- Ce matin au détour d' une brocante de village, telle fut ma surprise en découvrant ce magnifique tableau avec une Grande Photo de Jean Roch COIGNET - Photographe : Antoine LUMIERE de Lyon - Rue de la Barre. Le cliché qui a servi pour cette photo est plus ancien, en effet le Capitaine COIGNET est mort à Auxerre en 1865 et la Famille LUMIERE n' arrive à Lyon qu' en 1870.




L' on peut remarqué la main Gauche "Postiche" avec les doigts assez raide.
La capitaine Jean-Roch Coignet (1776-1865) fidèle soldat de Napoléon
le jeudi 21 janvier 2010, TV Auxerre
Le Capitaine Coignet est surtout connu au travers de ses souvenirs des nombreuses guerres et campagnes napoléoniennes auxquelles il participa et qu’il relata une fois à la retraite, retiré à Auxerre, tenant un bureau de tabac

Si la vie d’un homme pouvait se résumer à sa plaque nécrologique, celle de la sépulture de Jean-Roch Coignet, au cimetière Saint-Amâtre, boulevard du 24-Août à Auxerre, dans la section E, contre l'allée montante nous dit :
CI-GÎT Jean-Roch Coignet, Capitaine en retraite.
Né le 16 Août 1776 à Druyes (Yonne), décédé à Auxerre le 10 Décembre 1865.
Soldat de la République et de l'Empire du 6 fructidor an 7 (23 Août 1799) au 16 Juin 1815.
Il assista sous les ordres de NAPOLÉON LE GRAND, tant en ITALIE qu'en AUTRICHE, PRUSSE, ESPAGNE, RUSSIE, FRANCE et BELGIQUE à 34 batailles, dont les principales sont MONTEBELLO, MARENGO, ULM, AUSTERLITZ, IENA, EYLAU, FRIEDLAND, SOMO-SIERRA, ECKMÜHL, ESLING, WAGRAM, SMOLENSK, MOSCOWA, LÜTZEN, DRESDE, BRIENNE, MONTMIRAIL, MONTEREAU, CRAONNE, CHARLEROI, LIGNY (WATERLOO), à 15 combats WITEPSK, KRASNOË, CHAMP-AUBERT, etc.
Il fut décoré le premier Chevalier de la Légion d'Honneur le 25 prairial an 12 (14 Juin 1804), nommé Officier le 3 Juillet 1812, Capitaine de l'État-Major général le 14 Septembre 1813.
Il rentra dans ses foyers le 1er Novembre 1815, après 16 années de service et 16 Campagnes. Et fut élevé au rang d'Officier de la Légion d'Honneur le 28 Novembre 1831.
Il commença à écrire ses souvenirs après le décès de son épouse, survenu en août 1848. Ceux-ci furent publiés à Auxerre entre 1851 et 1853 sous le titre Aux vieux de la vieille. Le premier tirage de 500 exemplaires fut directement vendu par Coignet à ses clients.
L'ouvrage, édité par Perriquet, portait en sous titre : "Par Jean-Roch Coignet, soldat de la 96e demi brigade, soldat et sous-officier au 1er régiment des grenadiers à pied de la Garde, vaguemestre du Petit et du Grand Quartier impérial, capitaine d'état-major en retraite, premier chevalier de la Légion d'honneur, officier du même ordre". En 1883, à l’initiative de Loredan Larchey, de larges extraits de Aux vieux de la vieille furent publiés sous le titre Les cahiers du capitaine Coignet. dont la rédaction fut remaniée car le Capitaine avait un français approximatif, n’ayant appris à lire et à écrire que sur le tard. Dans cette époque friande d’épopées diverses, le succès fut immédiat rejoignant celui d’Eugène Sue avec son roman : « Les Mystères de Paris » publié dans Le Journal des Débats entre le 19 juin 1842 et le 15 octobre 1843. Une édition complète ne fut publiée qu'en 1968 chez Hachette par l'académicien Jean Mistler, qui l'assortit d'une importante préface.
Jean-Roch Coignet, dit le Capitaine Coignet commence ses carnets en disant : « Je suis né à Druyes –les-Belles-Fontaines, en 1776, le 16 août … » . Vous pouvez lire ces carnets (édition de Loredan Larchey) sur Gallica (BNF). Le talent de narrateur de Coignet est tel, que l'on reste captivé. Dans la vidéo ci-dessous, il vous pourrez l’entendre se présenter lui-même, ou plus exactement par celui qui l’incarna dans le feuilleton télévisé français en 7 épisodes de 55 minutes, créé par Albert Vidalie d'après « Les Cahiers du Capitaine Coignet » et réalisé par Claude-Jean Bonnardot et diffusé du 23 décembre 1969 au 3 janvier 1970 sur la première chaîne de l'ORTF. Le rôle du capitaine est tenu par Henri Lambert.
>>Lire les Carnets du Capitaine Coignet : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k107258g.swf.f3
Mais sachez avant cela que Jean-Roch Coignet né le 16 août 1776 à Druyes-les-Belles-Fontaines, était le fils "naturel et légitime" de Pierre Coignet, aubergiste au bourg, et de Marie-Anne Pelé. Il a pour parrain son grand-père Jean Coignet, manoeuvre, et pour marraine Cécile Gentilhomme femme d'Edme Coignet. Seul le père signe l'acte de naissance. Les ancêtres de Jean-Roch Coignet étaient originaires de Colméry, village voisin de Menou (58).
Dans sa Préface aux CAHIERS DU CAPITAINE COIGNET, (édition Hachette, 1968) Jean Mistler de l'Académie Française écrivit :
Le Capitaine Coignet s'est engagé à 23 ans dans l'Armée et a d'abord fait la Campagne d'Italie comme simple soldat. Il est entré dans la Garde de l'Empereur en 1803. Il est à Austerlitz, Iéna et Friedland, puis passe Caporal en 1807. Il est nommé Sergent en 1809 à son retour d'Espagne. Il fait ensuite campagne en Autriche et, en 1812, il devient Lieutenant. Il prend part avec ce grade à la campagne de Russie et à la retraite, puis il est nommé Capitaine en 1813 et passe à l'Etat-Major général.
Après la première abdication, il se retire à Auxerre et rejoint à Napoléon quand celui-ci passe dans sa ville, en 1815. Il se bat à Fleurus et à Waterloo.
Il est renvoyé dans ses foyers le 31 Octobre 1815 où il vivra la vie difficile des demi-solde, surveillé par la Police en raison de son passé militaire et sa fidélité au souvenir de Napoléon. Il achèvera sa vie à Auxerre. Il est mort sans descendance.
Mais aussi à la Télévision : Feuilleton de 7 épisodes de 55 minutes
Première diffusion : de décembre 1969 à janvier 1970 sur la 1ière chaîne de l’ORTF Réalisation : Claude-Jean BONNARDOT Scénario et dialogues : Albert VIDALIE, d’après « Les Cahiers du capitaine Coignet » publiés en 1833 et autres documents de l’époque
Thème : sous le 1ier Empire, les campagnes de Jean-Roch COIGNET, homme du peuple, analphabète jusqu’à 15 ans, puis soldat de l’An II et enfin officier des campagnes napoléoniennes. On le suit dans la gloire autant que dans les épreuves, jusqu’à la bataille de Waterloo, soit 16 campagnes, 48 batailles et pas une seule blessure. Témoin des massacres et des horreurs commises par les armées impériales, Jean-Roch COIGNET se rend peu à peu compte que les idéaux de la République ont en définitive été trahis par Napoléon et son goût effréné pour la guerre.
Commentaires : ce feuilleton, de facture assez classique, fut tourné en couleur mais hélas diffusé en noir et blanc. Il développe une vision de l’épopée napoléonienne très éloignée des hagiographies habituelles.Le tournage eut lieu partiellement en Ex-Yougoslavie et les scènes de bataille, malgré des moyens parfois insuffisants, sont assez réussies.Henri LAMBERT qui joue avec beaucoup de conviction le rôle du capitaine Coignet participait à des combats de catch pour payer ses cours de diction, à la grande colère de son professeur qui n’était autre que Françoise ROSAY. Lorsqu’il interpréta Coignet, il avait déjà joué dans plus de 30 films et participé à une quinzaine de fictions pour la télévision, ce qui ne l’empêchait pas de lutter encore sur le ring pour s’amuser. A noter également les présences dans ce feuilleton de Pierre SANTINI, Hervé SAND, futur Chéri-bibi, Serge MARTINA et Jean-Pierre CASTALDI. La série est disponible en coffret DVD
GENERIQUE : JEAN-ROCH COIGNET
J' ai trouvé une trace de Antoine Lumière sur Besançon au travers de la carte ci-dessous :
- MAX - Besançon
- Adresse : 59 Rue des Grangres - Maison FACHARD
- Ancienne Maison Lumière et Léon Romanowski - Antoine Lumière (1840-1911), eut son atelier dans la cour du n° 59 de la rue des Granges (ancien couvent des dames de Battant) à partir de 1866. A priori Léon Romanowski de 1871 à 76 précedemment à Bern en suisse vers 1865.

Cependant j' aime beaucoup cette carte montage des Ouvriers SELLIER du 4ème Regiment d' Artillerie (classe 1872).
- Message complementaire suite a une info de MITCH concernant A. LUMIERE à Besançon :
En effet, c'est "presque" là qu'il a commencé. Après une formation à Dôle chez Alotte, il devient opérateur de Lebeau à Besançon (rue des granges), puis il garde l'atelier quand Lebeau part pour Lyon. Antoine travaillera aussi à Montbéliard et Baume-les-Dames avant d'aller lui aussi à Lyon (en 1870).
Pour apprendre à connaître la ville et la clientèle semi-bourgeoise Lyonnaise, il commence par être opérateur chez.....Fatalot.
Quand il ne travaillait pas pour Alexandre Fatalot, Antoine officiait pour lui dans une baraque en bois où il proposait des portraits ferrotypes.
Le but d'ouvrir son propre atelier réclamait bien plus que son seul salaire d'opérateur, surtout qu'en 1870, il y a 5 bouches à nourrir chez les Lumière (Jeanne Josephine son épouse, Auguste et Louis ses fils(nés respectivement en 62 et 64), et Jeanne, première fille, née en 1870).
Le caractère puissant du patriarche est semble-t-il incompatible avec celui de son patron, en 1871, Lumière travail seul à son compte, dans la cabane à ferrotypes.
Il ouvrira son premier studio en "dur" en 1874, Rue de la Barre.
Voilà, j'aime bien ce personnage, un grand monsieur souvent occulté par l'ombre massif du cinématographe de ses inventeurs de fils.
Ce qu'on retient de lui c'est qu'il "serait" à l'origine de l'enseigne de Nadar, mais on oublie que les usines Lumière étaient un modèle social, qu'il était conscient de ses origines, qu'après avoir arrêté la photo il s'est remit à la peinture, comme un hommage à Auguste Constentin (le peintre qui a recueilli Antoine à la mort de ses parents, il avait 14ans).
J' ai enfin trouvé une grande carte photo de Antoine LUMIERE, tres belle qualité de ce cliché ou l ' on peut partir en voyage dans le passé en imaginant les jeux des enfants, les détails vestimentaires, l' intérieur des grandes maisons............

Mentionne fièrement sur ses cartes qu' il est un EX OPERATEUR de la MAISON LUMIERE - Lyon

- photographie insolite ou ce personnage à la boucle d' oreille est dans un LIT et fume une cigarette.
- J' ai reussi à "chiner" une CDV de A. LUMIERE , Artiste Peintre sur DOLE à l' adresse Rue Mont Roland , Maison CANTENOT.
Le 24 octobre 1861, un petit peintre en lettres établi à Paris épouse une blanchisseuse. Quelques semaines plus tard, Antoine Lumière et Joséphine Costille s'installent à Dôle (Jura) où le petit peintre a trouvé une place d'apprenti photographe puis direction Besancon et la famille Lumière arrive à Lyon dans l'hiver 1871.
Photo plus recente et à l' origine Jullien est une succursale de A. Lumiere











- Succursale JULLIEN - 2 Rue du PLAT
L'aventure des Lumière
La villa Lumière est le dernier témoin, à Lyon, de l'ascension sociale et de la formidable réussite industrielle d'Antoine Lumière, peintre et photographe, et de ses deux fils aînés, Auguste et Louis, inventeurs du cinématographe.
La famille Lumière arrive à Lyon en 1870. Le studio photographique installé rue de la Barre, dans une baraque en bois puis dans un bâtiment en dur avec vitrine et salon de réception devient un endroit à la mode ; de nombreux artistes, hommes politiques, scientifiques le fréquentent.
Auguste et Louis sont très tôt associés aux travaux de leur père. La première invention de Louis, âgé de 17 ans, va marquer les débuts de leur aventure industrielle et de leur fortune : il met au point une plaque au gélatino-bromure permettant l'instantané photographique. Fabriquée d'abord artisanalement, cette plaque, commercialisée dans une boîte à étiquette bleue, connaît d'emblée un grand succès d'où l'idée de passer au stade industriel. Une usine est créée à l'est de la ville en 1882.
Le développement de l'entreprise n'empêche pas les deux frères de poursuivre leurs recherches dans divers domaines, notamment celui de l'image animée. Louis dépose, en février 1895, le brevet d'un appareil qu'il appelle Cinématographe Lumière et dans lequel il utilise une bande souple et transparente aux bords régulièrement perforés: le cinéma est né.


Les Lumière bâtisseurs
"Mon père avait la maladie de la pierre invétérée... grisé par le succès de notre entreprise, il fit bientôt l'acquisition d'une propriété à La Ciotat, sur laquelle il construisit une grande et belle villa, puis créa un vignoble avec des caves monumentales ; il éleva encore d'autres constructions à Evian, à la Turbie et enfin à Monplaisir...", écrit Auguste Lumière dans ses mémoires.
Le château Lumière, ainsi nommé dès l'origine par les habitants du quartier, est l'ultime création architecturale d'Antoine Lumière. A l'instar de nombreux industriels lyonnais, tels Rochet et Schneider ou Marius Berliet, constructeurs automobiles, il fait élever à la périphérie de Lyon une imposante maison de maître à la fois confortable et proche des ateliers. Construite, entre 1899 et 1902, par les architectes lyonnais Alex et Boucher, elle présente une décoration particulièrement luxueuse, dans laquelle s'exprime des tendances "Art Nouveau".


Regards extérieurs
Le maître d'oeuvre a conçu un édifice de plan massé, proche du carré, dans lequel seul le passage à voiture, au nord, forme saillie. A cette régularité du plan s'opposent l'éclatement des volumes et la diversité des élévations. L'effet architectural tient dans les proportions des silhouettes et dans le jeu des matières, des couleurs et de l'ornementation.
La diversité des matériaux contribue à la polychromie : calcaire blanc des balustres, des terrasses et balcons, calcaire gris des bandeaux et corniches, briques et pierre blanche des lucarnes et des souches de cheminées, tuiles en écaille vernissées et émaillées des toitures, zinc des crêtes et épis de faîtage, métal, verre et carreaux de céramique du jardin d'hiver.

Vues intérieures
La distribution intérieure reste classique : le sous-sol est réservé au service, le rez-de-chaussée à la réception, les deux étages principaux aux appartements familiaux et l'étage de comble aux chambres des domestiques. L'effet de surprise est provoqué par le volume hors d'échelle de l'atelier de peinture qui s'élève sur la hauteur des deux derniers étages du corps central. Le rez-de-chaussée s'organise autour du grand escalier central et du vestibule, avec le salon dans l'axe, la cuisine et la salle à manger à droite, la salle de billard et le jardin d'hiver à gauche. Le salon occupe de manière traditionnelle le coeur de la maison, mais la fantaisie vient de son ouverture sur une galerie intérieure, aux baies garnies de grandes verrières. La galerie donne accès d'un côté à la salle à manger, de l'autre à la salle de billard.

La recherche du confort et de la convivialité est une composante essentielle de cette construction. Dès l'origine, la villa est équipée d'un ascenseur, du chauffage central et du téléphone ; chacune des chambres possède sa propre salle de bains ou son cabinet de toilette. La construction s'ouvre largement sur l'extérieur grâce à l'importance des surfaces vitrées rendue possible par l'emploi de structures métalliques également utilisées pour la charpente.

La décoration intérieure présente une grande homogénéité. Les mêmes matériaux et les mêmes formes se répondent d'une pièce à l'autre : sols en carreaux de ciment pressé aux riches effets décoratifs ou parquets en marqueterie selon les fonctions, plinthes en marbre, lambris et portes à frontons en haut-relief, frises de céramique, cheminées sculptées. Le vocabulaire Art Nouveau est nettement perceptible dans la composition et le chromatisme des vitraux et des peintures murales.


Antoine Lumière fait appel à des artistes lyonnais dont certains sont des amis ; c'est le cas du sculpteur Pierre Devaux qui a déjà travaillé pour lui à Evian, du peintre Eugène-Benoît Baudin, spécialisé dans la peinture de fleurs et passionné de photographie, et du sculpteur sur bois G. Cave. Les pièces du rez-de-chaussée concentrent l'essentiel de la recherche décorative..
Le devenir
Conçue pour être la demeure familiale, cette villa fastueuse ne fut, en fait, habitée que quelques années par Jeanne-Joséphine Lumière, épouse d'Antoine.
Elle ne devient officiellement propriété de la Société Lumière qu'en 1950, mais abrite depuis plusieurs années le siège social et les bureaux. Lorsque la ville de Lyon l'achète, avec les terrains alentour, en 1975, l'intérieur est cloisonné et le décor masqué. Commence alors une importante campagne de restauration qui permet de redonner aux pièces leur volume et, dans la mesure du possible, leur décor d'origine. Lors d'une seconde campagne, les toitures, entièrement refaites, retrouvent leur polychromie initiale. Un éclairage (primé en 1993 par la Caisse des Monuments historiques et des Sites ) met en valeur les façades restaurées et dégagées grâce à la création d'un espace vert de 7000 m2. L'ensemble de la villa est inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques par arrêté du 20 mai 1986 et le hangar du premier film a bénéficié d'une mesure de classement le 2 décembre 1994.


Ce hangar sera restauré en 1996 ; à l'emplacement des usines Lumière, s'élèvera une nouvelle salle de cinéma. L'Institut Lumière, association créée en 1982, pour promouvoir l'art et la culture cinématographiques et pour valoriser le patrimoine et l'oeuvre des Lumière, aujourd'hui seul occupant de la villa, va disposer, d'un cadre conforme à sa vocation de "musée vivant du cinéma".
Antoine Lumière, né à Ormoy (Haute-Saône) le 31 mars 1840 et mort à Paris le 15 avril 1911, est un peintre, photographe et homme d'affaires français.
Biographie

Né en Haute-Saône, il arrive à Paris en 1857 et devient peintre en enseignes chez Auguste Constantin. Il imagina notamment le fameux logo rouge du photographe Nadar en 1861 dont il devint l'ami. Marié avec Jeanne-Joséphine Costille le 24 octobre de la même année, Antoine part pour Lyon afin d'essayer de s'installer à son compte. Ayant essuyé de nombreux échecs tandis qu'il cherchait des prêteurs pour son projet, il décida en 1862 de tenter sa chance à Besançon où la famille emménagea 1 place St Quentin, ajourd'hui place Victor Hugo, en face de la maison natale de l'écrivain. Il est le père d’Auguste et Louis Lumière, inventeurs du cinématographe, nés dans cette ville en 1862 et 1864. On peut le considérer comme « le grand-père » du cinéma : à l'automne 1894, c’est en effet lui qui s'adresse à ses deux fils pour leur demander de s'intéresser à ces images animées sur lesquelles Thomas Edison et quelques autres pionniers butaient alors. Cette incitation paternelle est le point de départ de l'aventure qui aboutit à l'invention du « Cinématographe Lumière ». C’est encore Antoine Lumière qui, le 28 décembre 1895, lors de la première projection publique du cinématographe, tourne la manivelle dans le célèbre Salon indien, boulevard des Capucines à Paris. La première représentation non publique du cinématographe eu lieu à Paris le 22 mars 1895 dans les locaux de la Société d'Encouragement pour l'Industrie Nationale, où figurait dans l'assemblée Léon Gaumont[1].
Antoine Lumière s'installe à Lyon en 1870 après la naissance de leur troisième enfant, Jeanne. Ils eurent ensuite trois autres enfants nés à Lyon : Juliette en 1873, France en 1883 et Edouard en 1884.
Il inspire à ses deux fils aînés, Auguste et Louis, l'amélioration de la plaque photographique sèche au gélatino-bromure d'argent, puis son industrialisation dans l'usine de Monplaisir et sa commercialisation sous la marque « Étiquette bleue ».
De même, c'est lui qui inspire ses fils pour l'invention du cinématographe, dont la projection doit à son avis se faire en public.