met au point une plaque au gélatino-bromure permettant l'instantané photographique. Fabriquée d'abord artisanalement, cette plaque, commercialisée dans une boîte à étiquette bleue, connaît d'emblée un grand succès d'où l'idée de passer au stade industriel. Une usine est créée à l'est de la ville en 1882.
Le développement de l'entreprise n'empêche pas les deux frères de poursuivre leurs recherches dans divers domaines, notamment celui de l'image animée. Louis dépose, en février 1895, le brevet d'un appareil qu'il appelle Cinématographe Lumière et dans lequel il utilise une bande souple et transparente aux bords régulièrement perforés: le cinéma est né.

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Les Lumière bâtisseurs

"Mon père avait la maladie de la pierre invétérée... grisé par le succès de notre entreprise, il fit bientôt l'acquisition d'une propriété à La Ciotat, sur laquelle il construisit une grande et belle villa, puis créa un vignoble avec des caves monumentales ; il éleva encore d'autres constructions à Evian, à la Turbie et enfin à Monplaisir...", écrit Auguste Lumière dans ses mémoires.
Le château Lumière, ainsi nommé dès l'origine par les habitants du quartier, est l'ultime création architecturale d'Antoine Lumière. A l'instar de nombreux industriels lyonnais, tels Rochet et Schneider ou Marius Berliet, constructeurs automobiles, il fait élever à la périphérie de Lyon une imposante maison de maître à la fois confortable et proche des ateliers. Construite, entre 1899 et 1902, par les architectes lyonnais Alex et Boucher, elle présente une décoration particulièrement luxueuse, dans laquelle s'exprime des tendances "Art Nouveau".

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Regards extérieurs

Le maître d'oeuvre a conçu un édifice de plan massé, proche du carré, dans lequel seul le passage à voiture, au nord, forme saillie. A cette régularité du plan s'opposent l'éclatement des volumes et la diversité des élévations. L'effet architectural tient dans les proportions des silhouettes et dans le jeu des matières, des couleurs et de l'ornementation.
La diversité des matériaux contribue à la polychromie : calcaire blanc des balustres, des terrasses et balcons, calcaire gris des bandeaux et corniches, briques et pierre blanche des lucarnes et des souches de cheminées, tuiles en écaille vernissées et émaillées des toitures, zinc des crêtes et épis de faîtage, métal, verre et carreaux de céramique du jardin d'hiver.

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Vues intérieures

La distribution intérieure reste classique : le sous-sol est réservé au service, le rez-de-chaussée à la réception, les deux étages principaux aux appartements familiaux et l'étage de comble aux chambres des domestiques. L'effet de surprise est provoqué par le volume hors d'échelle de l'atelier de peinture qui s'élève sur la hauteur des deux derniers étages du corps central. Le rez-de-chaussée s'organise autour du grand escalier central et du vestibule, avec le salon dans l'axe, la cuisine et la salle à manger à droite, la salle de billard et le jardin d'hiver à gauche. Le salon occupe de manière traditionnelle le coeur de la maison, mais la fantaisie vient de son ouverture sur une galerie intérieure, aux baies garnies de grandes verrières. La galerie donne accès d'un côté à la salle à manger, de l'autre à la salle de billard.

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La recherche du confort et de la convivialité est une composante essentielle de cette construction. Dès l'origine, la villa est équipée d'un ascenseur, du chauffage central et du téléphone ; chacune des chambres possède sa propre salle de bains ou son cabinet de toilette. La construction s'ouvre largement sur l'extérieur grâce à l'importance des surfaces vitrées rendue possible par l'emploi de structures métalliques également utilisées pour la charpente.

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La décoration intérieure présente une grande homogénéité. Les mêmes matériaux et les mêmes formes se répondent d'une pièce à l'autre : sols en carreaux de ciment pressé aux riches effets décoratifs ou parquets en marqueterie selon les fonctions, plinthes en marbre, lambris et portes à frontons en haut-relief, frises de céramique, cheminées sculptées. Le vocabulaire Art Nouveau est nettement perceptible dans la composition et le chromatisme des vitraux et des peintures murales.

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Antoine Lumière fait appel à des artistes lyonnais dont certains sont des amis ; c'est le cas du sculpteur Pierre Devaux qui a déjà travaillé pour lui à Evian, du peintre Eugène-Benoît Baudin, spécialisé dans la peinture de fleurs et passionné de photographie, et du sculpteur sur bois G. Cave. Les pièces du rez-de-chaussée concentrent l'essentiel de la recherche décorative..

Le devenir

Conçue pour être la demeure familiale, cette villa fastueuse ne fut, en fait, habitée que quelques années par Jeanne-Joséphine Lumière, épouse d'Antoine.
Elle ne devient officiellement propriété de la Société Lumière qu'en 1950, mais abrite depuis plusieurs années le siège social et les bureaux. Lorsque la ville de Lyon l'achète, avec les terrains alentour, en 1975, l'intérieur est cloisonné et le décor masqué. Commence alors une importante campagne de restauration qui permet de redonner aux pièces leur volume et, dans la mesure du possible, leur décor d'origine. Lors d'une seconde campagne, les toitures, entièrement refaites, retrouvent leur polychromie initiale. Un éclairage (primé en 1993 par la Caisse des Monuments historiques et des Sites ) met en valeur les façades restaurées et dégagées grâce à la création d'un espace vert de 7000 m2. L'ensemble de la villa est inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques par arrêté du 20 mai 1986 et le hangar du premier film a bénéficié d'une mesure de classement le 2 décembre 1994.

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Ce hangar sera restauré en 1996 ; à l'emplacement des usines Lumière, s'élèvera une nouvelle salle de cinéma. L'Institut Lumière, association créée en 1982, pour promouvoir l'art et la culture cinématographiques et pour valoriser le patrimoine et l'oeuvre des Lumière, aujourd'hui seul occupant de la villa, va disposer, d'un cadre conforme à sa vocation de "musée vivant du cinéma".

13 janvier 2010

Biographie de Antoine LUMIERE

Antoine Lumière, né à Ormoy (Haute-Saône) le 31 mars 1840 et mort à Paris le 15 avril 1911, est un peintre, photographe et homme d'affaires français.

Biographie

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Né en Haute-Saône, il arrive à Paris en 1857 et devient peintre en enseignes chez Auguste Constantin. Il imagina notamment le fameux logo rouge du photographe Nadar en 1861 dont il devint l'ami. Marié avec Jeanne-Joséphine Costille le 24 octobre de la même année, Antoine part pour Lyon afin d'essayer de s'installer à son compte. Ayant essuyé de nombreux échecs tandis qu'il cherchait des prêteurs pour son projet, il décida en 1862 de tenter sa chance à Besançon où la famille emménagea 1 place St Quentin, ajourd'hui place Victor Hugo, en face de la maison natale de l'écrivain. Il est le père d’Auguste et Louis Lumière, inventeurs du cinématographe, nés dans cette ville en 1862 et 1864. On peut le considérer comme « le grand-père » du cinéma : à l'automne 1894, c’est en effet lui qui s'adresse à ses deux fils pour leur demander de s'intéresser à ces images animées sur lesquelles Thomas Edison et quelques autres pionniers butaient alors. Cette incitation paternelle est le point de départ de l'aventure qui aboutit à l'invention du « Cinématographe Lumière ». C’est encore Antoine Lumière qui, le 28 décembre 1895, lors de la première projection publique du cinématographe, tourne la manivelle dans le célèbre Salon indien, boulevard des Capucines à Paris. La première représentation non publique du cinématographe eu lieu à Paris le 22 mars 1895 dans les locaux de la Société d'Encouragement pour l'Industrie Nationale, où figurait dans l'assemblée Léon Gaumont[1].

Antoine Lumière s'installe à Lyon en 1870 après la naissance de leur troisième enfant, Jeanne. Ils eurent ensuite trois autres enfants nés à Lyon : Juliette en 1873, France en 1883 et Edouard en 1884.

Il inspire à ses deux fils aînés, Auguste et Louis, l'amélioration de la plaque photographique sèche au gélatino-bromure d'argent, puis son industrialisation dans l'usine de Monplaisir et sa commercialisation sous la marque « Étiquette bleue ».

De même, c'est lui qui inspire ses fils pour l'invention du cinématographe, dont la projection doit à son avis se faire en public.

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13 janvier 2010

A. LUMIERE - Rue de la Barre a Lyon


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La Rue de la Barre avant la construction de l'aile sud de l'Hôtel-Dieu de Lyon (vers 1893) : vue de l'ancien atelier photographique d'Antoine Lumière, 15 rue de la Barre, vers 1880

Sylvestre, Jules (photographe) 1880


 

Né à Lyon le 12 octobre 1859, Jules Sylvestre commence sa carrière en 1873 comme opérateur-photographe à l'Hôtel-Dieu dans le service des professeurs Ollier, Etievant et Molière. En 1892, il ouvre un atelier photographique, alors situé au numéro 23 du cours de la Liberté, puis reçoit ses premières commandes d'importance lors de l'Exposition Universelle qui se tient à Lyon deux ans plus tard. Il photographie ainsi les différents palais et stands installés dans l'enceinte du parc de la Tête-d'Or, mais surtout les derniers instants du Président de la République Sadi Carnot, assassiné en marge de l'Exposition par l'anarchiste Santo Caserio, dont le corps est transporté, dans l'urgence, dans les salons de la nouvelle préfecture. Publiés dans la presse, ce cliché aujourd'hui perdu contribue en grande partie à la reconnaissance publique de Jules Sylvestre sur la région.

En 1898, Sylvestre change d'adresse pour de nouveaux locaux plus spacieux, 2 rue de Bonnel, adresse personnelle et professionnelle qu'il conserve jusqu'à sa mort le 21 janvier 1936. Il se spécialise immédiatement dans la "photographie industrielle", les "portraits artistiques", ou bien encore dans la "reproduction de peintures et objets d'art", notamment pour le Palais Saint-Pierre ou pour les Salons de la Société lyonnaise des beaux-arts, clichés qui sont édités, par ses soins, en plusieurs séries de cartes postales comme bien d'autres vues par la suite.

Vers 1900, sa carrière prend un second tournant lorsque qu'il rachète la collection du photographe lyonnais Benjamin Escudié, gendre d'un autre photographe de renom, Philippe-Fortuné Durand. Méthodiquement, il recueille sur plaque de verre les daguerréotypes ou calotypes pris par ses devanciers (Durand, Froissard, Popineau), allant même jusqu'à adresser en 1906 une demande officielle à la Ville de Lyon pour obtenir "l'autorisation de reproduire, en cartes postales, la série des clichés photographiques en dépôt au service de la voirie", clichés aujourd'hui conservés aux Archives municipales de Lyon.
Comme nombre de ses confrères, il adhère dès 1902 à la Chambre Syndicale de la Photographie. Il en démissionne cependant en 1912, sans avoir obtenu, par son intermédiaire, les Palmes académiques (1er janvier 1910), alors qu'il participe à la commission d'étude chargée de la préparation du Congrès national de la photographie professionnelle. La Chambre syndicale lui permet par ailleurs d'entretenir des liens avec Georges Giraudon, successeur de son père à la direction de la célèbre "bibliothèque photographique" qui joue un rôle déterminant dans la diffusion et l'utilisation des supports photographiques en proposant un catalogue iconographique à destination des "savants et artistes" de toute l'Europe. Jules Sylvestre devient ainsi correspondant-photographe de l'une des plus anciennes et des plus importantes agences photographiques françaises à laquelle il fournit des clichés artistiques pris dans les divers musées de la Ville et qu'il facture, selon le cas, entre 5 et 10 francs.


Richesse du fonds
Le Fonds Sylvestre conservé à la Bibliothèque municipale de Lyon trouve donc une double origine. D'une part, un ensemble de vues, dont certains originaux aujourd'hui perdus ou inaccessibles, illustre le patrimoine lyonnais depuis les années 1840, notamment les inondations de 1856 ou les transformations urbanistiques de la ville avec le percement de la rue Impériale, actuelle rue de la République, et les travaux réalisés au Second Empire sous l'impulsion du préfet Claude Marius Vaïsse. On peut également joindre à cet ensemble une série de photographies exécutées par Sylvestre au tournant du siècle à la demande de la Commission municipale du Vieux-Lyon qui le charge de recueillir par l'image les maisons, monuments ou vestiges artistiques des quartiers Saint-Jean et Saint-Paul appelés à disparaître sous l'action du temps.
En second lieu, on retrouvera dans ce fonds d'innombrables reportages réalisés pour la municipalité, pour les entreprises de la région lyonnaise ou pour des particuliers: série de clichés sur les grands travaux d'urbanisme de l'Entre-deux-Guerres exécutés par l'architecte Tony Garnier (abattoirs de la Mouche à Gerland, Hôpital de Grange-Blanche, projets de monument aux morts, etc.), série sur les écoles de blessés militaires créées à partir de 1914 à Lyon et à Tassin, série sur les groupes scolaires de la région, notamment sur l'Ecole municipale d'Agriculture de Cibeins (Ain), série sur les industries locales (entreprise de soieries F.Ducharne, entreprises de constructions électriques de Delle et Schneider-Westinghouse), série sur les entreprises chimiques avec les sociétés Poulenc frères et l'Usine du Rhône à Saint-Fons...
Spécialisée dans le domaine de la photographie industrielle, c'est tout naturellement que la maison Sylvestre évolue enfin à la Foire d'échantillons (1916-1918), puis à la Foire internationale de Lyon, où elle répond à des demandes ponctuelles d'exposants, simple artisans ou industriels reconnus, en quête d'images susceptibles d'illustrer plaquettes et catalogues professionnels.

En 1929, Jules Sylvestre cède son affaire - et son nom - à Blanche Savoye, puis à Mlle Jeanne Fontanel qui en continuent l'exploitation jusqu'en 1960. Sur cette période, se détachent encore quelques ensembles documentaires majeurs, comme celui qui est commandé par la mairie de Villeurbanne. En 1934, la maison Sylvestre est en effet engagée par la municipalité pour réaliser un reportage photographique sur le nouvel ensemble architectural des "Gratte-Ciel" (environ 200 plaques). Les photographies sont publiées en mai de la même année dans le prestigieux Livre d'Or de Villeurbanne, ouvrage vendu par souscription et célébrant les dix ans d'administration du maire socialiste Lazare Goujon.
Enfin, la maison Sylvestre assiste impuissante aux destructions causées par la Seconde Guerre mondiale. A la demande du Service immobilier de la Ville (subdivision des Services techniques), elle effectue ainsi plusieurs reportages sur les quartiers de Lyon sinistrés à la suite des bombardements alliés de mai 1944, puis sur la destruction des ponts de Lyon par l'armée allemande en déroute et sur leur reconstruction dans l'immédiat Après-guerre, vues qui illustrent partiellement une publication éditée sur ce sujet au second semestre 1945 par l'Association des anciens élèves de l'Ecole Centrale lyonnaise.

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4 mars 2021

Calais - Maison Laurier

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La gare maritime « du Paradis » est mise en service le 19 août 1849 par la Compagnie des chemins de fer du Nord, lorsqu'elle ouvre à l'exploitation le prolongement de la ligne jusqu'au bassin du Paradis. Le bâtiment voyageurs, en bois, disposait notamment : d'espaces d'attente pour les voyageurs, d'un buffet, d'un hall rectangulaire de 100 m par 20 m et de bureaux. Cette « première gare maritime de France » est inaugurée le lendemain 20 août. Le bâtiment d'origine est remplacé par un vaste bâtiment doté de trois grands pavillons séparés par des ailes basses.En 1935, deux nouvelles ailes viennent agrandir ce bâtiment.

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1 septembre 2013

Lillers - Cousin

  • D. COUSIN - Lillers (Pas de Calais)
  • Debut Activité : 1905

Désiré Arnoult Marie Cousin est né le 1er mars 1850 à Coutances (Manche) où ses parents étaient arrivés sept mois plus tôt.  Son père, Jacques Marie Cousin, artiste peintre âgé de 53 ans, vivait avec l’une de ses parentes, Marie Félicie Cousin qui avait trente ans de moins que lui. Après avoir obtenu une dispense de consanguinité, ils se marient à Coutances le 2 avril 1850, reconnaissent leur fils et reviennent à Fauquembergues, commune du Pas-de-Calais, qu’ils avaient sans doute quitté quand Marie Félicie avait découvert qu’elle était enceinte. A Fauquembergues, Jacques Marie Cousin sera marchand quincaillier, un commerce qui lui assurait un revenu plus stable que celui d’artiste peintre. Il meurt en 1863 et sa veuve sept ans plus tard. A l’âge de 20 ans, leur fils Désiré est orphelin de père et de mère. En premières noces, propriétaire rentier à Fauquembergues, il épouse Camille Demenneville qui décède en 1873 sans lui avoir donné d’enfant. Après un an de veuvage, il se remarie le 5 mai 1874 avec Emma Rosalie Wallart. Leur fille aînée, Blanche, voit le jour le 8 avril 1875 à Fauquemberges où son père est désormais marchand de rouenneries. Les autres enfants du couple naîtront à Paris.

PARIS :  On ne sait par quel biais le marchand de rouenneries de Fauquembergues est devenu photographe à Paris dans le quartier des Batignolles. Sa présence au 160, avenue de Clichy (17e arrondissement) est attestée en avril 1879 (naissance d’un fils qui ne vivra que quelques semaines) et au moins jusqu’en juillet 1881 (naissance d’un autre fils). Ensuite, le photographe quitte Paris pour sa très proche banlieue et s’installe à Clichy. (1)

CLICHY : Au printemps 1884, Désiré Cousin, sa femme et leurs enfants vivent 14, impasse Lacombe à Clichy. L’épouse du photographe est enceinte de triplés. Le 4 juin, elle accouche d’un fils, prénommé Gabriel, qui ne vivra que quelques jours et de deux filles nées sans vie. Très affaiblie par cette épreuve, Emma Cousin décède le 31 juillet 1884 dans sa trentième année. Veuf avec au moins deux enfants à sa charge, Désiré Cousin quittera Clichy. Il est probable qu’avant de partir, il ait formé Alphonse Lesage, marchand de vin, qui l’avait accompagné à la mairie quand il était venu déclarer le décès de son fils Gabriel et qui sera photographe à Clichy.

CROIX : Sur son site www.photo-carte.com, François Boisjoly affiche un portrait d’homme signé D. Cousin à Croix (Nord). Il est possible que Désiré Cousin ait opéré dans cette commune proche de Lille avant de revenir dans le Pas-de-Calais.

LILLERS : En 1901, Cousin est photographe patron rue de Béthune à Lillers, une commune de 7 700 habitants située à une quarantaine de kilomètres à l’est de Fauquemberges. Il est toujours en activité à Lillers quand sa fille Blanche épouse en 1907 Louis Joseph Favière, cordonnier qui, plus tard, sera photographe.

La date et le lieu du décès de Désiré Cousin ne sont pas connus.

Note : (1)  La commune de Clichy (Hauts-de-Seine) est parfois appelée Clichy-la-Garenne ou Clichy-sur-Seine pour la distinguer de Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis).

Source : Portrait Sépia

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15 septembre 2012

Berck Sur Mer - Van Blitz

  • Salomon Emmanuel VAN BLITZ - Né le 3 mars 1848 - Utrech, Pays Bas 
  • Enseigne : Photographie d' Art
  • Date début d'activité : 1887 
  • Adresse : 4 Rue Carnot à Berck - salon de pose dans le jardin / Rue Rothschild
  • Adresse : 37 Rue de Passy à Paris
  • Editeur de Cartes postales 
  • Marié le 26 octobre 1876, Paris 4ème, avec Adrienne ROTHSCHILD décédée le 14 juillet 1881
  • Marié le 27 décembre 1886, Berck, avec Marie BERRY

nom de scène de Madeleine Van Blitz - actrice française.

Née le 4 octobre 1887 à Berck (Pas-de-Calais) - Décédée le 18 janvier 1965 à Paris à l'âge de 77 ans -Lieu d'inhumation: Berck (Pas-de-Calais)

Elle étudie au Conservatoire de Nice et fait ses débuts au théatre à Marseille en 1912. C'est en 1930 qu'elle entame une carrière au cinéma. Elle impose rapidement, à la scène comme à l'écran, sa silhouette plantureuse et ses joues rebondies de brave femme au cœur d'or, qui garde son franc-parler.
En 30 ans, elle jouera dans près de 80 films en France et en Allemagne.
Son jeu subtil, même si ses emplois ne favorisent pas les nuances, l'amènent chez Marcel Carné (Les Portes de la nuit, Le jour se lève), Max Ophüls, Maurice Tourneur, Georg Wilhelm Pabst (Don Quichotte, 1933, où elle est mémorable dans le rôle de la femme de Sancho Pança)

En 1962, elle livre ses souvenirs dans Cinquante ans sur les planches, avec une préface d'Edwige Feuillère.

 

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3 février 2021

Calais en photo de 14/18

  • Photo de Calais (rubrique Photos puis Calais)
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Ce jeu de données provient d'un service public certifié. Publié le 28 octobre 2013 par le Ministère de la Culture et de la Communication. Le nombre de photos présentes est important, d'où la nécéssité de filtrer ces données par les différentes catégories affichées sur cette page : Fonds 14-18, extrait de la base Mémoire concernant la première guerre mondiale (18 982 notices textes et images).

http://www.unjouren14.fr

http://www.unjouren14.fr/photos/com/Calais?page=1

1 avril 2018

Reims - Les fonds Strohm & Diblik

Par Daniel Tant, paru dans le bulletin Champagne Généalogie n°135 – 2e semestre 2012
Archives Municipales de Reims

http://documentation-ra.com/2018/03/21/fonds-strohm-diblik/

En 1886, M. Courleux crée un studio photographique au 32 rue du Faubourg Cérès devenu le 42 de l’avenue Jean-Jaurès et loue à la société Wamier-David. Nous n’avons que peu de renseignements sur son activité sinon qu’il y loge avec son beau-frère, Christian Strohm qui lui rachète le fond en 1903.

L’immeuble est composé au rez-de-chaussée d’un atelier de 9m X 4m, un salon, un grand chartil, un petit jardin, une buanderie, un petit laboratoire et des W.C. Au premier étage : 4 belles chambres à coucher, un petit cabinet de débarras, 3 petites pièces pour des labos photos. Sans oublier un grenier, 3 mansardes et deux caves. Dans le premier quart du vingtième siècle, la maison bénéficie de l’eau et l’électricité. Le gaz est en cours d’installation. Son bail sur vingt ans est de 4500 f.

Jacques Christian Strohm von Dürrheim naît à Schwenningen dans le Wurtemberg le 8 août 1872. En 1900 il rend visite à sa demi-sœur Joséphine Courleux à Reims. Joséphine est l’épouse de Victor Courleux. Tous deux viennent de perdre leur fils unique.

Christian Strohm reste près d’eux à Reims et peu à peu se perfectionne auprès de son beau-&ère dans l’art de la photographie.

En 1902, il fait une demande de séjour en France avec option de naturalisation qu’il obtient le 15 mars 1904 sous le noms de Christian Strohm.

Jusqu’au décès de Victor Courleux, il laissera le nom de ce dernier sur l’enseigne du magasin : « Photographie Courleux succ. Ch. Strolun ». L’enseigne portera ensuite l’inscription « Strohm, succ, de V, Courleux ». En 1919 le nom Strohm figurera seul.

Pendant la Grande Guerre il est mobilisé au 8e escadron du train des équipages en région parisienne.

A son retour à Reims en 1919 il s’installe au 2 rue Bonhomme pendant les travaux de réhabilitation de sa maison.

Énergique et entreprenant, il développe entre 1905 et 1910 considérablement l’activité de son commerce : il perfectionne la photographie d’art, promeut la photographie populaire, vend des articles pour photographes amateurs et couvre différents évènements à Reims et dans les alentours (carnaval en 1908, collège des athlètes au parc Pommery,…}.

Pour le seconder, il engage du personnel. Ses employés seront au nombre de 6 en 1921. En 1924, Christian Strohm emploie un premier tireur à 640 fr par mois, un second à 400 f, une demoiselle de magasin (blessée de guerre) à 360 f, un garçon de 14 ans, une femme de ménage, une petite retoucheuse en ville et une retoucheuse à Paris.

Mais la même année, il décide de se retirer. Son épouse est malade depuis 3 ans, et lui à 51 ans, n’ayant jamais arrêté de travailler depuis 1903, « est plus que fatigué« , d’autant qu’il a un fils de 15 ans. 11 entre en contact avec 9 acheteurs potentiels. Pour le fond il demande 90 000 frs, marchandise en plus, mais au moins 50 000 frs d’acompte. La tractation est difficile car il a appris, le 2 février, que son immeuble est frappé d’alignement. Mais il se veut rassurant en prétendant « qu’il y sera appliqué que dans 5 à 6 ans..-« . Il écrit même, le 30 septembre que « notre alignement, c’est remis aux calendes grecques » et que la société Warnier- 

David, eu sa qualité de propriétaire de l’immeuble, s’engage à ce que les travaux puissent continuer sans interruption, et qu’il garantit de ne jamais changer de place (en face de l’église Saint- André) et de fournir un logement équivalent. Les arguments de vente ne manquent pas : il est « prêt à faire un sacrifice pour un jeune homme sérieux, qui aurait un avenir magnifique car Reims embellit à vue d’œil Nous n’avons pas de concurrent sur tout un rayon d’à peu près trois km et la population est très forte…« …  » Notre maison 4 boulevard Gerbert n’étant pas louée encore, il nous serait facile de vous laisser la place libre.« …  » Nous ne voudrions jamais faire de la dissimulation, c’est trop scabreux et puis nous ne voudrions pas être malhonnêtes, cela porte malheur… »

Finalement, en fin septembre 1924 il trouve un acquéreur. Le 25 il écrit à Jean Diblick (sic). 7bis rue de la Bienfaisance à Vincennes. Un peu plus tard, il écrit à ce même M. Dilibik (sic)… C’est d’autant plus cocasse que lui-même, le 9 mars, a retourné des caries de visite en se plaignant que son nom « y était orthographié Krohm et non Strohm ».

Le 19 novembre, il annonce à Jean Diblik, que le propriétaire refuse de prolonger le bail de 4 ans. Il ne « sera donc que de vingt ans. C’est déjà bien joli« , Puis il rappelle aux établissements Warnier-David, que « monsieur A. Warnier m’avait promis verbalement qu’avec l’augmentation du prix du bail nouveau, l’on me ferait monter un atelier de pose au-dessus de l’autre..« , Finalement, le 24 novembre : il écrit à m. Diblik pour lui annoncer que « nous pourrions traiter quand même avant d’en être en possession (du bail) car, même au cas où il ne vous conviendrait pas, vous pourriez toujours vous servir du mien, vu que j’ai le droit de céder d’après une des clauses indiquées dessus…

Le 27 novembre, un projet de bail est adressé à jean Diblik, pour la période du 24 décembre 1924 jusqu’au 24 juin 1945. Cette fois, c’est au locataire de débattre de ses intérêts avec le juge d’expropriation. « Ils souffriront les grosses réparations et même les reconstructions, s’il y a lieu, qui pourront devenir nécessaires.. Ils ne pourront réclamer aucune indemnité ni diminution de loyer si les travaux dépassent 40 jours… » « Etant rappelé que l’immeuble est frappé d’expropriation les preneurs, pendant toute la durée du bail ne pourront exiger des bailleurs d’aulres réparations que celles de la toiture, et ils feront à leurs frais les travaux d’entretien, d’appropriation et d’embellissement qu’ils jugeront nécessaires.

Enfin, le 19 décembre 1924, Christian Strohm écrit à monsieur le Curé :  » Nous avons bien pire que la maladie du sommeil, bien pire que la grippe, aussi pire que d’hérité d’un million, nous avons déménagé ‘!! nous avons un successeur qui prend possession demain !!! …notre remplaçant qui d’ailleurs étant depuis 15 ans dans la partie el sa femme depuis 5 ans, est aussi bien ei peut-être mieux que nous à la coule de la photo… « .

Le 27 décembre, Jean Diblik signe sa première lettre commerciale.

Après la vente de son magasin, Christian Stohm continuera, mais à titre privé, son métier de photographe, faisant des portraits, couvrant les évènements familiaux de sa famille, de ses amis, Émile Vogt docteur en pharmacie ou Mr. Fresson grand-père du comédien Bernard Fresson, ou encore C. Heidsieck, plusieurs chanoines et prêtres.

A partir de 1926 il achète une maison avec jardin dans le quartier Sainte- Anne et se consacre aussi beaucoup à ce quartier.

De père protestant et de mère catholique, il optera pour la religion de sa mère et sera un catholique fervent. Il participe activement à la vie du diocèse de Reims, côtoie les cardinaux Luçon et Suhard, est porteur de la châsse des reliques de saint Remi jusqu’en 1948.

Il décède en novembre 1949.

Dans le fonds 29 W 167, nous trouvons sous le numéro 5707 le permis de construire de l’immeuble sis au 42 avenue Jean Jaurès. Le propriétaire est toujours la société Warnier-David et l’architecte se nomme François Maille. Déposé le 27 juillet 1927, il concerne la construction d’un magasin, d’une garage et d’une habitation.

Sur le plan de la façade, l’architecte a écrit sur la porte du magasin, le nom de « Diblic » Depuis 1981, l’atelier de Jean Diblik était resté en l’état, le matériel, les produits, la publicité, les photos se couvrant de poussière.

Après de longues tractations, M. Jean Diblik (le fils) signe le 23 octobre 2003, une donation d’un ensemble de clichés photographiques sur plaques de verre et sur films, ainsi que des dossiers et objets divers provenant de son père, photographe ayant exercé à Reims entre 1924 et 1981.

L’ensemble se compose de 87 000 clichés de différentes dimensions, de nombreux registres, répertoires, et articles divers.
Le déménagement a duré près d’une semaine !.

Jean Diblik est né à Bmo en Théchoslovaquie en 1890, Ce Tchèque est devenu Français après avoir servi notre drapeau dans la Légion étrangère pendant la Première Guerre mondiale. En achetant le fonds Strohm, il a récupéré les plaques photographiques de son prédécesseur, d’où la séparation en deux fonds distincts : Strohm et Diblik. Il nous manque cependant, pour le fonds Diblik, les livres de poses correspondant à la Seconde Guerre mondiale car ils ont été saisis pendant l’occupation.

Jean Diblik est décédé en 1981.

Dans le fonds 16S des Archives municipales et communautaires de Reims, 6 rue Robert Fulton, une partie des clichés est constituée essentiellement de portraits.

Les informations qui figurent dans les livres de pose : numéro de cliché, date, nom et adresse de la personne ayant passé la commande, apportent des informations précieuses, car très souvent la personne qui a laissé son adresse est celle ayant été photographiée.

Nous vous proposons l’accès à une liste des patronymes recensés, entre 1906 et 1924 (fonds Strohm), et entre 1924 et 1960 (fonds Diblik) grâce au lien suivant : http://www.reims.fr/714/fonds-prives.htm

Bibliographie : Informations extraites du registre 7071 du fonds Diblik ; « copie des lettres 1923-1925 de Christian Strohm« ,

7 janvier 2012

Calais - La Gare maritime

  •  La Gare Maritime :
Nous voici sur le quai nord de l' avant port. celui-ci présente une surface d' environ 6 Hectares. Sa largeur moyenne de 160 mètres permet l' évolution des plus grands navires. Longeons d' abord le quai nord-est long de 570 mètres et muni de quatre appontements métalliques à étages facilitant l' embarquement et le débarquement des passagers, quelle que soit l' heure de la marée.
Des voies ferrées s' allongent entre le quai et la facade de la gare maritime ; des trains arrivent de Paris, de Cologne, de Suisse, d' Italie et un flot pressé de voyageurs se précipitent aux portières assaillies par des commissionnaires plus ou moins polyglottes. La scène est pittoresque et vaut que nous restions un moment à la contempler, pendant que defilent devant nous les types les plus divers de la race Anglo-Saxonne et que des "rouleurs" empressés transbordent sur le paquebot en partance les malles solides et confortables, les valises multiformes et les colis encombrants. Une puissante grue electrique facilite leur besogne en enlevant d' un seul coup des wagons entiers remplis de bagages. Un mugissements sourd, un son de cloche, les amarres sont larguées et le navire s' éloigne.
Profitons en pour traverser dans un calme relatif la longue salles des Pas-Perdus de la gare maritime, l' une des plus belles du réseau. C' est un galerie de 110 mètres de long qui sert à l' occasion pour les banquets officiels ou les repas des groupes nombreux d' excursionnistes.
Poursuivons notre promenade sur le quai de marée qui prolonge le quai Nord-Est sur un longueur de 190 mètres ; contournons la talus fortifié au sommet duquel de monstrueux canons se profilent et après un coup d' oeil accordé aux batiments du pilotage et du lamanage, d' ou une vigie guette les signaux des navires qui demandent un pilote, accoudons nous deux minutes à l' extrémité du quai. Devant nous s' ouvre le chenal d' un acces très facile. la hauteur d' eau n' y est jamais inférieure à 4 Mètres 70,  Par les plus basses mers les paquebots des trois services réguliers y entrent et en sortent sans peine; sa largeur entre les jetées depasse les 130 Mètres.
(source : Lenné - guide illustré du tourisme)
 

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20 janvier 2010

Biographie Pierre Petit

Pierre Petit apprend la technique photographique avec Eugène Disdéri, inventeur de la carte de visite avec photographie. Il est surnommé Collodion le chevelu.

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Il installe ses studios à Paris en 1858 rue Cadet puis rue La Fayette. Il ouvre un atelier à Bade et un autre à Marseille. Sur sa carte de visite on peut lire : Photographe de l'Épiscopat français, des Lycées et Écoles de France, de la Faculté de Médecine et de la Société des gens de lettres.

En 1859, il entame un ambitieux projet de Galerie des hommes du jour, composée de portraits accompagnés de notices biographiques de personnalités au centre de l’actualité des spectacles, de la culture et de la vie politique. Ce travail lance sa notoriété.

En 1862, Pierre Petit intente un procès, qu'il perdra, contre son ancien associé monsieur Trinquart qui installe un studio photographique, à l'enseigne des Nouveaux Ateliers, à moins de mille mètres de celui de Petit rue Cadet.

La même année il est nommé photographe de l'Épiscopat et des ordres religieux et il réalise une série de portraits d'ecclésiastiques dans toute la France.

La tête de la statue à l'Atelier

La commission impériale le nomme photographe officiel de l'Exposition universelle de Paris en 1867 où il réalise 12000 clichés.

Il contribue au siège de Paris et à la Commune par son témoignage photographique en prenant des clichés comme ceux de la rue de Rivoli éventrée par les bombes ou des scènes du champ de bataille d'Ivry.

Il adhère en 1875 à la Société française de photographie et devient le photographe officiel de plusieurs institutions dont la faculté de médecine. Il se rend au Jardin d'acclimatation pour photographier les représentants de diverses tribus qui y étaient alors exhibées.

De 1871 à 1884, il est chargé par l'État français de suivre les travaux de construction de la statue de la Liberté dans l'atelier parisien de Bartholdi avant son érection à New York. Il photographie la tête de la statue exposée à l’Exposition universelle de Paris de 1878.

Il a été le propriétaire de la revue Les Veillées chrétiennes

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23 janvier 2010

Bazeilles et la dernière cartouche

  • Dans ma collection figure une CDV du Musée de BAZEILLES dans les ardennes non loin de SEDAN, lieu célèbre de la guerre de 1870 et de l' épisode de la "Dernière Cartouche".

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  • Photographe "STEVENIN" à SEDAN.

Je vous invite à consulter quelques liens traitant le sujet :

Bazeille / Site du Musée

- 1897 Georges Méliès Les Dernières Cartouches -


 
La Maison de la Dernière cartouche


 

17 mars 2010

NADAR

Nadar

Nadar (autoportrait)

Gaspard-Félix Tournachon, dit Nadar, né le 6 avril 1820 à Paris, mort le 21 mars 1910 à Paris, est un caricaturiste, aéronaute et photographe français.

Il publie à partir de 1850 une série de portraits photographiques des artistes contemporains parmi lesquels Franz Liszt, Charles Baudelaire, Hector Berlioz, Gioacchino Rossini, Sarah Bernhardt, Jacques Offenbach, George Sand, Gérard de Nerval, Théodore de Banville, Jules Favre, Guy de Maupassant, Édouard Manet, Gustave Doré, Gustave Courbet, Loïe Fuller, Zadoc Kahn, Charles Le Roux, Hector de Sastres, les frères Élisée Reclus et Élie Reclus dont il est l'ami et Jean-Baptiste Corot.

Le plus connu reste le portrait d'Honoré de Balzac dont il fait une légende dans son livre de souvenirs, Quand j'étais photographe.

Le pseudonyme Nadar sera réutilisé par son fils Paul, avec la permission de son père.

Biographie

Sa jeunesse

Grand, les cheveux roux, les yeux effarés, fantasque (sa devise est Quand même) à la jeunesse vagabonde. Il se définit lui-même comme «un vrai casse-cou, un touche-à-tout, mal élevé jusqu'à appeler les choses par leur nom, et les gens aussi».

Ses parents étaient d'origine lyonnaise. Son père, Victor Tournachon, était imprimeur et libraire et s'était installé dans la capitale. Le jeune Gaspard-Félix fréquente différents internats de la région parisienne, alors que son père connaît des revers de fortune. Il étudie alors au lycée Condorcet.

En 1837, à la mort de son père, Gaspard-Félix commence des études de médecine à Lyon ; cependant sans soutien financier il se voit obligé d'y renoncer pour gagner le pain quotidien de sa famille, dont il a désormais la charge et qui comprend sa mère et son jeune frère cadet, Adrien Tournachon, plus jeune de cinq ans.

Il travaille dans différentes rédactions de journaux lyonnais, avant de revenir s'installer à Paris, où il effectue divers travaux dans de petites feuilles. Brûlant les étapes, il fonde, en collaboration avec Polydore Millaud, un journal judiciaire, intitulé L'Audience et fréquente le milieu de la jeunesse artistique, popularisé par le roman de Murger : Scènes de la vie de Bohème. Il commence à y côtoyer des personnages comme Gérard de Nerval, Charles Baudelaire et Théodore de Banville. Ses amis artistes, le surnomment Tournadar à cause de son habitude de rajouter à la fin de chaque mot de ses phrases la terminaison dar, d'une manière tout à fait fantaisiste[2], puis une abréviation transforme ce tic en pseudonyme Nadar.

La vie est très dure et il subsiste en utilisant divers expédients ; il écrit des romans, dessine des caricatures. Grâce à l'aide financière d'un ami, il se lance, à dix-neuf ans, dans l'aventure de la création d'une revue prestigieuse, Le livre d'or, dont il devient le rédacteur en chef. Grâce à ses connaissances, il s'assure la collaboration de personnages comme Balzac, Alexandre Dumas, Théophile Gautier, Gérard de Nerval, Gavarni et Daumier. Malheureusement l'aventure est obligée de s'arrêter au neuvième numéro, malgré un succès d'estime.

Le caricaturiste

Après cet échec, Gaspard-Félix reprend du service dans les gazettes comme caricaturiste. C'est lors d'un stage de dessin au journal satirique Le Corsaire-Satan qu'il découvre le crayon lithographique et abandonne la plume. À la veille de la révolution de 1848, il obtient la consécration avec son premier dessin-charge publié dans la journal Le Charivari.

Le 30 mars 1848, il s'engage avec son frère dans la légion polonaise, pour porter secours à la Pologne. Son passeport est au nom de Nadarsky. Il est fait prisonnier et mis au labeur dans une mine, puis il refuse le rapatriement gratuit et revient à pied. Deux mois plus tard, il sera de retour à Paris, coiffé d'une chapka de couleur groseille, après un long voyage lors duquel il fut arrêté en Saxe par des représentants du gouvernement prussien.

Rapidement après son retour, il est contacté pour se mettre au service du gouvernement provisoire, et il est engagé comme agent secret par l'éditeur Jules Hetzel, alors chef du cabinet du ministre des Affaires étrangères. Sa soif d'aventures inassouvie, malgré son expérience polonaise, il part se renseigner sur les mouvements de troupes russes à la frontière prussienne.

De retour à Paris, il reprend ses activités de caricaturiste auprès de petits journaux, cependant sa renommée s'établit peu à peu, et à partir de 1851, il s'attelle à un grand projet de Musée des gloires contemporaines, pour lequel, avec l'aide de plusieurs collaborateurs, il rencontre les grands hommes du moment afin de les dessiner. L'ensemble de ce travail, concerne plus de trois cents grands hommes de l'époque sur un total de plus de 1 000 vignettes et constitue un panthéon qui lui apportera la notoriété, sous le nom de Panthéon de Nadar en quatre feuillets.

Le photographe

 

L'atelier de Nadar au 35, boulevard des Capucines, en 1860.

Nadar, 1854.

Hommage au carrefour du Petit-Clamart, à Clamart (HdS)

Sa nouvelle aisance lui permet d'emménager au dernier étage d'un immeuble de la rue Saint-Lazare, où il peut disposer d'un atelier bénéficiant de la lumière naturelle. C'est dans ce studio que seront réalisés ses chefs-d'œuvre, continuant l'œuvre des portraits, entreprise avec la caricature, mais maintenant continuée avec une nouvelle technique : la photographie.

À partir de cette époque, la technique du portrait est maîtrisée et les travaux sont de qualité. Les prix évoluent à la baisse. De nombreux studios ouvrent et les personnalités — les élites du monde des arts, des lettres mais aussi de la politique, du théâtre et même de l'Église — peut-être attirés par leur côté narcissique, n'hésitent pas à « se faire tirer le portrait ». Ce sont ces œuvres que l'on retrouve chez les papetiers sous forme d'estampes et de photographies.

En 1854, il se marie avec Ernestine, jeune femme issue d'une riche famille protestante, mais malgré le mariage, il continue d'offrir l'hospitalité à ses nombreux amis, comme à l'époque de la bohème. À cette époque, Nadar se brouille avec son frère cadet, qui s'était lui aussi lancé, avec son appui, dans le métier de photographe-portraitiste, mais voulait aussi utiliser le nom de «Nadar». Il s'ensuivit un procès.

Nadar souhaite que l'appareil de photographie puisse désormais être emporté à l'extérieur et en voyage, aussi facilement que le chevalet du peintre, il va commencer aussi à expérimenter la photographie embarquée dans un ballon, il fut donc aussi, dès 1858 le pionnier de la photographie aérienne, avec ses vues du Petit Bicêtre. Daumier représenta Nadar opérant avec difficulté lors d'une ascension aérienne, avec cette légende prémonitoire : Nadar, élevant la photographie à la hauteur de l'Art le 25 Mai 1862.

En 1860, manquant de place, Nadar déménage de la rue Saint-Lazare au boulevard des Capucines. Il fait installer au fronton de son immeuble une immense enseigne, dessinée par Antoine Lumière et éclairée au gaz. Cette année-là, passionné pour toutes les techniques nouvelles, il commence à expérimenter les diverses possibilités que peut lui offrir la photographie, en particulier la photo à la lumière artificielle dont il sera le pionnier.

En avril 1874, la première exposition des peintres impressionnistes se produit dans son studio. On lui en a souvent attribué l'organisation ; en fait, il s'agissait de son ancien studio qu'il louait. Il est aussi possible, mais non prouvé, qu'il ait demandé à son locataire d'abriter les impressionnistes, mais il ne fut pas en tout cas l'organisateur de l'exposition.

Après la destruction de son atelier rouge, sa femme finance et gère, avec 20 personnes, l'aristocratique, rue du Faubourg-Saint-Honoré.

Nadar a fustigé les canons de représentation et, écœuré par l'évolution de la production raille ses concurrents, qui se contentent « d'un format à peu près unique, singulièrement pratique pour l'espace de nos logements bourgeois. Sans s'occuper autrement de la disposition des lignes selon le point de vue le plus favorable au modèle, ni de l'expression de son visage, non plus que de la façon dont la lumière éclaire tout cela. On installait le client à une place invariable, et l'on obtenait de lui un unique cliché, terne et gris à la va-comme-je-te-pousse ».

L'aérostation

 

Nadar en ballon par Honoré Daumier, 1896.

Nadar en ballon.

Très curieux des nouveautés techniques de son temps, il se lança avec passion dans le monde des ballons.

En 1858, il réalise la première photographie aérienne de Paris, depuis un '"vol captif" à 80 mètres d'altitude, au-dessus du Petit-Bicêtre(actuel Petit-Clamart). Il est obligé d'alléger au maximum et ne peut embarquer sa guillotine horizontale.

Les aventures de Nadar inspireront Jules Verne pour Cinq semaines en ballon écrit en 1862. Un des héros de De la Terre à la Lune et Autour de la Lune — romans parus en 1865 et 1869 — s'appelle d'ailleurs Michel Ardan, anagramme de Nadar.

Voici comme Jules Verne le décrit :

« C'est un homme de 42 ans, grand, mais un peu voûté déjà, comme ces cariatides qui portent des balcons sur leurs épaules. Sa tête forte, véritable hure de lion, secouait par instants une chevelure ardente, qui lui faisait une véritable crinière. Une face courte, large aux tempes, agrémentée d'une moustache hérissée comme les barbes d'un chat et de petits bouquets un peu égarés, un regard myope, complémentaient cette physionomie éminemment féline. »

— extrait de De la Terre à la Lune

 

Seconde ascension du Géant. Paris, Champ de Mars, 18 octobre 1863

En 1863, il fonde la Société d’encouragement de la navigation aérienne au moyen du plus lourd que l’air. Il fait construire un immense ballon, « Le Géant », haut de 40 mètres et contenant 6 000 m³ de gaz. Le 4 octobre, le premier vol du Géant a lieu à Paris avec 13 personnes à bord. Le ballon perd rapidement de la hauteur et atterrit à Meaux, à moins de 100 kilomètres de Paris. Il repart le 18 octobre avec sa femme. Dans les environs de Hanovre, le ballon atterrit durement et est entraîné sur 16 kilomètres. Nadar et son épouse sont grièvement blessés. Elle reste hémiplégique. D'autres tentatives auront lieu mais sans le succès public escompté, or les passagers devaient lui permettre la rentabilité de l'affaire. Nadar doit donc arrêter l'aventure du Géant par manque d'argent.

Il fonde en 1867 avec d'autres passionnés comme lui, la revue L'aéronaute.

En 1870-1871, lors du siège de Paris par les Allemands, il constitue de son propre chef la « Compagnie d’Aérostiers » avec Camille Dartois et Jules Duruof dont le but est la construction de ballons militaires pour les mettre à la disposition du gouvernement. Ils établissent un campement sur la place Saint-Pierre, au pied de la butte Montmartre, où naît la poste aérienne du siège. Les ballons permettaient de surveiller l’ennemi, d’établir des relevés cartographiques et également d’acheminer du courrier. Nadar baptise ses ballons : le George-Sand, l’Armand-Barbès et le Louis-Blanc. C'est à bord de l’Armand-Barbès que Léon Gambetta, ministre de l’Intérieur, quitte Paris le 7 octobre 1870 pour regagner Tours afin d'y organiser la résistance à l’ennemi.

Au total, 66 ballons seront construits entre le 23 septembre 1870 et le 28 janvier 1871 qui transporteront 11 tonnes de courrier, soit 2,5 millions de lettres. Cinq des ballons seront capturés par l'ennemi. Cette première fabrication en série d'aéronefs, marque officiellement la naissance de l'industrie aéronautique. Deux « usines » avaient été installés dans les gares de chemin de fer réquisitionnées : les frères Godard à la gare de Lyon et Dartois et Yon à la gare du Nord.

À la chute du régime de Napoléon III, il installe «révolutionnairement» sa société dans la quartier de Montmartre sur la place Saint-Pierre même. Avec deux engins, le «Neptune» et le «Strasbourg», il sera chargé d'étudier les déplacements de l'ennemi.

Son pseudonyme

Le pseudonyme Nadar fut utilisé pendant quelque temps par son frère Adrien pour ses photographies, sous les formes Nadar jeune et Nadar jne. Cette signature provoqua la confusion et fut la cause d'un procès entre les deux frères, de mars 1856 à décembre 1857, qui permit à Félix d'être le seul utilisateur du pseudonyme. Ce procès fut l'un des premiers de ce genre, sur le statut d'auteur photographe.

Son fils, Paul, réutilisa le pseudonyme avec la permission de son père.

La fin de sa vie

Après l'épisode de la Commune, Nadar se retrouve complètement ruiné et redémarre une activité dans la photographie, mais pour réaliser avant tout des travaux qui lui assurent sa subsistance.

En 1886, il accompagne son fils Paul Tournachon qui doit réaliser une interview du chimiste Eugène Chevreul, et en profite pour prendre des photos. Ce double travail, paru le 5 septembre dans le Journal illustré peut certainement être considéré comme le premier reportage photographique réalisé en même temps que l'entretien journalistique dont il assure l'illustration.

En 1887, il s'installe au manoir de l'Ermitage de la Forêt de Sénart où il accueille ses amis dans le besoin, jusqu'en 1894. Il est alors ruiné et malade, mais errant et paisible. Cette même année, à l'âge de 77 ans, Nadar décide de tenter de nouveau sa chance. Il laisse à son fils la gestion de ses affaires à Paris, et fonde à Marseille un atelier photographique. Nadar, «doyen des photographes français» devient dans la région de Marseille une véritable gloire et se lie d'amitié avec l'écrivain Frédéric Mistral.

En 1900, il triomphe, à l'Exposition Universelle de Paris, avec une rétrospective de son œuvre, organisée par son fils.

En 1904, Nadar revient à Paris. Il y décède le 21 mars 1910 à quelques jours de ses 90 ans.

3 avril 2010

Bisson Frères

  • BISSON Frères : Auguste Rosalie (Paris 1826-1900) et Louis Auguste (Paris 1814-1876)
  • Début Activité 1840
  • Enseigne de l' atelier : 'Bisson Frères'
  • Associé à : LEBLANC et Augustin Paul GUEUVIN vers1848

  • Adresse de Auguste Rosalie : 21 Rue de la Madeleine et 48 Rue Monsieur Le Prince en 1865
  • Adresse de Louis Auguste : 21 Rue de la Madeleine, 23 Rue Saint Paris vers 1845, 8 Rue Garancière, 11 Boulevard des Italiens, 13 Rue des Saints Pères vers 1865, Rue Médicis en 1871, 277 Rue Saint Jacques, 22 Rue Bertholet vers 1880.

  • Succursales de Auguste Rosalie: 11 Boulevard des Italiens, 35 Boulevard des Capucines en 1855, 8 rue Grancière et un atelier à Chamonix.
  • Succursales de  Louis Auguste : 11 Boulevard des Italiens , chamonix en 1865

  • Louis Auguste vend à : Edmond Quetier et Cie en 1863 et à Eugène MAUNOURY en en 1871
  • Auguste Rosalie vend à : Edmond Quetier et Cie et à Paul Emile PLACET en 1864

Photographes de sa Majesté l' Empereur dans leur studio, les deux frères reproduisent les oeuvres des maitres anciens. LOUIS fait faillite apres son association en 12/1863.

Au même titre que Félix Nadar, Édouard Baldus ou Gustave Le Gray, ils ont été les premiers à essayer de se détacher des techniques imposées par l'usage du daguerréotype, notamment en abandonnant la pose photographique au profit de l'instantané. Actifs pendant l'« âge doré » du mécénat photographique, entre 1847 et 1855, les frères Bisson fondent leur originalité sur l'utilisation de très grands tirages (jusqu'à 100 × 81 cm) et sur la mise en pratique commerciale de leurs techniques. En effet, de 1852 à 1863, la maison Bisson frères, rue Garancière, compte jusqu'à trente employés et gagne une renommée internationale par l'exécution de commandes très variées.

Membres de la Société française de photographie, les frères Bisson y exposent régulièrement entre 1854 et 1863. Par ailleurs, ils voyagent beaucoup, puisque près d'un tiers de leurs nombreux clichés portent sur des sujets en dehors du territoire français. Après le rachat de leur maison en 1864 par Émile Placet, Louis-Auguste et Auguste-Rosalie poursuivent ensuite des routes photographiques séparées. La reconnaissance était alors celle de la curiosité, comme lorsqu'ils accueillent rue Garancière des officiels français, mais il faudra attendre plus d'un siècle pour que reviennent au premier plans leurs tirages et que leur soit réellement reconnue une valeur artistique décisive.

Les frères Bisson restent surtout connus pour leurs séries de photographies sur la thématique du massif du Mont-Blanc, commandées par Napoléon III. Ils ont d'ailleurs réalisés par deux fois l'ascension du mont Blanc et rapporté les premières photographies d'alpinisme. Bisson jeune, en particulier, a multiplié les prises de vue de pentes enneigées et de glaciers, dans « ses » montagnes. Il souhaitait ainsi saisir le changeant dans un sujet unique — une attitude novatrice à l'époque.

On doit à Louis-Auguste Bisson le portrait le plus connu d'Honoré de Balzac 1842.

La Crevasse (Départ) -­­­­ 1862

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9 septembre 2017

Firminy - Victor Boxberger

  • Victor BOXBERGER - Firminy (Loire) Né le 8 avril 1868 - Klingenthal (67) et Décédé le 21 mai 1947 - Firminy , à l’âge de 79 ans
  • Date de début d'activité : 1894
  • Adresse : 111 Rue Nationale

Joseph Victor BOXBERGER

Elève à l'école de dessin, puis professeur de Dessin à Lille, ou ne se fera pas au climat. Reviens à Saint Etienne où il a appris le métier de photographe chez Justin Marnas dont il épousera la nièce le 3 mai 1900. Il y aurait participé avec l'équipe de Louis Lumière, à la mise au point de la photograpuie couleur par le système autochrome. Son fils Justin et sa fille Anne Marie seront aussi photographe

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24 février 2018

Armentières - Bulteau

  • Marcel BULTEAU - Armentières
  • Début Activité : 1880
  • Maison à Lille au 45 Rue de Bethune (Gérant Alphonse PAGANT)
  • Adresse : 18 Grand Place / 50 Rue de Lille puis 12 Rue de l' Humanité

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Marcel Bulteau est né le 1er juin 1852 à Lille, au 9 bis, rue de Roubaix, non loin de la place de la Gare. Son père, Paul Pierre Bulteau, né en 1820 à Dottignies (la Hollande à cette date, et de nos jours la Belgique), était sculpteur, tout comme ses deux oncles paternels Xavier et Hippolyte et sa mère, Charlotte Berthe, sans profession, était originaire de Roubaix. Il avait 16 ans lorsque mourut son père. Les premières années de son existence nous sont inconnues et aucune recherche n'a permis d'apprendre où se déroula sa scolarité, ni même de savoir s'il dut accomplir son service militaire. Il est toutefois probable de penser qu'il travailla dans l'imprimerie dès son adolescence, et qu'il s'orienta vers la photographie, une activité qu'il exerça toujours avec talent.

En 1874, il ouvrit un atelier de photographie à Lille, et des documents publicitaires nous indiquent qu'il s'installa, à cette date ou peu après, au 45, rue de Béthune. Quelques années plus tard, il chercha à étendre son activité. Il plaça tout d'abord un gérant dans son magasin de Lille, un artiste peintre de La Madeleine, du nom d'Alf. Pagant, qui possédait un atelier de retouche et d'agrandissement. Et, en 1881, il arriva à Armentières pour y créer une succursale. C'est dans cette ville qu'il rencontra Zoé Henriette Delabarre, dont les parents, après avoir été bateliers, furent marchands de charbon à Armentières, et qu'il épousa le 4 novembre 1882. Le couple eut deux enfants, Robert (1883-1959) et Rachel (1885-1960). Il logea tout d'abord au « café de Paris hôtel », 18, Grand'Place (aujourd'hui le café Leffe, au 42, place du Général-de-Gaulle), puis au 50, rue de Lille (de nos jours le numéro 44, devenu le magasin Brisoux, puis le salon de coiffure Saint-Algue). Et finalement, la petite famille s'installa au 12, rue de l'Humanité. Cette rue s'étendait de la Grand-Place à la place Saint-Vaast, et toutes les habitations de cette courte artère étaient occupées par des commerces. Son atelier de photographie se trouvait entre la maison Vanuxem-Flament (devenue par la suite « Le Palais de la Mode », aujourd'hui « Clody Mag ») et la mercerie Chocquet (transformée d'abord en estaminet, et connue ensuite sous l'enseigne « L'Univers », puis le « Come Back », « La Muraille de Chine » et « D'Lys »).

Comme tout photographe, Marcel Bulteau, à ses débuts, réalisait ses clichés au moyen de plaques de verre au gélatino-bromure, une technique mise au point en 1871 par le britannique Richard Leach Maddox. Ce procédé permettait alors de photographier tous les sujets car ces plaques étaient beaucoup plus sensibles à la lumière, de sorte que l'exposition ne pouvait excéder qu'une fraction de seconde. L'invention de l'obturateur commença ensuite pour ne laisser entrer la lumière dans l'appareil que pendant 1/100 de seconde et même 1/1000 de seconde. Puis, l'américain George Eastman, le fondateur de Kodak, concevra en 1888, l'idée du support souple. Et les plaques de verre seront progressivement remplacées par les rouleaux de Celluloïd.

Peu de photographes professionnels exerçaient une activité commerciale sur Armentières. Il y avait L. Decarme, rue du Faubourg-de-Lille (Jules-Ferry), et Ch. Rousselot, rue d'Ypres (des Déportés), ainsi que quelques commerces vendant des articles pour la photographie, comme Wenés-Turpin, rue de Dunkerque.

Mais de nombreux particuliers s'adonnaient cependant à la pratique de la photographie. Il s'agissait principalement d'industriels et d'amateurs appartenant à la bourgeoisie armentiéroise. Ces personnes, au nombre d'une quarantaine, se réunirent et créèrent une société photographique en 1900, placée sous la présidence de Louis Dulac, un industriel textile d'Armentières de la rue de Strasbourg. Leur siège se trouvait dans une salle du Café de Paris sur la grand-place (de nos jours le Café Leffe). Le but de la société était de créer des relations entre amateurs, et de procurer à ses membres tous les éclaircissements possibles permettant un plus large développement de la photographie. Mais Marcel Bulteau, qui habita auparavant dans ce café, ne fit pas partie de cette société.

Marcel Bulteau faisait du portrait, un domaine qui connut un essor aussi irrésistible que compréhensible aux yeux du public qui considérait cette technique mystérieuse et même magique. Il assurait à sa clientèle qu'il conservait les clichés, leur donnant ainsi la possibilité de se procurer un retirage. Et la technique évoluant, il devint spécialiste en polychromie.

La carte postale

Mais bien vite, Marcel Bulteau en vint à la fabrication de cartes postales illustrées qu'il édita en milliers d'exemplaires. De nombreux éditeurs opérèrent à Armentières (H. Havet, Léon Bette-Caux, Léon Laporte, Edouard Ramon, L. Wenés), mais il est incontestable que Marcel Bulteau fit partie du peloton de tête. Il avait aussi des collaborateurs qui l'aidaient dans son travail. Outre qu'il opéra son art dans de nombreuses autres localités, comme à Cassel ou à Lille, il diversifia sa production et traita de nombreux sujets : les bâtiments des communes de la région armentiéroise, les rues des cités, les usines, les sociétés sportives, chorales et musicales, et de nombreux événements de son époque. Il fit aussi une série sur les douaniers, dans laquelle on les voit contrôler à la frontière, ou encore en embuscade pour surprendre les fraudeurs.

Ses thèmes étaient les bâtiments des communes de la région armentiéroise, les rues des cités, les usines, les sociétés sportives, chorales et musicales, et de nombreux événements de son époque. Il fit aussi une série sur les douaniers, où on les voit contrôler à la frontière, ou encore en embuscade pour surprendre les fraudeurs. Il est évident que ces personnes ont posé devant l'objectif de Bulteau.

Le tramway

Mais en dehors de ces thèmes, il mit à la disposition des élèves des collèges et surtout de ceux de l'École Nationale Professionnelle (de nos jours, le lycée Gustave-Eiffel), des milliers de cartes montrant l'intérieur de ces établissements scolaires, la vie quotidienne des élèves, les nombreux ateliers et les différentes activités pratiquées. Ces cartes postales constituent ainsi de vrais reportages, nous livrant presque en direct les manifestations, les fêtes, ce qui démontre l'intérêt qu'il portait aux événements de son époque. Marcel Bulteau était présent partout dans la région. Certaines cartes nous montrent les tramways qui parcouraient la ville avant 1914, la rivière de la Lys qui sera comblée en 1973.

Il est difficile de savoir quand Marcel Bulteau réalisa ses premières cartes postales. Mais l'étude des cachets postaux nous permet cependant de dater les premières éditions à l'année 1902. Il existe quelques cartes représentant les inondations d'Armentières en 1892 dans la rue de Flandre (des Fusillés), ou l'envol de quatre ballons sphériques en 1890 sur la place de la République, mais elles furent éditées après ces dates, d'après des photographies qu'il avait réalisées sur plaques.

Les grèves

La série sur les grèves d'Armentières fait partie d'une suite numérotée. Elle se compose de 25 cartes, 21 d'entre elles étant consacrées aux grèves de 1903 et les quatre dernières à celles de 1904. Elle nous montre la ville occupée par les militaires et les saccages faits par les grévistes. Une seule, la 18, concerne la ville d'Houplines, réalisée à l'occasion de la conférence faite par Jean Jaurès le 22 octobre 1903 devant près de 8 000 personnes massées sur la place de la République. 

La série de 25 cartes sur les grèves d'Armentières est très recherchée par les collectionneurs et mérite sans doute la cote élevée qui lui est donnée. Mais il n'existe pas de cote spécifique pour les cartes Bulteau, exception faite, peut-être, de celle de cette série-là. Les cotes des autres cartes dépendent des sujets présentés. Certaines, représentant des véhicules, des attelages, des personnages en tenue d'époque, etc., ou encore des aérostats, font les meilleurs prix.

Une mystérieuse affaire

Mais tout s'arrêta le dimanche après-midi du 30 juin 1912, par une violente explosion qui causa d'importants dégâts. Marcel Bulteau se trouvait chez lui, avec son épouse, et son fils Robert âgé de 28 ans, dans la cuisine située au premier étage de leur maison, au 12, rue de l'Humanité. Lorsque, vers 15 h 15, un coup de sonnette retentit. Robert descendit et, peu après, revint avec un paquet enveloppé dans du papier gris. Il expliqua que c'était un jeune garçon d'une quinzaine d'années qui le lui avait remis en disant : "Voilà un paquet pour monsieur Bulteau". Il posa le colis sur la table et se mit en mesure de l'ouvrir. Aussitôt, une flamme rouge se produisit, suivie d'une explosion qui fut entendue à cent mètres de là. Les trois personnes, qui étaient penchées sur la table, furent grièvement brûlées à la figure, aux bras et aux mains la plus sérieusement blessée étant madame Bulteau, qui eut un oeil atteint, et des brûlures au ventre. La cuisine était dans un état lamentable, le plafond en partie effondré, les carreaux brisés, et des éclats de verre furent projetés dans les fenêtres de la maison Vanuxem située de l'autre côté de la rue. Quant au rez-de-chaussée, qui servait de magasin et où étaient entreposées les photographies, il ne subit pratiquement aucun dommage. Après les premiers soins donnés par le docteur E. Beun de la place Chanzy, les victimes furent transportées à l'hôpital de la rue Sadi-Carnot.

Le commissaire de police E. Courtot se rendit aussitôt sur les lieux mais, malgré de minutieuses investigations, il ne lui fut pas possible de retrouver trace de l'engin, un commencement d'incendie, éteint rapidement par les voisins accourus, ayant rendu les recherches plus difficiles.

Une enquête fut confiée au juge d'instruction Houeix, du parquet de Lille, qui, à l'hôpital, procéda à l'interrogatoire de la famille Bulteau. Et le directeur de laboratoire municipal de Lille, M. Bonn, récupéra divers débris dans la maison pour les analyser et déterminer la nature de l'explosif. En attendant, l'hypothèse avancée était qu'on se trouvait en présence d'un accident dû à une déflagration spontanée de magnésium combiné avec d'autres substances employées par certains photographes ou à un accident imputable à une imprudence commise par Bulteau père qui fumait sa pipe lorsque le colis fut déposé sur la table.

Seulement, les recherches de la police pour retrouver le gamin ayant apporté le paquet restaient vaines. Et le journal local La Gazette d'Armentières, qui informait ses lecteurs, titrait à chacune de ses éditions qu'il s'agissait « d'une affaire mystérieuse ». Le juge d'instruction, relevant des contradictions dans les dépositions des victimes et dans celles des voisins (qui, eux, n'avaient rien vu), commença alors à douter et pensa à un acte de malveillance. Il ne chercha pas plus loin et inculpa le fils, Robert Bulteau, de tentative de meurtre le 7 juillet. Cette décision fit réagir Bulteau père qui contesta, se refusant à porter toute accusation contre son fils. Ce dernier fut mis en état d'arrestation mais aucune preuve sérieuse de culpabilité ne put être retenue contre lui et Robert Bulteau fut remis en liberté au début du mois d'août, le magistrat Houeix délivrant en sa faveur une ordonnance de non-lieu.

Marcel Bulteau et son épouse quittèrent l'hôpital le 20 juillet. Peu après, il fit paraître par voie de presse le communiqué suivant : « M. Marcel Bulteau et sa famille, qui furent victimes de l'horrible attentat connu de tous, remercient leurs nombreux amis d'Armentières et des environs qui leur ont témoigné leurs sympathies, et aussi les personnes dévouées qui leur ont porté secours dans ce moment tragique. Monsieur Bulteau informe sa clientèle que sa maison sera ouverte le dimanche 28 juillet et qu'il apportera comme par le passé tous ses soins à son travail. »

Lors de la Première Guerre mondiale, Marcel Bulteau quitta la ville comme tous les Armentiérois, pour ne revenir qu'en 1921. Il paraît qu'il était seul, séparé de sa femme qui mourut à Lille. Sa fille Rachel avait quitté la maison depuis 1904, après avoir épousé un Armentiérois, et son fils Robert était marié à une Lilloise depuis 1919. Marcel Bulteau reconstruisit sa maison au même emplacement et installa un petit bâtiment dans le fond de sa cour pour reprendre son métier de photographe. Mais il n'eut pas le temps de faire l'ouverture de sa maison, car il décéda subitement le 8 février 1922, à l'âge de 69 ans. Il fut inhumé au cimetière d'Armentières le 11 février. Sa tombe a malheureusement aujourd'hui disparu. Puis, son fils vendit la maison qui devint un estaminet à l'enseigne « À l'Hôtel de Ville », tenu par Henri Victor-Desmet.

Mais cet établissement fut détruit en mai 1940 par une bombe allemande lors des raids sur la ville précédant l'arrivée des troupes ennemies. Et le sol fut racheté par Me Raymond Dissaux, notaire demeurant 7, rue des Rotours (du Président-Kennedy), son habitation étant mitoyenne avec ce terrain (c'est aujourd'hui un cabinet d'expertise comptable). Puis, Me Dissaux fit construire un mur entre le café de l'Univers et le Palais de la Mode, le perçant d'une porte lui permettant d'accéder directement à la place de l'église Saint-Vaast.

Quant à Robert Bulteau, il était artiste peintre. Il exposait ses oeuvres à la vitrine du tapissier Tremmery-Duhem, 38, rue de Lille à Armentières. Le journal local du 23 mars 1910 signale, à l'occasion d'une exposition de ses dessins, que le jeune auteur « a un véritable tempérament d'artiste, dont le talent s'affirme d'année en année. Rien de plus vrai que ces bonnes figures de Vieux au regard si doux et si expressif, traité d'une façon audacieuse, genre Rembrandt dont les effets de lumière sont admirables. Aussi, nous ne pouvons être sans adresser nos éloges à l'artiste et le féliciter sincèrement. » Après la guerre, Robert Bulteau continua son métier d'artiste-peintre, à Lille, au 47, rue Puebla. Puis, il déménagea pour la Côte d'Azur, où il mourut en 1959.

Le goût de collectionner les cartes postales n'est pas récent. La première exposition se déroula à Nice en 1889 et de nombreuses revues cartophiles se multiplièrent dès 1901. Si la Première Guerre mondiale marqua un déclin de la cartophilie, l'usage de la carte postale se relança avec les congés payés de 1936. Et les cartes devinrent plus séduisantes en 1960 avec l'amélioration des qualités techniques, la couleur et le glaçage. De nos jours, de nombreuses localités ne proposent que quelques variétés de vues ne montrant que le ou les principaux bâtiments. Et il n'y a plus que les lieux de vacances qui offrent un plus large choix. Mais après plus de cent ans, les cartes postales de Marcel Bulteau continuent de plaire.

Source : Alain Fernagut : l'histoire de Marcel Bulteau, le roi de la carte postale dans l'Armentiérois.

9 septembre 2017

Calais - Demotier

  • DEMOTIER (Calais, 1825 – 1883, Calais) - Librairie et Papéterie
  • Date début d'activité : 1875
  • Adresse : 132 Rue de la Citadelle

Numismate, éditeur et libraire à l’angle de la rue de la Citadelle et de la Place d’Armes. Reprenant les travaux de Pigault de l’Épinoy, il publie ses Annales historiques en 1856, document précieux sur l’histoire de Calais et constamment utilisé depuis. Membre de la Société Humaine, du conseil municipal, du Tribunal de Commence, de la Caisse d’Épargne et du Mont-de-Piété. Frère du dessinateur Victor Demotier qui a laissé quelques vues de Calais. La petite rue Charles Demotier est coincée entre l’avenue Saint-Exupéry et la ligne de chemin de fer. (source Amis du Vieux Calais)

  • Article de presse du 18 Juin 1883 paru sur L' Intransigeant

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15 avril 2018

Paimpol - Constant Le Merle

  • Constant Le Merle - Paimpol
    Date de début d'activité : 1895
    Adresse à Vannes : 4 Rue Saint Nicolas puis 19 Place de l' Hotel de Ville
    Adresse à Paimpol : rue de Ploubazlanec
    Constant Joseph Louis Isidore Le Merle est né le 21 juillet 1876 à  Vannes (Morbihan). Il est le fils d'Auguste Constant Le Merle (1840-1908) sculpteur. En 1895, ce dernier reprend à  Paimpol (Côtes d'Armor) l'atelier de photographie de Moizan. Le père et le fils travaillent ensemble même si Constant Joseph était sans doute le plus qualifié des deux. En 1900, il s'installe à  Vannes. Situé rue Saint-Nicolas, son atelier de photographie sera ensuite transféré au 19, place de l'Hôtel de ville. Après le décès de son père, il revient à  Paimpol et reprend les rênes de l'atelier de la rue de Ploubazlanec où il est recensé en 1911. Mobilisé en février 1915, il se retire à  Paimpol en février 1919. (source portrait Sépia)

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3 juillet 2010

Extension de Paris, en 1860

Extension de Paris, en 1860

En gris sont indiqués les territoires annexés à Paris en 1860
Les chiffres indiquent l'ancienne numérotation des arrondissements de la ville

Napoléon III remet au baron Haussmann le décret d'annexion à Paris des communes suburbaines (1860)

Plaque commémorant la création du 16e arrondissement suite à l'extension de Paris, qui est alors passé de 12 à 20 arrondissements

Par la loi du 16 juin 1859, les limites de Paris sont déplacées depuis le mur des Fermiers généraux « jusqu'au pied du glacis de l'enceinte fortifiée » (l'enceinte de Thiers). Paris s'agrandit ainsi de 4 365 hectares (en gris sur le schéma ci-contre), passant de 3 438 hectares en 1859 à 7 802 hectares en 1860 (respectivement de 3 228 ha à 7 088 ha si l'on défalque l'emprise de la Seine).

La date communément retenue pour cette extension est celle du 1er janvier 1860. Néanmoins, cette conception est partiellement fausse. En effet, la loi ayant été promulguée le 3 novembre 1859, elle entrait en vigueur dès le 5 ; seule la perception des droits d'octroi était concernée par cette date du 1er janvier, ainsi que le prévoyait la loi du 16 juin[3].

Le classement parmi la voirie parisienne des voies qui appartenaient auparavant aux communes annexées est confirmé par un décret du 23 mars 1863 ; elles sont au nombre de 733.

24 communes sont concernées :

  • 4 sont entièrement comprises dans l'extension ;
  • sur les 20 qui de fait étaient coupées en deux par l'enceinte de Thiers, la loi en supprime 7 (en en répartissant les territoires entre Paris et les communes voisines) et elle ampute les 13 autres.

Communes entièrement comprises dans l'extension

4 communes sont entièrement comprises dans l'extension. Selon la loi, ces communes sont supprimées, et leurs territoires sont absorbés par Paris, où leurs noms servent à désigner des quartiers. Il s'agit des communes suivantes :

Communes coupées en deux par l'enceinte de Thiers

Communes supprimées

Sur les 20 communes coupées en deux par l'enceinte de Thiers, 7 sont supprimées par la loi, et leur territoire est réparti entre Paris, où leurs noms servent à désigner des quartiers, et leurs voisines :

Les parties de ces anciennes communes situées hors de l'Enceinte de Thiers sont rattachées par la loi comme suit :

Communes amputées

Pour 13 des 20 communes qui se trouvaient coupées en deux par l'enceinte de Thiers, les portions de territoires situées dans la zone d'extension de Paris sont annexées par Paris, mais les communes sont maintenues et conservent le territoire situé en dehors de l'enceinte. Les communes dans ce cas sont les suivantes :

23 avril 2011

Les Maréchaux

  • Les Maréchaux par DISDERI

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Le maréchal comte de Castellane

castellane1.JPGLe maréchal comte de Castellane est né le 21 mars 1788 à Paris et décédé le 16 septembre 1862 à Lyon.

Le maréchal de Castellane est issu d'une des familles les plus vieilles de France. Il s'engage le jour du couronnement de Napoléon Ier.
Il obtient tous les grades inférieurs au 5ème régiment d'infanterie légère puis passe comme sous-lieutenant à la suite au 7ème dragons le 10 février 1806. Sous-lieutenant titulaire au 24ème dragons, il prend part à l'expédition de Naples. Au commencement de 1808 il est aide de camp du général Mouton qu'il suit en Espagne. Il combat à la bataille de Rio Secco et se signale à Germonal en enlevant une pièce de canon.
Suivant son général sur le Danube, en 1809 Castellane est à Eckmühl puis à Wagram. Capitaine et chevalier de l'Empire en 1810, il fait la campagne de Russie en tant qu'aide de camp du général Narbonne. Il combat à La Moskowa, est nommé chef d'escadron et pendant la retraite il a la main droite gelée. Il va prendre rang dans l'escadron sacré, chargé de protéger l'Empereur : il n'a que 24 ans.
Napoléon peut apprécier le jeune cavalier et le 21 juin 1813, il le nomme colonel-major au 1er régiment de gardes d'honneur. Castellane combat à Dresde, à Mayence et sur les champs de bataille de Champagne. A la chute de l'Empire il est colonel à la suite puis est chargé d'organiser les hussards du Bas-Rhin dont après les Cent-Jours il devient colonel le 27 septembre 1815. En 1822, il commande le régiment des hussards de la garde royale et en 1824 il est nommé maréchal de camp. Envoyé en Espagne après l'expédition de 1823, il refuse de prêter un concours aveugle à toutes les vengeances de la réaction et a l'honneur d'être rappelé en France.
Dès lors, il occupe essentiellement des postes d'inspecteur général, mais fait la campagne de Belgique en 1832 et en 1837 il remplace momentanément le général Trézel dans les commandements de Bône et de Constantine.
La révolution de 1848 le trouve en poste à Rouen où il sait maintenir l'ordre mais comme il n'a pas reconnu immédiatement le nouveau gouvernement il est admis à faire valoir ses droits à la retraite le 17 avril 1848. La loi du 30 août 1849 ayant abrogé celle du 17 avril 1848, Castellane est remis en activité.
Dévoué au Prince-président, il commande la division militaire de Lyon et celle de Besançon. Il adhère au coup d'Etat et maintient le calme à Lyon. Le 26 janvier 1852 il est nommé sénateur et la ville de Lyon lui offre une épée d'honneur. Le 2 décembre suivant, Castellane est élevé à la dignité de maréchal de France.
Lorsqu'en 1858 la France est divisée en cinq grands commandements militaires, le maréchal devient commandant du 4ème corps, comprenant les 8ème, 9ème, 10ème, 17ème, 20ème et 22ème divisions. Son désir le plus vif est de participer à la campagne d'Italie, mais au regard de son âge (71 ans) il reste en France. Il en ressent une certaine déception et le 4 mai 1859, note dans son journal : "Je suis peut-être le premier maréchal de France qui, après avoir formé une armée, ait été privé de marcher avec elle, lorsqu'elle allait à la guerre." Il est nommé commandant supérieur du 4ème corps d'armée à Lyon et c'est à ce poste qu'il décède en 1862.
Castellane avait les épaules hautes et carrées, le cou planté en avant, l'air dégingandé. Chef sévère et redouté, féroce sur les règlements, il ne se montrait lui-même qu'en grande tenue, avec un chapeau en bataille, légèrement de travers.
Castellane était aimé à Lyon. Grand seigneur, il en imposait à tous et la halte à Lyon pour le rencontrer était un rite auquel se soumirent Saint-Arnaud, Canrobert, Bosquet, Pélissier... La population s'amusait de ses excentricités qu'on se racontait volontiers et qui le rendaient populaire. On en riait et on prétendait qu'il ne quittait jamais son bâton de maréchal, qu'il le tenait même en main lorsqu'il se baignait.

Ronald Zins, Les Maréchaux de Napoléon III, Horvath, 1997.


Le maréchal Magnan

magnan4.JPGLe maréchal Magnan est né le 7 décembre 1791 à Paris et décédé le 29 mai 1865 à Paris.

Elève au lycée Napoléon, Magnan s'engage le 25 décembre 1809 au 66ème régiment de ligne et fait, sous les ordres de Ney et Masséna, campagne en Espagne et au Portugal. En 1814 il est appelé à servir dans la Garde impériale et fait la campagne de France sous les ordres de l'Empereur. Il assiste aux batailles de Guignes, Château-Thierry, Montereau, Craonne, où il est blessé, et Paris. Pendant les Cent-Jours il sert au 4ème régiment de tirailleurs de la Garde.
Chef de bataillon en 1817, lieutenant-colonel en 1822, il fait la campagne de Catalogne, en 1823, sous les ordres du maréchal Moncey et est mis à l'ordre de l'armée pour sa brillante conduite au combat d'Espuglas, le 9 juillet de la même année. Nommé chevalier de Saint-Louis pour ce fait d'armes, il est encore mis à l'ordre de l'armée pour sa conduite au combat de Caldès.
Magnan va ensuite combattre en Algérie. Colonel au 49ème régiment d'infanterie de ligne, il est cité à l'ordre de l'armée pour sa conduite à la bataille de Staouëli et pour les combats qui sont livrés sous les murs de Bône. Il rentre en France avec son régiment en novembre 1831 et se rend maître de la première insurrection de Lyon. Mais comme il a parlementé avec les insurgés il est mis en disponibilité le 14 décembre 1831.
Il sert ensuite en Belgique de 1832 à 1839. Général belge depuis trois ans, il est nommé maréchal de camp le 31 décembre 1835. En 1839, après avoir tenu en échec le prince d'Orange au camp d'Heindoven et le duc Bernard de Saxe-Teschen dans son camp sur la Nèthe, et après la signature de la paix définitive entre la Hollande et la Belgique, Magnan rentre en France.
Il est gravement compromis lors du procès devant la cour des pairs, pour l'affaire de Boulogne. Il aurait, dit-on, dans un premier temps accepté une somme considérable pour aider Louis-Napoléon puis, effrayé, aurait renvoyé l'argent.
Nommé commandant du département du Nord, Magnan est lieutenant général le 20 octobre 1845. En 1846, il inspecte les troupes de la division d'Alger et l'année suivante inspecte en France. Lors de la révolution de février de 1848, il sert aux Tuileries pour protéger le départ de Louis-Philippe. Ensuite il exerce différents commandements en Corse, dans l'Ain et remplace provisoirement Bugeaud à Lyon. Il réprime l'insurrection du 15 juin 1848 et n'hésite pas à s'exposer : en arrivant sur la place de la Croix-Rousse il a son cheval blessé de deux coups de feu et son fourreau d'épée coupé d'un autre. Sa conduite lui vaut d'être nommé grand-officier de la Légion d'honneur.
A la suite de l'épisode de Lyon, Magnan est élu député de la Seine. A la même époque, le prince président lui confie le commandement des 30 000 hommes réunis sur le Rhin, à la suite des insurrections du Palatinat et du duché de Bade.
En 1851, Magnan est nommé commandant de l'armée de Paris, en lieu et place de Baraguey d'Hilliers jugé peu sûr, démissionne de ses fonctions de député et participe avec ardeur au coup d'Etat du 2 décembre. En 1852, il cumule les récompenses pour ses services au prince président : sénateur, maréchal de France, grand veneur. Il est aussi conseiller général puis président du conseil général du Bas-Rhin. De 1851 à sa mort, il commande sans interruption les troupes militaires de la capitale. Il est mis à l'honneur lors du transfert des cendres de Napoléon Ier, le 2 avril 1861 aux Invalides, et porte le collier de la Légion d'honneur.
En 1862, un décret impérial nomme Magnan Grand-maître de l'ordre maçonnique en France. Il remplace le prince Lucien Murat dont les maçons ne veulent plus à l'expiration de son mandat. C'est la première fois que le gouvernement nomme à ces fonctions et Magnan n'est même pas maçon. Il est initié et passe tous les grades en une seule journée, en violation des usages et des règlements. Cet acte d'autorité rencontre d'abord quelques résistances qui s'attaquent moins à la personne du maréchal qu'au nouveau principe établi par le gouvernement. Magnan sait s'imposer et ayant obtenu de Napoléon III, le 16 mai 1864, que la maçonnerie retrouve la liberté d'élire son grand-maître, il est élu dès le lendemain par 148 voix sur 152 votants.
Le maréchal s'éteint l'année suivante.

Ronald Zins, Les Maréchaux de Napoléon III, Horvath, 1997.


Le maréchal comte Regnaud de Saint-Jean d'Angély

regnault2.JPGLe maréchal comte Regnaud de Saint-Jean d'Angely est né le 30 juillet 1794 à Paris et décédé le 1er février 1870 à Cannes.

Son père est un personnage illustre du premier Empire : il collabore au coup d'Etat du 18 Brumaire, est conseiller d'Etat, membre de l'Académie française, de la Légion d'honneur, porte-parole de Napoléon Ier auprès du Corps législatif et du Sénat et défend en 1815 la cause de l'Aiglon. Lui-même sert fidèlement l'Empereur et reste attaché à la cause de la famille Bonaparte.
Admis à Saint-Cyr, il passe à l'Ecole militaire de Saint-Germain le 30 mars 1812. Il fait la campagne de Russie au 8e de hussards. Son régiment ayant été presque entièrement détruit à Leipzig, il entre dans l'état-major impérial avec lequel il fait la campagne de 1814. Il se distingue particulièrement sous les murs de Reims. Officier d'ordonnance de l'Empereur pendant les Cent-Jours, il sert à Waterloo.
La Restauration ne pardonne ni au père, ni au fils, leur attachement à l'Empereur. Le fils est renvoyé dans ses foyers avec le grade de lieutenant alors que Napoléon l'a nommé chef d'escadron. Le 28 août 1815, il est rayé des contrôles pour avoir suivi son père en exil, aux Etats-Unis. En 1816, ils reviennent en Europe et tandis que Regnaud de Saint-Jean d'Angély est de retour en France, son père, toujours proscrit, se réfugie à Liège. Ce dernier, autorisé à rentrer en France grâce à Decazes arrive à Paris le 10 mars 1819 et meurt le lendemain dans les bras de son fils.
On comprend aisément qu'il ne cherche pas à être employé par les Bourbons. En 1825, il réalise son modeste patrimoine et rejoint en Grèce le colonel Fabvier, alors au service de ce pays. Il est chargé d'organiser et d'instruire un corps de cavalerie. En 1828, il suit comme volontaire l'expédition du général Maison en Morée. Son grade de capitaine lui est alors reconnu et il revient en France après la délivrance de la Grèce.
Il prend une part active à la révolution de Juillet à la suite de laquelle il est exceptionnellement reconnu dans le grade de chef d'escadron que lui avait conféré l'Empereur lui-même en 1815.
Nommé lieutenant-colonel du 1er chasseurs, devenu 1er lanciers, il fait la campagne de Belgique. Maréchal de camp en 1841, il occupe différents commandements et lors des évènements révolutionnaires de février 1848, il se distingue par la fermeté de sa conduite et l'ordre qu'il sait maintenir dans sa brigade de cavalerie à Versailles. Promu général de division la même année, en 1849 il commande les troupes terrestres du corps expéditionnaire envoyé devant Rome sous l'autorité du général Oudinot. En 1851, il est brièvement ministre de la Guerre, puis approuve le coup d'Etat du 2 décembre à la suite duquel il entre au Sénat dont il est l'un des vice-présidents. Exerçant divers commandements importants dans la cavalerie, en 1854, lorsque Napoléon III créé la Garde impériale, il s'en voit confier le commandement.
En 1855, il fait un séjour de quelques mois en Crimée, au siège de Sébastopol, et à son retour en France reprend le commandement des troupes de la Garde qui y sont stationnées. A la fin de la campagne d'Orient et au retour des autres troupes de la garde il est nommé commandant en chef de la Garde impériale, le 6 avril 1856.
En 1857, il est major général du camp de Châlons et en 1859, pendant la guerre d'Italie, à la tête de la Garde il prend une part déterminante à la victoire de Magenta : durant quatre longues heures elle est décimée pour l'honneur du drapeau en attendant des renforts. Selon Moltke, le stratège prussien qui nous a fait tant de mal en 1870, c'est la résistance de la Garde impériale et le renfort de la brigade Picard qui ont assuré la victoire de Magenta. Regnaud de Saint-Jean d'Angély y conquiert son maréchalat. Peu après, à Solférino, le nouveau maréchal se met encore à l'honneur et c'est la Garde impériale qui perce le centre ennemi.
En 1864, par décret du 20 novembre, il est confirmé dans le titre de comte héréditaire conféré à son père, avec réversion en faveur du mari de sa fille adoptive.
Sa santé se dégradant avec l'âge, le 15 octobre 1869, et sur sa demande, il est relevé de son commandement de la Garde impériale et meurt à Cannes le 1er février 1870.

Ronald Zins, Les Maréchaux de Napoléon III, Horvath, 1997.


Le maréchal Niel

niel2.jpgLe maréchal Niel est né le 4 octobre 1802 à Muret et décédé le 13 août 1869 à Paris.

Après des études faites à Toulouse, Niel entre à l'Ecole polytechnique en 1821. Il en sort deux ans plus tard avec le grade de sous-lieutenant, pour entrer à l'Ecole d'application du génie à Metz.
Il poursuit sa carrière en participant à divers travaux de défense en France, puis en 1836 part pour l'Algérie. Il commande l'une des colonnes d'assaut lors de la prise de Constantine et y commande le génie.
De retour en France, il est employé aux travaux de fortifications de Paris, occupe divers postes et en 1849, est nommé chef d'état-major du génie au corps expéditionnaire de la Méditerranée. Il s'illustre au siège de Rome, où il est légèrement blessé. Nommé général de brigade, il est chargé d'annoncer au pape la nouvelle de la reddition de la ville éternelle. Pie IX tient à remercier le messager et lui exprime le désir de lui offrir personnellement un témoignage de reconnaissance. Niel répond qu'il serait heureux d'obtenir un souvenir pour son épouse. Le pape offre son propre chapelet pour madame Niel et confère au général la croix de commandeur de Saint-Grégoire le Grand.
Succédant à Vaillant au commandement du génie du corps expéditionnaire, l'année suivante Niel obtient le poste de chef du service du génie au ministère de la Guerre.
Conseiller d'Etat en 1852, général de division en 1853, en 1854 il accompagne Baraguey d'Hilliers dans la Baltique, en qualité de commandant du génie de l'expédition. Il participe à la prise de Bomarsund après un siège de cinq jours. En souvenir il ramène la croix qui coiffait l'église orthodoxe de la citadelle russe. De plus en plus apprécié par Napoléon III, il en devient l'un des aides de camp, le 8 janvier 1855.
Il est chargé par l'Empereur d'aller en Crimée et de faire un rapport sur la situation de l'armée et la conduite des opérations. Cette mission délicate l'oppose souvent à Pélissier. Au mois de mai il commande le génie de l'armée d'Orient et concourt à la prise de Sébastopol.
Esprit fin, instruit et de nature gaie, Niel est chargé par l'Empereur de négociations avec le roi Victor-Emmanuel II et Cavour, en vue de la conclusion d'une alliance et au sujet du mariage du prince Napoléon.
En 1859, il commande la 4ème corps de l'armée d'Italie et s'il contribue à la victoire de Magenta, c'est à Solférino, qu'il gagne vaillamment son bâton de maréchal. Il y montre des qualités hors ligne de tacticien et fait preuve de savoir, d'énergie et de sang-froid.
Maréchal de France le 25 juin 1859, Niel occupe des fonctions importantes et en 1867, remplace Randon au ministère de la Guerre. Il tente de réussir là où Randon a échoué et poursuit énergiquement une politique de réforme visant à renforcer les effectifs de l'armée française et à améliorer ses structures et son armement. Il se heurte dans son entreprise à l'aveuglement du Corps législatif. La loi sur la création d'une garde mobile subit de tels amendements que ses dispositions en deviennent illusoires. Niel est miné par ses efforts stériles et un soir, à la fin d'une partie de billard, il confie à un officier d'ordonnance : "Vous verrez ! les Prussiens feront sur nous le bond de la panthère." Depuis plusieurs années il souffre de la maladie de la pierre et son épuisement au ministère avait accéléré la dégradation de sa santé. Il doit s'aliter et est opéré par Nélaton. Le 13 août 1869, entouré de toute sa famille, il expire à son domicile parisien, 90 rue Saint-Dominique.
D'importantes cérémonies funèbres ont lieu au ministère et aux Invalides. Toutes les troupes de la garnison de Paris, toute la Garde, sous les ordres de Canrobert, défilent devant le catafalque du maréchal Niel. Le corps est ensuite transporté à Muret et Le Boeuf, qui avait été désigné par Niel pour le remplacer, prononce un émouvant discours.
Le maréchal Niel était grand, avec des traits réguliers, des cheveux un peu crépus et relevés. D'une correction parfaite, s'exprimant clairement il avait des dons d'orateur. Excessivement instruit, travailleur infatigable, il savait se tenir à ses idées. Honnête et droit, il accomplit son devoir même lorsque la mission était déplaisante, comme en Crimée, et ne profita jamais de sa puissance pour se faire respecter. Ainsi, alors qu'il était ministre de la Guerre, il prit le train en tenue civile et trois élèves de Saint-Cyr montèrent dans son compartiment. Les jeunes gens allumèrent leurs cigares et Niel alluma le sien ; puis, comme la fumée devenait intense, il ouvrit la fenêtre de son côté. "Il fait froid ici" dit un des futurs officiers et il releva la vitre sans en demander la permission. Le maréchal rabaissa la fenêtre et le saint-cyrien la remonta. Alors, Niel, d'un violent coup de coude, fit voler la vitre en éclats en disant calmement : "Lorsque je fume, j'ai besoin d'air." "Monsieur, s'écria l'élève de Saint-Cyr, c'est une insulte, vous m'en rendrez raison. Je me nomme un tel, de la 4ème cie du bataillon de Saint-Cyr." "Très bien, monsieur, répondit Niel, je n'ai pas de carte sur moi, je vous en enverrai une demain et à votre prochaine sortie je serai à vos ordres." Arrivé à Versailles, le train s'arrête et Niel appelle le chef de gare. "Vous ferez remettre cette vitre à mes frais, lui dit-il." Puis il descend de wagon accompagné respectueusement par le chef de gare. Etonnés les saints-cyriens demandent à un employé quel est ce monsieur. "Vous ne le connaissez pas ? C'est votre ministre, le maréchal Niel."
Le dimanche suivant, le maréchal, qui devait visiter Saint-Cyr, se rendit à l'école. Passant le bataillon en revue et reconnaissant son bouillant adversaire, il dit au général commandant, de façon à être entendu du saint-cyrien : "Est-ce que vos jeunes gens sont frileux ?" Ce fut la seule vengeance du maréchal qui raconta son aventure au commandant de l'école sans lui nommer le coupable.
Lors de la campagne d'Italie, après la bataille de Solférino, un malentendu avait dressé Canrobert contre Niel et les deux hommes faillirent se battre en duel. Baraguey d'Hilliers et Mac Mahon avaient même déjà accepté d'être les témoins de Canrobert. Le diffréend dissipé les deux hommes se réconcilièrent. A la fin de sa vie, Canrobert fut interrogé sur cette affaire et sa réponse fut un hommage aux qualités de ministre du maréchal Niel : "Je n'aime plus parler de cela, dit-il... Je me suis réconcilié complètement avec le maréchal Niel et puis j'ai vu mieux que personne ce qu'il a fait lors de son ministère. J'ai assisté à ses efforts ; j'ai été témoin de ses désespoirs, de ses dégoûts ; je sais les responsabilités effroyables qu'il n'a pas hésité à prendre pour assurer au pays les moyens de défense que le Corps législatif refusait. Jamais, jamais, voyez-vous, on ne saura ce que le maréchal Niel a fait en ces circonstances. C'est le désespoir de sentir qu'il ne pouvait pas préserver notre pays d'un désastre certain qui l'a tué. Comment, après cela, puis-je avoir d'autres souvenirs de lui ?"

Ronald Zins, Les Maréchaux de Napoléon III, Horvath, 1997.


Le maréchal Pélissier, duc de Malakoff

pelissier4.jpgLe maréchal Pélissier, duc de Malakoff est né le 6 novembre 1794 à Maromme et décédé le 22 mai 1864 à Alger.

Si le "J'y suis, j'y reste" de Mac Mahon est l'un des mots les plus fameux des maréchaux de Napoléon III, le physique de Pélissier est au moins aussi célèbre que celui de Canrobert. La tête est forte et garnie de cheveux blancs coupés ras. Les yeux sont noirs. Le front est haut et large, le nez ni aquilin ni droit a de l'ampleur à la base, de la rondeur à l'extrémité. Les lèvres un peu épaisses et la moustache taillée en brosse, laissent apparaître une très petite impériale. Les épaules sont larges et carrées, la poitrine bombée, le buste long et la cuisse courte.
Après un début de carrière dans l'artillerie, Pélissier passe dans le corps d'état-major en 1819. Il est de tous les maréchaux de Napoléon III, celui qui a côtoyé le plus grand nombre de généraux en qualité d'aide de camp. En effet, de 1823 à 1839, Pélissier a été aide de camp des généraux Grundler, Bourke, Vallin, Ledru des Essarts, Janin, Durrieu, de La Roncière, Pelet, Reille, Blancard et Faudoas.
En 1823, il fait campagne en Espagne et mérite les croix de la Légion d'honneur et de Saint-Ferdinand d'Espagne. En 1828, il participe à la campagne de Morée et à cette occasion reçoit la croix de Saint-Louis. En 1830, c'est l'Algérie et Pélissier est promu chef d'escadron. Après un long séjour en France, il retourne en Algérie et en 1844 commande l'aile gauche française à la bataille d'Isly. L'année suivante, couvert par Bugeaud, il enfume et fait périr 500 insoumis de la tribu des Ouled-Riah, réfugiés dans les grottes du Dahra.
Nommé maréchal de camp en 1846, puis général de division en 1850, Pélissier occupe à plusieurs reprises les fonctions de gouverneur général de l'Algérie à titre temporaire. Lors du coup d'Etat du 2 décembre 1851, il maintient le calme en Algérie et s'attend à être nommé définitivement à cet emploi. Aussi, lorsque Randon est nommé gouverneur général de l'Algérie, en dédommagement de son ancien poste de ministre de la Guerre, Pélissier en conçoit une certaine amertume. De là, semble-t-il, date son animosité à l'égard de Randon qu'il appelle le petit triomphateur ou le petit raidillon.
En 1854, il n'est pas de ceux qui partent les premiers en Orient, mais les difficultés de la campagne imposent de nouveaux renforts. En 1855, Pélissier est nommé au commandement du 1er corps de l'armée d'Orient. Alors les soldats font connaissance avec son caractère pour le moins spécial. Le dragon Mismer en parle ainsi dans ses souvenirs : "... à la fin du mois d ejanvier, je vis un général... il montait fort mal un magnifique cheval barbe, taillé comme un percheron, dont la crinière et la queue tombaient jusqu'à terre. En passant, il demanda quelque chose à un officier du train et sans lui laisser le temps d'achever sa réponse, il le traita d'espèce avec une voix de butor qui semblait sortir du nez. C'était le général Pélissier venant de débarquer pour prendre le commandement du 1er corps..."
Quelques mois plus tard, Pélissier s'impose au point que Canrobert, incapable d'assumer plus longtemps son commandement, lui confie l'armée d'Orient avec la bénédiction de Napoléon III.
Pélissier fait preuve d'abnégation et sait patiemment conquérir Sébastopol, mais durant le siège ses relations avec ses subordonnés ont été parfois difficiles. Il se heurte à Niel, qui écrit : "Canrobert dit bien que ce n'est pas un aigle, mais un vautour qu'il a mis à sa place." C'est avec Bosquet que les contacts sont souvent tendus, car il reconnaît probablement en lui un puissant rival. D'ailleurs, Bosquet possède une lettre de service de l'Empereur, lui donnant le commandement en chef au cas où Pélissier ne pourrait plus l'assurer. Niel, toujours lui, note dans ses rapports à Vaillant : "Vous dire les colères de Bosquet est chose impossible. Du reste, les procédés dont il est l'objet sont incroyables." En effet, Pélissier exige de tous une obéissance aveugle et Bosquet, d'une intelligence supérieure et fort instruit, ne peut le supporter. Il s'écrie : "C'est une infamie ! C'est une indignité ! Mais je ne suis réduit à ce rôle de caporal que depuis l'avancement de Monsieur Pélissier." Toutefois, Pélissier reconnaît les hautes capacités de son jeune subordonné en lui demandant de dresser les plans d'attaque pour l'assaut final.
Promu maréchal, puis nommé sénateur, Pélissier est le premier maréchal du second Empire créé duc. En effet, l'Empereur le nomme duc de Malakoff le 22 juillet 1856 avec une dotation de 100 000 Frs. C'est à son retour d'Orient, en débarquant à Marseille, que Pélissier apprend par un aide de camp de Napoléon III, qu'il est anobli. Le 4 août, il s'arrête à Lyon chez Castellane qui note : "Le maréchal Pélissier... est petit, gros, spirituel ; notre conversation a été fort amicale."
Vice-président du Sénat, il est aussi nommé ambassadeur à Londres en 1858. Toutefois, il est étonnant que cet homme comblé d'honneurs, ne participe pas à la campagne d'Italie : Baraguey d'Hilliers et Regnaud de Saint-Jean d'Angély y participent alors qu'ils ont sensiblement le même âge que le duc de Malakoff. Il est relégué au commandement supérieur des divisions de l'Est, pour faire face à d'éventuels mouvements de la Prusse.
Grand chancelier de la Légion d'honneur, Pélissier occupe enfin les fonctions dont il rêvait avant la proclamation de l'Empire : il est nommé gouverneur général de l'Algérie et meurt à son poste en 1864.
Pélissier était un caractère et cette catégorie de gens est souvent fort mal jugée car elle n'a pas la souplesse de principes qui permet de plaire à tous. Il n'était ni flatteur, ni courtisan du pouvoir. D'une grande franchise, il vouait une haine instinctive à l'intrigue et aux intrigants. Il n'en fallut pas plus pour qu'il passa pour un ours mal léché. Ce qui déplaisait chez lui, c'était son humour caustique et certains mots cruels. Il avait parfois ses mauvais jours et la réplique vive. Alors qu'il était maréchal de France, il participa un jour à une réunion au ministère de la Guerre. Grand fumeur, il arriva à la réunion du Comité avec un magnifique cigare aux lèvres. Un des maréchaux présents se permit de lui faire une observation pour lui rappeler de ne pas fumer au ministère. Pélissier lui répondit vivement : "Je savais que vous aviez peur du feu, monsieur, mais j'ignorais totalement que vous craigniez même la fumée."
Il est certain qu'avec de tels comportements on s'attire immanquablement des inimitiés. La mauvaise réputation de Pélissier était à moitié méritée car sous une apparence rude, il cachait un caractère bienveillant et un coeur sensible.
Au matin de l'assaut décisif de Malakoff, le 8 septembre 1855, le colonel Cassaigne, aide de camp de Pélissier, fut mortellement touché. Pélissier s'étonna de ne pas le voir à ses côtés : "Cassaigne est mort, car un jour comme celui-ci, à moins d'avoir un membre emporté, il serait près de moi." Sachant le général très lié à son aide de camp, on tenta de lui cacher la vérité et il lui fut répondu : "Mon général, je vous assure que le colonel est à l'ambulance." Le soir, la victoire acquise, Pélissier voulut voir son aide de camp : "Allons voir Cassaigne, dit-il à l'un des officiers qui venait lui annoncer que le repas du soir était servi ; allons voir Cassaigne, nous souperons après." Un officier qui n'était pas dans la confidence du mensonge répétée depuis le matin, dit à ce moment : "Mais, mon général, Cassaigne est mort." Alors, Pélissier, qui était resté imperturbable durant des mois au milieu des hommes qui tombaient morts autour de lui, Pélissier se décomposa et pleura à la vue de tous en disant : "J'ai perdu mon meilleur ami." Et il se couvrit le visage de ses mains.

Ronald Zins, Les Maréchaux de Napoléon III, Horvath, 1997.


Le maréchal Canrobert

canrobert3.jpgLe maréchal Canrobert est né le 27 juin 1809 à Saint-Céré et décédé le 28 janvier 1895 à Paris.

Alors que son père, officier de l'Ancien Régime, sert à l'armée de Condé et émigre en 1791, son demi-frère, Antoine, brillant officier issu de Saint-Cyr est tué par un boulet de canon à Fleurus le 16 juin 1815, en combattant pour l'Empereur. Lui-même, après avoir été orléaniste, est dès 1851 un fidèle serviteur du régime bonapartiste.
Elève de Saint-Cyr en 1826, Canrobert sert au 47ème régiment d'infanterie de ligne de 1828 à 1840. En 1835, il part une première fois pour l'Algérie et rentre en France en 1839. Capitaine adjudant-major, il demande, en 1840, à retourner en Afrique. Versé au 6ème bataillon de chasseurs à pied le 17 octobre 1840, Canrobert est de retour en Algérie en 1841 et y demeure jusqu'en 1850.
Il sert dans plusieurs régiments d'infanterie de ligne et d'infanterie légère et, colonel le 8 novembre 1847, commande le 2ème régiment d'infanterie de ligne, le 2ème régiment de la Légion étrangère puis le régiment de Zouaves. Il débloque le poste de Bou Saada et monte l'un des premiers à l'assaut de Zaatcha en 1849. Il en hérite la cravate de commandeur de la Légion d'honneur.
Nommé général de brigade le 13 février 1850, il est rappelé à Paris et y commande différents corps de troupes. Il adhère au coup d'Etat et sa brigade est l'une de celles qui opèrent sur les boulevards dans les jours qui suivent. Tout en conservant le commandement de la 3ème brigade de la 1ère division de l'armée de Paris, il est nommé aide de camp du prince président le 17 février 1852. Général de division le 14 janvier 1853, il est maintenu dans ses fonctions d'aide de camp de l'Empereur.
Lorsque la campagne d'Orient est décidée, Canrobert est désigné pour accompagner Saint-Arnaud, Bosquet, Forey et le prince Napoléon. Après la victoire de l'Alma où il est blessé, il remplace Saint-Arnaud, mourant, à la tête du corps expéditionnaire en Crimée. Le 16 mai 1855, en mésentente avec lord Raglan commandant le corps expéditionnaire anglais, ne supportant plus les pressions en provenance de Paris, Canrobert abandonne son poste au profit de Pélissier. Cet évènement ne porte pas atteinte au courage de Canrobert, mais il illustre son incapacité à assumer des responsabilités trop lourdes et à supporter des situations conflictuelles.
Commandant du 1er corps de l'armée d'Orient le 16 mai 1855, Canrobert reprend à sa demande le commandement de son ancienne division, devenue 1ère division d'infanterie du 2ème corps. Cette situation étant moralement difficile, Napoléon III insiste pour qu'il renter en France et après plusieurs refus, par fierté, de Canrobert, il le nomme à nouveau aide de camp et lui intime l'ordre de rentrer à Paris occuper ses fonctions.
De retour en France et toujours aussi populaire, Canrobert est nommé d'abord sénateur le 17 août 1855, puis maréchal en même temps que Bosquet et Randon, le 18 mars 1856.
En Italie, Canrobert commande le 3ème corps de l'armée et s'illustre à la bataille de Magenta en tenant la position clé de Ponte-di-Magenta. A Solferino, un malentendu l'oppose à Niel quant à l'assistance qu'il lui prêta pendant la bataille. Mais le différend est aplani et les deux hommes restent ensuite en bons termes.
De 1859 à 1862, Canrobert exerce les fonctions de commandant supérieur du 3ème corps d'armée à Nancy. Chargé du commandement des troupes réunies au camp de Châlons le 10 mars 1862, quelques mois plus tard, le 14 octobre, il prend le commandement supérieur du 4ème corps d'armée à Lyon, en remplacement de Castellane, décédé le 16 septembre.
Le 22 juin 1865, il est nommé au commandement supérieur du 1er corps d'armée et de la 1ère division militaire à Paris, en remplacement de Magnan, décédé le 29 mai. Canrobert exerce ce commandement jusqu'à l'entrée en guerre contre la Prusse et le 17 juillet 1870, il est à la tête du 6ème corps de l'armée du Rhin.
Le 12 août, il refuse de prendre le commandement de l'armée du Rhin, effrayé par les responsabilités qui en découlent ; il abandonne ce commandement vicié à Bazaine et est un subordonné obéissant.
Il ne prend aucune part à la bataille de Borny, le 14 août 1870, mais s'illustre par son héroïque résistance à Gravelotte, le 16 août. Deux jours plus tard, le 18 août, à Saint-Privat il décime la garde royale prussienne ; faute de munitions et de renforts il abandonne sa position. Il participe encore aux combats de Sainte-Barbe, Noisseville et Ladonchamps mais encerclé dans Metz avec l'ensemble de l'armée du Rhin, il est prisonnier le 28 octobre 1870.
Après plusieurs mois de captivité il est libéré et regagne la France en mars 1871. Il occupe dès lors différentes fonctions militaires jusqu'en 1883 et fait une carrière politique dans le groupe de l'Appel au peuple, en étant élu sénateur du Lot en 1876 puis sénateur de la Charente en 1879, fonction qu'il occupe jusqu'en 1894. Fidèle à la mémoire de Napoléon III, il assiste aux funérailles de l'Empereur, le 15 janvier 1873 en Angleterre. Lui-même s'éteint dans son domicile parisien le 28 janvier 1895. Il était le dernier maréchal de Napoléon III encore en vie.
Agréable de sa personne, le maréchal était éloquent à ses heures, doué d'une chaleur de langage imagée et inspirait une confiance sans borne à ses soldats. Au feu il était d'un entrain irrésistible mais dans le commandement il se montrait parfois incertain, manquant de confiance en lui.

Ronald Zins, Les Maréchaux de Napoléon III, Horvath, 1997.


Le maréchal de Mac Mahon, duc de Magenta

macMahon1.JPGLe maréchal Mac Mahon, duc de Magenta est né le 13 juin 1808 à Sully et décédé le 17 octobre 1893.

Le maréchal de Mac Mahon naît dans le magnifique château de Sully, en Saône-et-Loire, et est baptisé dans la petite église qui se trouve dans un angle du parc. Il commence ses études au petit séminaire d'Autun et à 17 ans entre à l'Ecole militaire de Saint-Cyr. En 1827, il passe à l'Ecole d'application d'état-major et en 1830 il s'embarque pour l'Algérie.
De 1827 à 1840, il exerce les fonctions d'officier d'état-major et est aide de camp des généraux Achard, Bellair, Bro, Damrémont, d'Houdetot et Changarnier.
Lors de la formation des dix premiers bataillons de chasseurs à pied, Mac Mahon est nommé au commandement du 10ème bataillon, qui avait un refrain démontrant son attachement à son nouveau chef : "Dixième bataillon, Commandant Mac Mahon, N'a pas peur du canon, Nom d'un nom !"
A la tête de son bataillon, Mac Mahon se forge une belle réputation et Bugeaud le propose pour l'avancement. Il est alors nommé lieutenant-colonel du 2ème régiment étranger que l'on organisait à Bône. Il passe ainsi trois ans à la Légion étrangère avant d'être nommé colonel dans la ligne.
C'est en Algérie que Mac Mahon vit les évènements de 1848 puis de 1851. Divisionnaire en 1852, c'est avec la guerre de Crimée qu'il devient un personnage de premier plan e accomplit une prodigieuse carrière. Saint-Arnaud le connaît depuis l'Algérie et avant de s'embarquer pour la Crimée, il écrit à Vaillant qu'il préfèrerait Mac Mahon pour commander la division confiée à Forey : "Permettez-moi de recommander à votre choix le général de Mac Mahon pour la commander ; c'est un officier de guerre complet." Ce n'est que l'année suivante et après le décès de Saint-Arnaud que Mac Mahon part pour Sébastopol. Le 4 août 1855, il est nommé au commandement de la 1ère division d'infanterie du 2ème corps de l'armée d'Orient. Le 8 septembre, il s'illustre par son intrépidité lors de la prise de la tour de Malakoff ; il y prononce son célèbre : "J'y suis, j'y reste" ! Le drapeau de marine tricolore, qu'il a emprunté pour le planter sur les positions conquises, témoigne de l'ardeur des combats : il est troué de quarante-deux balles et trois boulets.
A la suite de ce fait d'armes, Mac Mahon est nommé sénateur, retourne en Algérie et participe à la pacification de la grande Kabylie. Le 22 avril 1859, il est nommé au commandement du 2ème corps de l'armée d'Italie et avec Regnaud de Saint-Jean d'Angély et Canrobert, est l'artisan de la victoire de Magenta, le 4 juin. Le lendemain il est nommé simultanément maréchal de France et duc de Magenta. Le 24 juin suivant, le maréchal prend une part importante à la victoire de Solférino et à son retour en France occupe divers commandements. En 1861, il représente la France au couronnement de Guillaume Ier, roi de Prusse et en 1864, il remplace Pélissier, décédé, au poste de gouverneur général de l'Algérie. Il occupe cette fonction jusqu'à son rappel en France en 1870.
Commandant le 1er corps de l'armée du Rhin le 17 juillet 1870, Mac Mahon accumule les erreurs en Alsace. Il ignore les appels des Wissembourgeois qui signalent d'importantes troupes massées à la frontière et le 4 août, lorsque la ville est attaquée, il est encore à Strasbourg. Il n'arrive en vue du champ de bataille qu'en fin de journée pour constater la défaite des troupes françaises. Le 6 août, toujours aussi négligent (pas de reconnaissances pour connaître les mouvements de troupes ennemies), il est surpris par les Bavarois et Prussiens. Alors qu'il peut refuser le combat et retraiter au-delà des Vosges, comme le suggèrent Ducrot et Raoult, sûr de vaincre il accepte le combat et subit une lourde défaite. L'héroïsme des soldats français, notamment les cuirassiers et les turcos, n'y change rien. A l'infériorité numérique s'est ajouté l'incompétence du chef.
Après une éprouvante retraite sur le camp de Châlons, Mac Mahon prend le commandement de la nouvelle armée qui s'y forme et, accompagné par l'Empereur, il est à nouveau battu à Sedan, le 1er septembre 1870. Blessé, prisonnier de guerre le 2 septembre, il est détenu à Wiesbaden et libéré au mois de mars 1871.
Le 5 avril 1871, il est nommé au commandement de l'armée de Versailles et reprend Paris à la Commune. Membre du Conseil supérieur de la guerre en 1872, le maréchal est élu président de la République par l'Assemblée nationale, le 24 mai 1873. Il démissionne de ses fonctions le 30 janvier 1879, refusant de signer un décret qui notamment met en disponibilité cinq généraux, anciens compagnons d'armes du maréchal.
Il partage dès lors son temps entre son hôtel parisien, 70 rue de Bellechasse, et le château de La Forêt à Montcresson, dans le Loiret.
Au début de l'année 1893, la santé de Mac Mahon donne des inquiétudes à son entourage. Des troubles digestifs, des douleurs de reins l'affaiblissent. Le 8 octobre, le maréchal s'alite et il s'éteint le 17 suivant dans son château de La Forêt.
Les obsèques intimes ont lieu dans la petite église de Montcresson, le 21 octobre 1893. Le lendemain à l'église des Invalides se déroulent les funérailles nationales auxquelles assistent Canrobert, dernier maréchal survivant et qui décèdera en 1895.
Doté d'un coup d'oeil tactique remarquable, Mac Mahon était un très bon chef de corps d'armée mais montra son incapacité à conduire une armée nombreuse. Castellane, qui avait vu tant de futurs officiers généraux passer sous ses ordres au cours de sa longue carrière écrivit à son sujet le 30 décembre 1859 : "Avec toute sa gloire, je m'étonne toujours de son peu de portée. Il a des sentiments honnêtes et nobles ; dans le monde, il est fort timide, ce qui vient peut-être de ce qu'il est embarassé pour la discussion. Nous sommes très bien ensemble." Le 22 octobre 1860, il poursuivit ainsi : "...Le maréchal de Mac Mahon, brillant soldat, élevé à l'écolde d'Afrique, ne voit que la guerre de tirailleurs et se soucie peu de la solide instruction militaire et des évolutions de ligne." Castellane analysait intelligemment les carences qui, dix ans plus tard, allaient conduire Mac Mahon à l'échec à Wissembourg, Woerth et Sedan.

Ronald Zins, Les maréchaux de Napoléon III, Horvath, 1997.


Le maréchal comte Randon

randon2.JPGLe maréchal comte Randon est né le 25 mars 1795 à Grenoble et décédé le 15 janvier 1871 à Genève.

Randon est issu d'une famille protestante originaire de l'Hérault. Il a pour oncles le révolutionnaire Barnave et le général d'Empire Marchand. Elève d'un lycée de Grenoble, il vit ses moments de liberté chez son oncle le général, à Saint-Ismier où il pratique l'équitation.
Engagé à 16 ans, il rejoint son oncle à Varsovie et est nommé sergent le 11 avril 1812. Participant à la campagne de Russie, sa conduite à la Moskowa lui vaut son épaulette de sous-lieutenant. Il vit les souffrances de la retraite et fait la campagne de 1813. Blessé deux fois à Lützen, il combat néanmoins à Bautzen, puis à Leipzig en qualité d'aide de camp de son oncle. En 1814, Il suit Marchand sur la frontière des Alpes pour défendre la Savoie et le Dauphiné.
Après la première abdication de Napoléon Ier, Marchand, rallié aux Bourbons, est maintenu dans son commandement de la 7e division militaire et conserve son neveu pour aide de camp.
Lors du vol de l'Aigle, Randon est dépêché à Laffrey pour veiller à ce que les troupes chargées d'arrêter la progression de Napoléon accomplissent leur mission. Il incite en vain le commandant du 5e de ligne à ouvrir le feu et est pourchassé par les cavaliers de l'Empereur. L'Empire rétabli, il s'y rallie avec son oncle Marchand. Après les Cent-Jours, son avancement est stoppé. Il doit attendre la monarchie de Juillet pour poursuivre sa progression dans la hiérarchie militaire.
Il passe en Algérie de 1838 à 1847. Dès qu'il est chef de corps, il montre ses aptitudes d'administrateur et est rapidement nommé maréchal de camp. Lieutenant-général en 1847, en 1848, il est promu directeur des Affaires de l'Algérie au ministère de la Guerre. Il occupe encore différents commandements en France et le 24 janvier 1851 il succède à Regnaud de Saint-Jean d'Angély au ministère de la Guerre. Refusant de participer au coup d'Etat du 2 décembre 1851, il est remplacé par Saint-Arnaud lors du changement de ministère, le 26 octobre 1851. Néanmoins, le prince président l'estime beaucoup et lui confie le poste de gouverneur général de l'Algérie au grand désappointement de Pélissier.
En 1852, Randon reçoit l'investiture du titre de comte de son oncle le général Marchand mort sans postérité. Il est aussi nommé sénateur et en 1856 élevé au maréchalat en même temps que Bosquet et Canrobert. En 1859, il remplace Vaillant au ministère de la Guerre et, en conflit avec l'Empereur quant à l'augmentation des effectifs de l'armée, il est lui-même remplacé par Niel en 1867. La même année, il abjure le protestantisme et se convertit au catholicisme.
En 1870, Randon est gravement malade. Il fait une cure à Evian, puis obtient l'autorisation de poursuivre ses soins à Genève. Miné par les tourments que lui causent les désastres militaires de l'armée et l'effondrement de l'Empire, il s'éteint le 13 janvier 1871. Une cérémonie funèbre a lieu à Genève le 17 janvier et le 11 octobre 1871, le corps arrive à Saint-Ismier. Les funérailles ont lieu le lendemain. Mac Mahon y représente le gouvernement.

Ronald Zins, Les Maréchaux de Napoléon III, Horvath, 1997.


7 janvier 2012

Calais - Vue du Port

  •  Le Port :

Le nouveau port de Calais est l' un des plus beaux et des mieux aménagés de la France entière; Dès 1874 on avait reconnu l' insuffisance des anciens bassins et projeté tout un ensemble de travaux qui étaient commencés quand la disparition de la vieille enceinte fortifiée permit de leur donner une nouvelle extension; L' inauguration officielle en fut faite par le Président CARNOT le 3 juin 1889 et les travaux furent complètement terminés pour la partir Est en 1896. Depuis on a amélioré beaucoup la partie Ouest qui maintenant est en voie d' achevement (années 1930)  

Le COURGAIN demeure une des curiosités de Calais. Longtemps resserré dans les murailles de son bastion triangulaire, il avait été elargi sous le Second Empire; Aujourd' hui, il abrite encore toute la population des pêcheurs et est très differents de la vieille cité calaisienne et de la jeune cité industrielle. La peche n' a plus à Calais la même importance que jadis. Aux siècles passés et naguère encore, c' était l' une des richesses de la ville. Le Hareng surtout y était l' objet de transactions actives mais tandis que Gravelines et Dunkerque arment pour la pêche à la morue dans les mers lointaines, tandis que Boulogne s' enorgueillit à juste titre de sa flotte de grands voiliers et de chalutiers à vapeur; calais conservent à grand peine une centaine de petits bateaux ne s' éloignant guère de leur port d' attache et cinq cents marins environs en constituent les équipages. (Années 1920/30) il faut chercher la cause de cette déchéance ou tout au moins de cette stagnation dans la prospérité de l' industrie du TULLE qui assurent aux hommes et femmes une existence plus facile et une rémunération plus large.

Le "PARADIS" , c' est le nom du port de pêche , c est un petit bassin seul reste de l' ancien port du moyen age; On l' appelait sous la domination Anglaise le "Fisher' s Gap". Il a été amélioré et protégé par une porte contre la houle de l' avant port; Il est toujours interessant d'assister au débarquement des bateaux qui viennent s' ammarrer au quai de la colonne. (Source : Lenné - guide illustré du tourisme)  

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Entre Calais et Douvres - Melies (1897)


 

7 janvier 2010

Grands Magasins Du LOUVRE

  • Atelier des "Grands Magasins du Louvre"

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Historique

En 1855, Alfred Chauchard, jusqu'alors commis au magasin Au Pauvre Diable aux appointements de 25 francs par mois, s'associe avec Auguste Hériot et Léonce Faré pour louer le rez-de-chaussée du Grand Hôtel du Louvre, qui vient d'ouvrir ses portes rue de Rivoli à l'occasion de l'Exposition universelle dans un immeuble construit en 1852 par les frères Pereire à la demande du baron Haussmann, préfet de la Seine.

Au rez-de-chaussée de l'immeuble, la société « Faré, Chauchard, Hériot et Compagnie » crée un magasin de mode, « Les Galeries du Louvre ». Les locaux sont loués à La Compagnie Immobilière de Paris. Les frères Pereire avancent des fonds pour le lancement de l'affaire et, en 1860, prendront des parts dans la société.

En 1857, Faré se retire, à tort, car le commerce ne cesse de prospérer. En 1865, les Grands Magasins du Louvre réalisent 15 millions de ventes, pour 41 millions dix ans plus tard. Ils emploient alors 2 400 personnes. Chauchard et Hériot deviennent extrêmement riches.

En 1875, les deux associés sont en mesure de racheter l'ensemble de l'immeuble. Ils transfèrent l'Hôtel du Louvre de l'autre côté de la place du Palais-Royal, où il se trouve encore aujourd'hui et, après deux ans de travaux, ouvrent Les Grands magasins du Louvre. Ils se flattent de proposer tout ce que le client peut désirer : cinquante-deux départements et comptoirs offrent des soieries de toutes les couleurs, des châles des Indes, des tartans, des articles de Paris, tout le nécessaire pour la bonneterie, les jouets, l'aquarelle, etc.

Les Grands Magasins du Louvre après les agrandissements (1877)

Auguste Hériot meurt en 1879 et son frère, Olympe, hérite de ses actions. Chauchard vend ses parts, pour une raison inconnue, en 1885. Olympe dirige alors seul la société jusqu'en 1888, date à laquelle les premiers signes d'aliénation mentale l'obligent à démissionner. Il est remplacé par le fils d'Émile Pereire.

En 1889, la compagnie fut rebaptisée Société du Louvre et ouvrit un deuxième hôtel, l'Hôtel Concorde Saint-Lazare, dont le hall est l'œuvre de Juste Lisch. En 1909, la société ouvrit après rénovation l'Hôtel de Crillon, place de la Concorde. En 1930, les actions furent inscrites à la cote officielle de la bourse de Paris.

Les Grands Magasins du Louvre ne disparurent qu'en 1974. L'immeuble abrite aujourd'hui le Louvre des antiquaires ainsi que des bureaux.

Les Grands Magasins du Louvre ont inspiré Émile Zola dans Au Bonheur des Dames (1883).

27 mai 2021

Calais - Jules Plasman

  • Jules PLASMAN (né à Anderlues, 11.6.1833 - et décédè à Bruxelles - Etterbeek, 9.2.1899
  • Enseigne : Photographie du Touriste
  • Exerce à Calais avant 1885 à Saint Pierre en photographe Itinérant
  • Installé à Hesdin (Pas-de-Calais) qui est recensé rue Saint-Omer en 1886.
  • Activité en 1896 - 1899 à Bruxelles - Ixelles, Rue Gray, 41
  • Successeur: Plasman Veuve

Lors de son deuxième mariage avec Léonie Joseph Gillaine Dubucq à Bruxelles - Ixelles le 25.7.1894, enregistré en tant que photographe résidant à Thuillies et Ham-sur-Heure "depuis moins de six mois". Enregistré en tant que photographe domicilié à cette adresse sur son acte de décès. Sa veuve a continué l'entreprise après sa mort. Nom de sa 1ere épouse Virginie Noel.

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