04 mai 2019

Père HIERON - par CARPIN à Paris

  • JEAN GIRAUDIAS dit Frère HIERON 
  • Photographié par CARPIN successeur de MARIUS à Paris (45 puis 55 Rue Réaumur)
  • Début Activité : 1870 puis Carpin en 1890
  • Présent dans le didot bottin de 1876 à 1891 
  • Particularité : un voiture hippomobile raccompagne les clients 
  • Prix 10 Francs (Fond plein) ou 12 Francs (Fond gradué)

Né le 22 juillet 1830 à Ravel-Salmerange (Puy-de-Dôme), mort le 1er janvier 1905 à Paris ; Frère des Ecoles chrétiennes ; catholique social ; fondateur du Syndicat des employés du commerce et de l’industrie, dit « syndicat des Petits-Carreaux », en 1887.

Admis à l’âge de seize ans au novicat des Frères des Ecoles chrétiennes, à Clermont-Ferrand, Jean-Baptiste Giraudias compléta sa formation à la Maison-Mère de Paris et enseigna dès 1847 à Alençon sous le nom de Frère Hiéron. Muté au Mans en 1849, il noua ses premiers contacts avec le milieu du travail dans des cercles ouvriers. En 1855, il fut chargé d’une oeuvre d’apprentis à Compiègne. Deux ans plus tard, il arrivait à Paris qu’il n’allait plus quitter. Instituteur dans le 13e arrondissement, à l’école Saint-Médard, il dirigea en outre des cours du soir pendant trois ans. Après un bref passage à l’école normale des Frères, le scolasticat de la rue Oudinot (1865), il fut appelé à l’école Saint-Nicolas de la rue de Vaugirard comme responsable de l’orphelinat.
Brancardier pendant le siège de 1870-1871 et la Semaine sanglante de la répression, il n’eut pas, de même que ses collègues restés dans la capitale, à souffrir des Fédérés. Proches des gens, très simples, les Frères des Ecoles chrétiennes étaient bien intégrés dans la population ouvrière. En 1872, le Frère Hiéron prit la direction de l’école du Petit-Montrouge où il fonda un cours du soir pour apprentis et adultes. Il quitta l’enseignement en 1877 pour diriger, dans le 3e arrondissement, cinq années durant, une maison de famille, un cercle ouvrier et une société de secours mutuels auxquels il adjoignit un bureau de placement pour les anciens élèves des écoles de Frères, à la demande de leurs amicales. Sans doute donna-t-il satisfaction dans cette tâche car il fut transféré en 1883 à l’école de Bonne-Nouvelle, 14 rue des Petits-Carreaux (2e arrondissement), avec une mission précise : l’organisation d’un patronage et d’un bureau destiné à apporter une aide morale et matérielle, ainsi qu’une orientation professionnelle, aux anciens élèves des Frères de Paris et aux membres de leurs patronages.
Bientôt, en accord avec les Frères Joseph (Jean-Marie Josserand), élu supérieur de l’Institut au chapitre de 1885, et Exupérien (Adrien Mas), provincial de France, le Frère Hiéron joua un rôle important dans la naissance du syndicalisme chrétien. Il eut l’idée de compléter le bureau de placement par un syndicat qui correspondrait bien, semblait-il, aux vues de Léon XIII. Le pape comptait sur la congrégation pour créer des organisations propres aux salariés. L’Association de Saint-Labre, société de persévérance, fondée en 1882, paraissait en mesure d’en fournir les cadres, et le recrutement trouverait un terrain propice dans les patronages animés par les Frères.
Après quelques mois d’hésitations et de sondages, la réunion constitutive eut lieu en présence de dix-sept jeunes gens dans l’immeuble de M. Pégat, 30 rue des Bourdonnais, où siégeait déjà l’Union des syndicats patronaux du commerce et de l’industrie. Le SECI était né : Syndicat des employés du commerce et de l’industrie. Pour y être admis, il fallait être, selon les statuts, employé catholique et de bonne réputation, parrainé par deux membres, agréé par le conseil, et décidé à observer le repos dominical. L’adhésion fut même soumise ensuite à l’appartenance active à une oeuvre catholique de persévérance.
Les débuts du SECI furent très difficiles. Son programme était alors des plus modestes : « Sécurité dans l’emploi, aisance dans la famille, élévation dans la position sociale ». De cent vingt adhérents au lendemain de sa création, il tombait à trente en 1889, et encore ne comptait-il que trois cotisants. L’année suivante, il se dotait néanmoins d’un bulletin bimensuel qui allait devenir L’Employé en 1901. Le Frère Hiéron avait lancé dès 1888 une mutuelle, « La Fraternité commerciale », pour la prise en charge des adhérents du syndicat, malades, accidentés ou au chômage. Divers services plus ou moins durables furent mis sur pied : service d’escompte auprès de certains magasins, restaurant coopératif servant plus de mille repas par jour rue Cadet, caisse de secours, cours du soir, bibliothèque, sous la présidence de Paul Baé, suivi de Georges Salvert en 1891, année du transfert rue des Petits-Carreaux.
Peu à peu, le syndicat s’affermissait et élargissait ses objectifs. En 1895, il dénombrait huit cents membres, tous parisiens, venant de la banque, des assurances et surtout des magasins de nouveautés (60 %). En 1896, il envoyait une délégation au congrès ouvrier chrétien de Reims. En 1898, il prêtait main forte à la création laborieuse de syndicats d’ouvriers catholiques, boulevard Poissonnière.
Le Frère Hiéron, « discret mais efficace », conduisit ses « petits employés » sur la voie d’un véritable syndicat. Il aida souvent à résoudre des conflits internes et intervint notamment pour renflouer les caisses de l’organisation lorsque celle-ci fut tentée, au risque de perdre son indépendance, d’accepter l’argent que lui offrait Léon Harmel. Les Frères n’entendaient ni contrôler, ni diriger, ni même orienter le syndicat. Edouard Verdin, qui présidait la commission d’études du SECI, a évoqué ses réunions : « Le Frère Hiéron disait la prière, puis s’asseyait quelque peu à l’écart du tapis vert, comme pour mieux souligner l’entière liberté de ses jeunes amis en leur domaine propre ». Le « Très Cher Frère » n’en eut pas moins un rayonnement intellectuel et moral d’une particulière intensité. Il influença, dans leur jeunesse, de fortes personnalités de la future CFTC, tels Jules Zirnheld et Gaston Tessier.

(sources : notice HIÉRON (Jean-Baptiste GIRAUDIAS, en religion Très Cher Frère) par André Caudron, version mise en ligne le 30 mars 2010, dernière modification le 20 mars 2017)

Lors de sa création en 1887, le SECI s’appelait Syndicat des Employés du Commerce et de l'Industrie. C’est le nom qu’il portera jusqu'en 1952, où le mot Industrie devient Interprofessionnels. Le SECI est le syndicat racine à l’origine de la création de la CFTC, organisation à laquelle il reste adhérent jusqu'en septembre 2013. En octobre de la même année, le SECI adhère à l’UNSA. (source)

1919 Création de la CFTC autour de Jules Zirnheld et de Gaston Tessier.
En 1919, les syndicats chrétiens sentent la nécessité d'une coordination. Ils décident de créer la CFTC : Confédération française des travailleurs chrétiens. Jules Zirnheld en est le premier président, poste qu'il occupera jusqu'en 1940. La CFTC regroupe, à l'origine, 321 syndicats. Si elle se réfère à l'encyclique Rerum Novarum, elle retient cependant le principe de l'élargissement du recrutement à tous les travailleurs acceptant d'appliquer les idéaux de la morale sociale chrétienne.
La CFTC poursuit l'oeuvre des premiers syndicats, en développant les bureaux de placement, les services juridiques, les caisses d'entr'aide et les services sociaux. En 1920, elle contribue avec d’autres syndicats chrétiens européens à fonder la Confédération internationale des syndicats chrétiens. En France, elle fait reconnaître sa représentativité

 

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 130 ANS du SECI LE FILM !

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24 févr. 2018

La Tour EIFFEL

  • La Tour Eiffel (Cdv Peinte)

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19 févr. 2011

Paris au XIX siècle - Quelques Dates

  • Paris au XIX siècle

    • 2 décembre 1804. Napoléon sacré empereur à Notre-Dame.
    • 24 octobre 1806. Inauguration du pont d'Austerlitz.
    • 29 juillet 1807. Décret réduisant le nombre de théâtres parisiens à 8.
    • 15 août 1810. Inauguration de la première colonne Vendôme.
    • 1816. 5 000 lanternes éclairent 1 600 rues parisiennes. Nombreuses plaintes liées à la mauvaise qualité de cet éclairage. On adopte alors la technique londonienne d’éclairage au gaz inaugurée outre-Manche en 1804. Le passage couvert des Panoramas profite le premier de cette innovation.
    • 8 juillet 1817. Inauguration des montagnes russes au jardin Beaujon.
    • 1819. Les sapeurs-pompiers de Paris se dotent d’un gymnase.
    • octobre 1824. Inauguration du premier magasin de confection de série, La belle jardinière de Pierre Parissot.
    • 3 juin 1825. Premiers essais d'éclairage public au gaz, place Vendôme.
    • 4 novembre 1825. Inauguration du canal Saint-Martin.
    • 30 janvier 1828. Premières lignes d’omnibus avec voitures tractées par des chevaux afin d’assurer les transports en communs.
    • 1826. Création de la librairie de Louis Hachette.
    • 16 juillet 1826. Premier numéro du quotidien parisien, Le Figaro.
    • 1er janvier 1829. Éclairage au gaz de la rue de la Paix.
    • 15 octobre 1829. Premier numéro du quotidien parisien Le Temps.
    • 27-29 juillet 1830. Emeute à Paris contre Charles X qui est déposé.
    • 19 février-1er octobre 1832. Épidémie de choléra tuant plus de 18 500 Parisiens.
    • 1er juillet 1836. Premier numéro pour deux quotidiens parisiens : Le Siècle et La Presse.
    • 29 juillet 1836. Inauguration de l'Arc de triomphe.
    • 25 octobre 1836. Érection de l'Obélisque de Louxor au milieu de la place de la Concorde.
    • 26 août 1837. Inauguration de première ligne de chemin de fer française ouverte aux voyageurs reliant Paris à Saint-Germain-en-Laye.
    • 2 août 1839. La ligne de chemins de fer Paris-Versailles est désormais ouverte aux voyageurs.

    ·   28 juillet 1840. Inauguration de la colonne de Juillet de la place de la Bastille à la mémoire des révolutionnaires de 1830.

    ·   15 décembre 1840. Les cendres de Napoléon sont transférées aux Invalides.

    • 24 décembre 1840. Introduction à Paris de la tradition lorraine de l'arbre de Noël.
    • 1842. Fabrication des premières cigarettes françaises dans le quartier du Gros-Caillou.
    • 4 mars 1843. Premier numéro de l'hebdomadaire parisien L'Illustration.
    • 2 mai 1843. Inauguration de la ligne de chemins de fer Paris-Orléans.
    • 3 mai 1843. Inauguration de la ligne de chemins de fer Paris-Rouen.
    • 20 octobre 1843. Premiers essais d'éclairage public électrique à la place de la Concorde.
    • 7 janvier 1846. Fin des travaux de la Gare du Nord.
    • 14 juin 1846. Inauguration de la ligne de chemin de fer entre Paris et Lille.
    • février-juin 1848. Émeutes à Paris portant le coup de grâce au régime monarchique ; proclamation de la République.
    • 1851 Ouverture du premier tronçon de chemin de fer qui deviendra la Petite Ceinture de Paris.
    • 11 décembre 1852. Inauguration du Cirque Napoléon, aujourd'hui Cirque d'hiver.
    • 13 mars 1853. Inauguration de l'hôpital Lariboisière.
    • 1er juin 1853. Lancement du magasin Au bon marché d'Aristide Boucicaut.
    • 1855. Exposition universelle.

    ·  19 mai 1858. Vote de la loi sur les grands travaux de Paris. Ils sont placés sous l'autorité du préfet de la Seine, Georges Eugène Haussmann.

    ·  1er janvier 1860 : 11 communes limitrophes sont annexées à Paris : Auteuil, Passy, Les Batignolles, Montmartre, La Chapelle, La Villette, Belleville, Charonne, Bercy, Vaugirard et Grenelle.

    • 6 octobre 1860. Inauguration du Jardin d'acclimatation.
    • 1861. Invention par les frères Michaux de la pédale. Ces carrossiers sont basés Champs-Élysées.
    • 1er février 1863. Premier numéro du quotidien parisien Petit Journal.
    • 11 mai 1865. Création du grand magasin Au Printemps par Jules Jaluzot.
    • 1er octobre 1867. Inauguration du marché aux bestiaux de la Villette .
    • 1er juillet 1868. Premières colonnes Morris annonçant les spectacles.
    • 5 juillet 1868. Premier numéro du quotidien parisien Le Gaulois.
    • 10 janvier 1870. Assassinat du journaliste Yvan Salmon, dit Victor Noir.
    • 4 septembre 1870. Manifestation et proclamation de la République.

    ·   19 septembre 18701er mars 1871 : Siège de Paris par les Allemands

    ·   26 mars au 22 mai 1871 : La Commune de paris

    • 23 mai à juin 1871 : Massacre, par les versaillais, des Communards de Paris. De nombreux Communards seront déportés vers les bagnes.
    • 15 juin 1875. Pose de la première pierre du Sacré-Cœur.
    • 15 octobre 1876. Premier numéro du quotidien parisien, Le Petit Parisien.
    • 19 octobre 1877. Inauguration de l'avenue de l'Opéra.
    • 30 mai 1878. Premiers essais d'éclairage électrique de l'avenue de l'Opéra.
    • juillet 1879. Début de la constitution d'un réseau téléphonique.
    • 19 décembre 1879. Hiver rigoureux en Europe et -23,9°C à Paris-Montsouris d'après les données de Météo-France.
    • 1881. Eclairage électrique des grands boulevards.
    • 10 janvier 1882. Inauguration du musée Grévin.

    ·   14 juillet 1882. Premier numéro de L'Auvergnat de Paris.

    ·    janvier 1887. Début des travaux de la tour Eiffel.

    • 2 avril 1889. Fin des travaux de la tour Eiffel.
    • 1889. Parution du premier annuaire des abonnés au téléphone du département de la Seine.
    • 15 mars 1891. Heure unique en France. Tout le pays adopte l'heure de Paris.
    • 2 juin 1891. Création à Paris du Pari Mutuel Hippodrome.
    • 7 avril 1893. Création du restaurant Maxim's.
    • 23 juin 1894. Tenue à la Sorbonne du « Congrès pour le rétablissement des Jeux olympiques ».
    • 1895. Inauguration des Galeries Lafayette (Haussmann).
    • 28 décembre 1895. Première séance publique de cinéma par les frères Lumière.
    • 10 septembre 1896. Tornade sur Paris. Dégâts importants et nombreux morts.
    • 1896. Disparition des lichens du jardin du Luxembourg en raison de la pollution.
    • 18 juillet 1897. Inauguration du Parc des Princes.
    • 1898. 94 255 bicyclettes et 89 voitures automobiles recensées à Paris.
    • 26 octobre 1898. Première liaison sans fil entre la tour Eiffel et le Panthéon de Paris par Eugène Ducretet et Ernest Roger.
    • 1900. Exposition universelle

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03 juil. 2010

Extension de Paris, en 1860

Extension de Paris, en 1860

En gris sont indiqués les territoires annexés à Paris en 1860
Les chiffres indiquent l'ancienne numérotation des arrondissements de la ville

Napoléon III remet au baron Haussmann le décret d'annexion à Paris des communes suburbaines (1860)

Plaque commémorant la création du 16e arrondissement suite à l'extension de Paris, qui est alors passé de 12 à 20 arrondissements

Par la loi du 16 juin 1859, les limites de Paris sont déplacées depuis le mur des Fermiers généraux « jusqu'au pied du glacis de l'enceinte fortifiée » (l'enceinte de Thiers). Paris s'agrandit ainsi de 4 365 hectares (en gris sur le schéma ci-contre), passant de 3 438 hectares en 1859 à 7 802 hectares en 1860 (respectivement de 3 228 ha à 7 088 ha si l'on défalque l'emprise de la Seine).

La date communément retenue pour cette extension est celle du 1er janvier 1860. Néanmoins, cette conception est partiellement fausse. En effet, la loi ayant été promulguée le 3 novembre 1859, elle entrait en vigueur dès le 5 ; seule la perception des droits d'octroi était concernée par cette date du 1er janvier, ainsi que le prévoyait la loi du 16 juin[3].

Le classement parmi la voirie parisienne des voies qui appartenaient auparavant aux communes annexées est confirmé par un décret du 23 mars 1863 ; elles sont au nombre de 733.

24 communes sont concernées :

  • 4 sont entièrement comprises dans l'extension ;
  • sur les 20 qui de fait étaient coupées en deux par l'enceinte de Thiers, la loi en supprime 7 (en en répartissant les territoires entre Paris et les communes voisines) et elle ampute les 13 autres.

Communes entièrement comprises dans l'extension

4 communes sont entièrement comprises dans l'extension. Selon la loi, ces communes sont supprimées, et leurs territoires sont absorbés par Paris, où leurs noms servent à désigner des quartiers. Il s'agit des communes suivantes :

Communes coupées en deux par l'enceinte de Thiers

Communes supprimées

Sur les 20 communes coupées en deux par l'enceinte de Thiers, 7 sont supprimées par la loi, et leur territoire est réparti entre Paris, où leurs noms servent à désigner des quartiers, et leurs voisines :

Les parties de ces anciennes communes situées hors de l'Enceinte de Thiers sont rattachées par la loi comme suit :

Communes amputées

Pour 13 des 20 communes qui se trouvaient coupées en deux par l'enceinte de Thiers, les portions de territoires situées dans la zone d'extension de Paris sont annexées par Paris, mais les communes sont maintenues et conservent le territoire situé en dehors de l'enceinte. Les communes dans ce cas sont les suivantes :

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20 mars 2010

Recent Parisiens

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