- Joseph Albert MESSY (1870-apr.1926) - Saint Quentin
- Date de début d'activité : 1897
- Adresse : 5 Place du Huit Octobre
NICE
Joseph Albert Messy est né à Nice le 12 août 1870. Il est le fils d'Emile Louis Messy et de Pauline Bermond et le frère de Joseph Antoine Edouard et d'Anne Marie Pétrolline Messy .
Sa fiche matricule militaire le signale dès ses 20 ans comme "photographe" (classe 1890), résidant à Nice au 31, avenue de Beaulieu (avec ses frères et sœurs) ; il est exempté de service pour affection cardiaque.
Les listes électorales le citent à la même adresse au début des années 1890 mais précisent en 1895 qu’il est "parti de Nice".
PARIS
Joseph Alfred Messy est parti rejoindre sa mère (veuve depuis 1890) à Paris, partager son adresse du 6, place Dancourt (18ème arrondissement) et trouver un emploi de photographe.
"Messy Joseph Alfred, âgé de 26 ans, photographe" (il signe "A. Messy") épouse le 19 juin 1897, à Maisons-Laffitte, Emma Adèle Storr, sans profession, âgée de 22 ans (née le 18 décembre 1874 à Beloeil, Hainaut, Belgique et domiciliée chez ses parents à Maisons-Laffitte). Deux de ses témoins sont photographes, Paul Boyer, 36 ans, domicilié à Paris, et titulaire d’un atelier au 35, boulevard des Capucines (9éme arrondissement) et Edouard Spiegelberg, domicilié au 8, rue de Ponthieu (8éme arrondissement). Alfred Messy est peut-être alors l’employé de l’un de ses deux amis.
SAINT-QUENTIN ET CANNES
L’année de son mariage, il ouvre en 1897 un atelier à son nom à Saint-Quentin (Aisne) au 5, rue du Huit-Octobre. Il est régulièrement cité comme photographe impliqué dans le Comité des Fêtes de la Ville à partir de juin 1898 (Journal de la ville de Saint-Quentin et de l’arrondissement ; Le Guetteur de St-Quentin et de l’Aisne) et remporte une médaille d’argent à l’Exposition nationale du Photo-Club de Saint-Quentin de juillet 1898.
L’Aide-Mémoire de Photographie édité par la Société de Photographie de Toulouse cite "Messy" à Saint-Quentin de 1903 à 1905.
Quelques Cdv à fond beige sont conservées et présentent au recto, "Messy (signature oblique ambiguë qui peut également être lue "JMessy" mais le photographe niçois se prénomme Joseph Albert) - St-Quentin" et au verso, "Saint-Quentin - 5, Place du Huit-Octobre - Messy (signature oblique) - Atelier - D’Agrandissements - & Reproductions Inaltérables - Procédés Instantanés - J.H. Nacivet Paris (cartonnier)".
Alfred Messy et son épouse rejoignent les Alpes-Maritimes vers 1903 et y installent une succursale d’hiver à Cannes, "boulevard Croisette" (annuaires de 1904 à 1908). Des portraits mais également des vues de Cannes, affichent au recto sur fond beige, "Messy - Villa Bernard - - Cannes - Bd de la Croisette" (une photographie est conservée aux Archives Municipales de Cannes, cote 14Fi286 -
Le couple, qui ne semble pas avoir eu d’enfant, divorce cependant le 6 novembre 1905 (Tribunal Civil de Grasse) et l’atelier est déclaré en faillite entre mai et novembre 1906 (AD06, Tribunal de Commerce de Cannes, 06U 01/0288)].
Alfred Messy retourne à Saint-Quentin. Il semble céder cependant son atelier au photographe Joseph Bastien (de Cambrai) fin 1911 (Le Guetteur de Saint-Quentin et de l'Aisne du 7 janvier 1912 p 2 et du 12 mai 1912 p 3). Ce dernier est peut-être l'ancien assistant ou associé d'Alfred Messy car il est déjà signalé comme photographe, place du Huit-Octobre en 1907 (Le Guetteur de Saint-Quentin et de l'Aisne du 9 décembre 1907 p 2).
Alfred Messy part s’installer ensuite à Paris. Il est exempté d’engagement pendant la Première Guerre Mondiale (Conseil de Révision de la Seine du 15 avril 1915). Son atelier est cité à partir de 1920 au 7, rue Saint-Vincent-de-Paul (10ème arrondissement) (Annuaires du Commerce Didot-Bottin 1921-1926, Carte-photo datée d’août 1926). Il cède cependant son fonds au photographe Surélevé le 14 août 1926 (Le Photographe du 20 septembre 1926 p 314). source : ArtPlastoc


